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Retrouver son corps après les grossesses: petit bilan 4 mois après

Publié le 13 juin 2015 par Unechambreamoi

Retrouver son corps après les grossesses: petit bilan 4 mois après
En février dernier j'ai eu un déclic, et décidé de perdre les kilos de ma troisième grossesse.
J'avais tout expliqué en détails ici.
Cela fait donc 4 mois que j'ai, non pas entamé un régime (vous allez voir c'est très différent ;-), mais modifié assez radicalement mon alimentation: j'ai perdu, en tout, 6 kg, sans me priver ni me frustrer.
J'ai donc retrouvé ma ligne d'avant les trois grossesses, le poids dans lequel je me sentais bien. Et j'ai surtout retrouvé la pêche, j'ai l'impression d'avoir rajeuni: mes problèmes de dos m'ont pas mal compliqué l'existence avec mes grossesses, et il devenait vital pour moi d'entretenir mon corps pour qu'il tienne le coup. Mon kiné me l'avait dit après mon deuxième bébé (ses paroles m'avaient marquée), il suffit de quelques kilos en trop pour que le squelette, la colonne vertébrale, souffrent et ploient sous le poids.
 Me voilà donc allégée de l'équivalent du poids d'un pack de 6 bouteilles de lait... et c'est vraiment appréciable de ne plus sentir son corps que pour des effets agréables; mon dos ne se rappelle plus à moi en se bloquant ou se crispant, je suis de plus en plus à l'aise à mon cours de yoga dans lequel je progresse, et je ne me sens plus engoncée dans mon jean ou gênée de courir ou me balader en maillot de bain.
Clairement, mon objectif était de retrouver mon corps, mais le yoga me permet une chose supplémentaire; l'utiliser dans ses multiples fonctionnalités, retrouver une énergie presque enfantine, faite de sauts, d'équilibres sur la tête ou de mouvements amples. Parce qu'il faut bien le reconnaitre, une fois adulte on est bien souvent coincé dans sa propre carcasse, entre le stress et la vie quotidienne, on se contente des mouvements essentiels en restant un peu recroquevillé sur soi-même, et on en oublie ces mouvements libératoires que sont le fait de courir, grimper aux arbres avec les enfants, plonger ou tout simplement sauter d'un rocher.
Etre à l'aise dans son corps, c'est tellement important pour le moral. J'essaie vraiment d'explorer ces aspects-là en ce moment, grâce au yoga notamment, en prenant des "risques" (qui n'en sont pas, pour les enfants) comme essayer de faire le poirier, les équilibres sur la tête, etc.
Jean-Chou s'éclate en courant en montagne pendant des heures en pleine nuit, chacun son truc d'homme sauvage, hé hé!
J'ai donc entrepris quelques modifications importantes dans mon alimentation, associées au yoga au moins une fois par semaine (véritable sport, séances épuisantes qui assouplissent, musclent et gainent en profondeur).
Pour résumer j'ai vraiment diminué les doses de féculents et les apports en graisse, mais je continue à me faire plaisir à chaque repas: je prends mon pied à manger des légumes, je bois du vin, je me damne encore pour de la bonne barbaque saignante de chez mon boucher (j'en mange juste moins qu'avant), et je ne renie pas non plus un petit morceau de fromage de temps en temps.
 Le changement majeur que j'ai opéré est la suppression quasi-totale du sucre: 
Finis les sucres rapides: je ne mange plus de desserts, ni yaourts, ni crèmes en tout genre. Plus de chocolat, gateaux, viennoiseries ou grignotages sucrés. Idem pour les produits industriels, biscuits, madeleines ou autres quatre-quarts tout faits. Quasiment pas de fruits non plus, ni de jus de fruits industriels.
En fait j'ai appliqué la même méthode empirique que lorsque j'avais entrepris de ne plus sucrer mon café, il y a 10 ans environ; je me suis souvenue que le "sevrage" avait été difficile pendant deux semaines environ (en gros je me forçais à boire du café qui me semblait dégueulasse pendant cette période), et ensuite, mon palais s'était habitué. Aujourd'hui si j'ai un café sucré dans ma tasse, je suis incapable de l'avaler.
 J'ai donc décidé, de manière instinctive et réfléchie, mais absolument pas rigide, de me désintoxiquer du sucre de la même manière.
Pendant environ deux semaines j'ai donc ressenti ce petit "manque" en concluant mon repas par simple un café serré, sans fioritures sucrées et autres douceurs enfantines, idem le soir (j'ai remplacé le rituel du dessert sucré un peu "doudou" par une tisane).
