Magazine Journal intime

L'oiseau étend ses serres autour de mon cou.

Par Deuxcentcinquanteetun @DeuxCent51
L'oiseau étend ses serres autour de mon cou. Elles serrent mes carotides, aspirant mon envie de vivre vers des profondeurs inconnues.Mais qui voudrait vivre dans un monde où l'homme ne compte plus, mais où on compte les hommes comme on compte des morceaux de sucre pour mettre dans son café. Une fois dissous, le café bu, on change de tasse et de sucre. Sur une petite planète au profil déshumanisé, l'être humain devient la prochaine ressource en voie de disparition. Peut-être trouvera-t-on une énergie de remplacement, comme pour le pétrole ?Le virtuel n'est pas plus humain que cette inhumanité économique sous-jacente. L'internet = liberté ? Oui, des ordinateurs ! Cela leur permet de mieux communiquer. Mais pas les hommes qui restent tributaires de cette machine. Et encore, quand on y a accès! Internet (ou le virtuel) est un mirage de la mort vaincue. L'homme croit être éternel via la numérisation de ses créations (artistiques ou non). L'homme y voit un moyen d'être universel, mais ce sont les machines qui absorbent ces créations, pas les humains. Et l'infinité n'est qu'illusion : tant dans l'espace que dans le temps.Il faudrait se numériser soi-même, à ce qu'ils disent. Déjà des clones virtuels vivent déjà notre vie à notre place : notre compte courant rythme nos envies, nos désirs, nos frustrations. Nous ne sommes plus le fils de, mais le numéro X que ce soit pour nos impôts, nos soins, notre baguette de pain. Et ceux qui ne sont pas clonés ne peuvent vivre correctement, du moins selon nous, les numérisés. Même ce qui a fondé notre société, à savoir le commerce, l'argent, est dors et déjà plus que jamais virtuel, pire, factice, dont, sans vraiment encore nous en rendre compte, nous faisons déjà parti comme une matière première. L'humain est une matière première alors qu'il devrait être la première matière. Mais dans ce monde vénal, même l'œil d'un enfant a un prix.
Je ne peux pas souscrire à ce monde. Si le communisme a été un échec, c'est qu'il ne permettait pas à chacun de choisir sa voie, la meilleure selon ses compétences, mais lui imposait son travail en fonction des besoins. Aujourd'hui, avec la technique, nous pourrions permettre à chacun, dans une certaine mesure, d'exercer la profession qu'il désire et en se désengageant de ce modèle monétaire. Chaque être humain a le même droit de bien vivre.

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Deuxcentcinquanteetun 681 partages Voir son profil
Voir son blog