Magazine High tech

La deadline des 25 ans

Publié le 30 mai 2016 par Julia @dj0uli0u

Cela fait maintenant neuf mois que j'ai 25 ans. Je ne pouvais pas parler de cette année spéciale sans l'avoir vécue, sans avoir été confrontée à toutes ces pensées, ces interrogations, ces états d'âmes si étranges. Je suis d'un naturel bavarde, surtout sur des sujets comme celui-ci. Et au fur et à mesure de mes discussions, je me suis doucement rendue compte que je n'étais pas toute seule. Que toutes les personnes nées en 1990, vivent cette année là avec une étrange sensation : comme une deadline.

Dans un tout premier temps, on se dit que ça y est, nous ne sommes plus des adolescents, mais on ne se considère pas comme des adultes pour autant. Alors on est quoi ? En transition, ça c'est certain. Partagés entre des moments ultra sérieux, ou l'on ne s'autorise aucun écart (au travail notamment), et entre des moments de débauche totale (bon, c'est un peu violent comme terme mais c'est pour bien faire opposition) où l'on ne veut surtout pas réfléchir et profiter de l'instant présent.

Dans nos souvenirs, avoir 25 ans c'est : avoir un job stable, avoir une relation amoureuse stable, savoir où l'on va et comment on y va, bref une clarté exceptionnelle de l'avenir. Mais la réalité est tout autre : c'est en fait une année de remise en question professionnelle, c'est une année où les ruptures sont les plus virulentes, et nous sommes incapables de dire ce que l'on fera dans 2 ans. En vrai c'est l'angoisse !

Alors au départ, je refoulais cette pensée négative, me disant que ce n'était pas légitime de se plaindre de cette étape (en comparaison au cap des 30 ans, ou encore à la crise de la quarantaine par exemple). Surtout que si l'on regarde autour de nous, il y a aussi des 90's qui sont engagés sérieusement dans une relation, qui sont même pacsés/mariés et qui prévoient d'avoir leur premier enfant dans un futur proche. C'est donc moi qui suis en décalage ?

Je vis cette année de mes 25 ans comme une deadline. " Il aurait fallut que je fasse ci et ça avant mes 25 ans ", " il faut que je sache ce que je vais faire de mes années jusqu'à 30 ans ", " je n'ai rien construit sentimentalement parlant avec personne, je suis en retard ", font partie de toutes les remarques que j'ai pu me faire ces neuf derniers mois. Si notre avenir n'est pas clairement identifié, on peut vite se sentir perdus. Je trouve cette année particulièrement difficile émotionnellement. La transition est violente : sans arrêt partagés entre vouloir être conforme aux critères de la société et celui de vouloir vivre et avancer à son rythme, l'équilibre n'est pas évident.

Et sur ces dernières semaines, j'ai été rassurée. Notamment grâce à vos réactions et commentaires sur le monde du travail en 2016, et sur tous les billets que j'ai pu lire sur vos blogs. Que ce soit à propos de vos états d'esprit, de vos relations amoureuses, ou de vos petites remises en question : rien n'est acquis, nous continuons à construire notre avenir, dans le doute, sans avoir peur des échecs.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Julia 3517 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte