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[Vidéo] Extrait de la semaine #10 Ghost in the Shell de Mamoru Oshii (1995)

Par Jordan More-Chevalier @KinoJmc

Cette semaine on se fait plaisir (comme toutes les semaines) et on se paye la mythique scène d'ouverture d'un des plus grands films d'animation japonaise, j'ai nommé le vertigineux Ghost in the Shell qui célèbre en 2015 ses vingt ans. On retiendra dans cet extrait le sublime morceau Making of Cyborg signé Kenji Kawai, qui donnera au film une identité musicale sans comparaison.

Ghost in the shell a participé dans les années 90 - à la suite d'autres chefs-d'œuvre tels que Akira (1988) - à montrer que le manga et ses adaptations pouvaient traiter de véritables thèmes adultes et philosophiques, à une époque où l'on s'interrogeait encore en France, sur l'impact de la popularisation des productions animées japonaises. Cela a bien changé puisque l'hexagone est désormais l'un des premiers pays consommateurs de films/séries d'animation japonais(es) et de mangas.

Ayant hérité d'un second volet au cinéma en 2004 ( Ghost in the shell 2 : Innocence), les films directement adaptés du manga de Masamune Shirow, interrogent en profondeur le concept d'âme et d'intelligence artificielle et tentent de définir ce qu'est l'être humain dans un univers transhumaniste (dont nous ne sommes plus si éloignés désormais). Les personnages évoluent dans un décor sombre, où la solitude urbaine est une autre thématique du film, traitée en tâche de fond.

Parfois complexe, sa réflexion s'harmonise avec une animation d'une très grande qualité dont l'esthétique s'inspire grandement de Blade Runner (1982). Plus tard, les frères Wachowski s'inspireront de Ghost in the Shell pour l'une des trilogies les plus célèbres de l'Histoire du cinéma : Matrix. Par ailleurs, ces trois films sont souvent considérés comme les plus grands classiques de l'univers cyberpunk/futuriste.

La grande nouvelle (bonne ou mauvaise c'est selon) pour 2016 est qu'une adaptation en film avec Scarlett Johansson verra le jour... Un challenge qui sera très difficile à relever pour le jeune réalisateur Rupert Sanders. Il est légitime de craindre le blasphème à gros budget comme Hollywood sait si bien le faire et en même temps on croise très fort les doigts pour que le résultat soit à la hauteur du film original, qui peut être raisonnablement considéré, comme une des plus grandes œuvres cinématographiques de Science-Fiction.


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