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Démissionner pour devenir Freelance

Publié le 10 avril 2017 par Julia @dj0uli0u

Que ce soit via de nombreuses discussions avec celles et ceux que je rencontre dans le cadre de ma vie de Freelance ou via les coachings personnalisés lancés il y a quelques semaines, j’ai de plus en plus de questions concernant la démission pour prendre son envol. J’avais écrit un billet ici au moment ou j’ai démissionné de mon CDI pour ne vivre que de mon activité, mais plusieurs années se sont écoulées depuis et j’avais envie de venir vous en parler de nouveau.

Mon expérience salariat + Freelance

Mon auto-entreprise est enregistrée depuis le mois de Mai 2013. À ce moment là, et ce pendant un peu plus d’un an, je n’ai travaillé exclusivement qu’avec Google (Visites Virtuelles pour les Pros). En Juillet 2014, le chiffre d’affaires généré avec Google était trop peu important pour me permettre d’en vivre. C’est donc avec une motivation similaire à celle d’un lendemain de soirée que je postulais à une offre d’emploi d’assistante dans une grande entreprise. J’ai signé un CDI en Novembre 2014, sachant pertinemment que le salariat n’était de toute façon pas pour moi, mais sans en avoir encore la preuve. Sur ces 10 mois de salariat, il y a eu plusieurs phrases :

  • Phase 1, l’entrain d’aller travailler et servir l’entreprise. Au départ, j’étais contente. Je quittais l’ennui de mon appartement pour un 35h plein de nouvelles petites missions. J’occupais un poste dense, ou l’on ne s’ennuie pas (en apparence) car toujours dans le rush quelque soit le moment de la journée. En plus, j’avais en charge des grands comptes, alors je m’appliquais.
  • Phase 2, les formations. Très rapidement, je suis partie en formation à l’autre bout de la France (vers Caen tout là-haut), où je me suis ennuyée à mourir. Une formation c’est bien quand tu sais que tu vas rester plusieurs années au même poste. Mais je savais au fond de moi que mon délire de salariée sur ce nouveau poste n’allait durer que quelques mois, pas plus. C’est donc à ce moment là que le poids des contraintes est apparu : obligée d’aller en formation loin de mon appartement, pour un poste qui était tout sauf un « dream job », l’horrible sensation de la perte de temps. Tu vois ?
  • Phase 3, la signature du CDI. En revenant de formation, il s’est écoulé environ 6 semaines avant la signature de mon CDI. Je dépassais les objectifs qui m’étaient fixés mensuellement, je terminais mon travail en avance, j’étais toujours à jour dans mes mails… alors que mes collègues (qui exerçaient ce poste depuis des aaaaannnées) étaient à la ramasse. Il m’arrivait même parfois de les avancer dans leur travail à elles.
  • Phase 4, le développement de mon entreprise. Tout au long des autres phases, il était hors de question pour moi de lâcher mon auto-entreprise. J’honorais quelques missions de temps à autre en parallèle de mon statut salarié, le soir, en rentrant. Mais après la signature de ce CDI, j’ai eu sincèrement l’impression d’être enfermée, piégée. Alors je me suis sortie les doigts, et j’ai travaillé pour décrocher des contrats en community management.
  • Phase 5, la fatigue générale et l’ennui. Début 2015, je n’en pouvais plus. J’enchaînais ma journée de travail salariée puis celle en indé, tous les jours, toutes les semaines. La fatigue empirait de mois en mois. Rajoutez à ça les challenges inexistants dans mon job salarié… Frustration + ennui = pétage de câbles.

La démission

C’est donc 10 mois plus tard, en Avril 2015, que j’ai démissionné. Je suis, de base, quelqu’un qui ne se pose pas 1500 questions avant de prendre une décision. Je suis impulsive, mais surtout, je n’ai pas envie de perdre mon temps. Alors j’agis. Je me souviens d’une pause dej, un mardi midi, avec une collègue de travail qui me poussait vers la sortie avec des mots justes : « Julia, ton énergie doit être ailleurs, ton énergie doit être placée dans une entreprise qui est la tienne, c’est trop précieux » (F. si tu passes par là, merci !).

Le lendemain, mercredi à 10h, je donnais ma lettre de démission au directeur. Un modèle de lettre de démission chopé sur Internet la veille au soir. Ecrite avec le sourire au lèvres et avec 1 million de pensées positives de tout ce que j’allais pouvoir accomplir avec 35h de plus par semaine. Mais aussi (et surtout), un réel soulagement, comme si je partais d’une cellule de prison, je retrouvais ma liberté. 

Alors ouais c’est un peu fou de se sentir enfermée lorsque l’on est dans une entreprise dans laquelle tout se passe plutôt bien pour nous : nos collègues sont sympa, on s’apprécie, et l’ambiance est bon enfant. Quitter cette atmosphère m’a fait mal au coeur. Mais je ne pouvais plus vivre avec cette frustration des missions pourries, d’opportunités d’évolution inexistantes et de challenges minuscules.

Et après ?

J’ai toujours été transparente avec vous sur ce blog, et ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer :) Du coup, pour être très honnête après la démission : j’en ai chié. Démission = pas de droit au chômage = plus de rentrées d’argent. Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps savent qu’évidemment je n’avais pas d’économies de côté (ou très peu, 800 euros pour être exacte) parce que trop dépensière (là ma maman rage en lisant ce billet je pense).

Alors j’ai claqué mes 800 euros dans un publi-rédactionnel dans un webmag régional. Coup de poker. Et ça a marché, j’ai obtenu 7 clients d’un coup, sur la durée. Et c’est à ce moment là que ma vraie vie de Freelance a commencé, nous étions en Juin 2015. Et depuis, je prends un malin plaisir à vous partager mes « up and down » de Freelance, et dans 1 mois, je viens vous faire un BIG bilan de mes 4 ans d’indépendance (ou presque, du coup).

Et toi, c’est pour quand ?!

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