Magazine Journal intime

Ego-journal 12/

Par Deuxcentcinquanteetun @DeuxCent51
Cette nuit encore mes rêves m'ont projeté dans un autre univers. Cette fois, non pas dans le passé ou un futur heureux, encore que ?
Cette nuit, j'ai rêvé que ma muse, mon âme sœur trouvait son nouvel homme de sa vie, qu'elle se mariait, la joie de sa famille et de mes enfants. De mon côté, je voyais son bonheur : enfin, elle était sauvée ! Enfin elle était chérie et protégée ! Enfin, mon rôle sur cette terre était terminé.
Déjà, il ne me reste que peu de choses à faire dans cette vie vide et isolée. Mais là, l'amitié n'étant plus possible, car comment imaginer que son nouveau mari puisse accepter l'ex dans des repas ou des apartés avec mon amour tendre ? Et mes enfants étaient grands, avaient un travail et faisaient leur vie.
Mon rêve m'indiquait que ma fin, volontaire, se faisait nuit. J'essayais de le faire de la façon la plus propre possible, pour ne pas gâcher le fête de ce renouveau, de cette nouvelle histoire de ma tendre idylle. Et je partais, laissant un dernier au-revoir, sous une forme numérique, pour ne blesser personne. Un départ certes douloureux, mais logique après ces années de souffrances, mais un départ digne et si possible le moins douloureux possible pour mes "proches".
Sans objectif personnel, la vie n'est qu'une succession de rouages à tourner, de mains à serrer, de relations fictives et théâtrales. Et vivre dans le faux, très peu pour moi ! Alors j'aurais attendu que le bonheur revienne sur l'être humain le plus important pour moi, qu'elle soit enfin sauvée et protégée.
Je me voyais écrire : aucune fleur, je n'aime pas que la mort d'autres vies m'accompagne (celles des fleurs coupées), une incinération pour ne laisser que les cendres d'un cœur brûler à l'infini, et permettre à mon âme de s'envoler, ou de descendre aux enfers, mais de partir, enfin libérer de cette dévastation permanente et subie. Je remerciais les humains qui m'avaient accompagné, ceux qui m'avaient donné la vie, celle qui un temps m'avaient aimé, mes enfants, content de voir qu'enfin leur vie était sur des rails du bonheur.
Je me voyais partir, comment, je ne le sais pas.
Mon imagination inventait les regards des uns et des autres sur ma dépouille pourrissante, qui, pour, une fois, faisait écho à mon être le plus profond.
Puis le rêve prenant fin, j'ai avalé les cachets du matin, pour effacer les larmes qui coulaient sur mes joues et venaient embuer mes yeux rougis.
Et maintenant, je dois reprendre cette vie de Charlot aux temps modernes, tourner des clefs sans savoir pourquoi, me faire happer par la machine de cette société individualiste. Je dois jouer mon rôle, acteur misérable, mais jouant quand même.

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