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Grave

Par Jordan More-Chevalier @KinoJmc

Les esquisses sont de petits textes subjectifs, le vagabondage d'une sensation, d'une pensée qui font la singularité d'une oeuvre cinématographique.

Grave

Corps adulescents et courbes entrelacées, dans la jungle de l'apparence et des rituels, la danse pasolinienne annonce la faim des temps. Des lueurs d'Andrinople aux écoulements nasaux, la bête sommeille et précède l'appétence.

T ransformation, mutation, altération, métamorphose, autant de formes changeantes contenues dans un cadre, l'ombre magistrale des références fécondes, enveloppe l'image des réminiscences. Sur les sentiers de Cronenberg, à la recherche de pistes nouvelles, entre rire et horreur, le cinéma respire au rythme du sang : sous la peau.

A bsorber l'autre dans une transe singulière, pour mieux unir les êtres au croisement de leurs âmes. Fluides et matières, émanations de désir brut, la peau sous les ongles et la dent aiguisée. Sourire carnassier, le prédateur chasse, il rode entre les joncs, au bord du macadam : il t'attend.


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