Mais peu à peu, j'ai vraiment ressenti de plus en plus de plaisir à ne plus me jeter sur le sucré. Le sentiment de contrôle du début est devenu finalement naturel: j'ai comme re-paramétré mon logiciel "appétit-gourmandise": mon corps, maintenant dé-conditionné du sucré, n'en réclame plus. Et je n'ai maintenant plus le réflexe du petit chocolat avec le café, du gouter sucré.
Si on me propose une part de gateau ou de tarte, je l'accepte avec plaisir, mais j'en mange peu car le sucre m'écoeure bien plus vite. J'ai donc énormément de plaisir à manger quelquechose de sucré qui a été cuisiné avec amour, mais je m'en lasse tout aussi rapidement. Pour tout le reste, les bonbons ou autres biscuits ne m'attirent plus du tout (mais je reconnais que j'ai toujours été plus fan de salé que de sucré, ça doit certainement aider).
 Je crois que c'est la réelle révélation de mon changement d'alimentation: tout est empirique, je n'ai pas suivi de diktats ni consulté de nutritionniste, j'ai essayé de suivre mon seul bon sens et de m'écouter: la suppression du sucre, il me semble, m'a permis de m'assécher, de perdre cette petite épaisseur de gras inutile, et surtout, surtout, de retrouver énormément d'énergie. Je ne ressens plus cet épuisement qui pouvait m'envahir parfois, je peux faire une séance de yoga le samedi matin et repartir en balade en montagne l'après-midi avec plaisir, alors qu'avant, avec moins d'enfants, j'avais surtout envie, le samedi après-midi, de récupérer en filant faire une sieste ou en traînant. Je n'ai pas de compétences scientifiques pour affirmer un quelconque lien de cause à effet, mais je me doute que la suppression du sucre m'a fait du bien.
Je suis tombée il y a quelques jours sur cette émission sur France Inter ("Service Public"): 'Faut-il arrêter le sucre?", et je m'y suis complètement reconnue: la société nous gave de sucres rapides, l'industrie agro-alimentaire nous rend accro, comme d'éternels enfants habitués au "tout édulcoré" (pas au point des Etats-Unis, mais on n'en est pas loin...) alors qu'on n'en a absolument pas besoin. le réflexe de sucrer un aliment pour le rendre plus gouteux est injustifié.
Je ressens du plaisir dans ces changements alimentaire, comme un petit retour au "wild", au régime "paléo" selon le terme à la mode, mais qui en fait est surtout une alimentation de bon sens de type méditerranéen: des produits frais, naturels, qu'on cueille ou qu'on élève, non-transformés, non-industriels. Peu de matières grasses, de l'huile d'olive et pas de beurre ni de crème. De la cuisine faite maison, des aliments simples et mis en valeur, et le petit verre de vin qui va bien pour apprécier le tout. Une vie saine, un sport dans lequel on prend du plaisir régulièrement, et de l'activité physique quotidienne. Et c'est à peu près tout.
Voilà donc mes quelques méthodes, ni improvisées ni à l'inverse établies d'autorité comme des diktats impossibles. Peut-être qu'elles parleront à certaines, moins à d'autres... Je suis consciente que l'alimentation est quelquechose de très intime et de propre à chacun puisqu'elle dépend de plein de facteurs: l'éducation, l'activité physique, la santé, le mental, le psychologique, le stress, la morphologie naturelle...
En tant qu'ancienne danseuse, j'ai conscience d'avoir été "éduquée" depuis toute petite à l'écoute de mon corps (sans parler des années de séances de kiné, en plus des heures de danse, que j'ai subies à mon adolescence pour essayer de dompter ce corps, quand je portais un corset, et après mes grossesses). Je ressentais donc un vrai besoin de renouer avec ces sensations très précises que tous les sportifs connaissent, ce mélange un brin sado-maso de pousser un peu ses limites pour se sentir bien vivant, et ce besoin de contrôler mon corps plutôt qu'il ne me contrôle (sans que cela devienne obsessionnel, ni frustrant ni handicapant socialement, et avec toujours cette notion de plaisir super importante pour moi). J'imagine évidemment que cela ne touchera pas forcément tout le monde.
Ce billet était simplement un petit bilan, qui vous donnera peut-être envie de commenter, ou partager avec moi vos idées sur la question!
A lire, mon premier billet sur le sujet: Retrouver son corps après les grossesses.

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