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Les critiques // Inhumans : Saison 1. Episode 1 & 2. Pilote.

Publié le 30 septembre 2017 par Addictedtoseries @AddictToSeries

Les critiques // Inhumans : Saison 1. Episode 1 & 2. Pilote.

Rédigé par Julie Debelfort

Marvels Inhumans… où la série dont seul le nom vous suffit à vous faire frissonner… et pas forcément de plaisir. Les critiques ont été désastreuses à la suite de la diffusion de la série au format IMAX, afin de faire passer les premiers épisodes pour un film digne du cinéma. Avant ces critiques, il y avait le premier trailer qui effrayait par son côté kitsch et pas franchement attrayant au niveau des effets spéciaux.  Le casting est pourtant là (en partie dirons-nous), mais c’est presque si on ne se sent pas mal pour les acteurs tant la critique est violente. Désormais, ABC a diffusé les deux premiers épisodes d’Inhumans, avec un extra de 10 minutes par rapport à la version IMAX. Et comme nous n’avons pas eu la chance (ou malchance) de mater le début des aventures inhumaines devant un écran géant, on a l’occasion de s’attarder de plus près au nouveau phénomène Marvel d’ABC. Alors… ça passe ou ça casse ? Qu’on se le dise, c’est loin du début d’Agents of SHIELD qui avait de quoi séduire avec son mélange d’action et d’humour, en plus du charisme de ses acteurs. Inhumans, c’est un peu la série Marvel qui vient comme un cheveu sur la soupe : un coup c’était censé être un film, un coup c’était censé ne pas exister tout simplement, et désormais on se retrouve avec une pelleté d’épisodes sur les bras, sans trop savoir comment. Il faut dire que la communication de la série a été plus que mauvaise : entre des posters dignes du stagiaire photoshop du coin et des trailers peu encourageants, la promotion de la série n’a fait, au final, que l’enfoncer un peu plus dans la boue. Et pourtant ! Pourtant, oui, au final, c’est comme tout début de série, ou presque : pas nul, pas bien non plus. Pour faire court, il y a du potentiel. Anson Mount campe plutôt fidèlement le personnage de Black Bolt, et il faut admettre que ce ne doit pas être aisé de jouer un personnage à la profondeur si importante sans pouvoir dire un seul mot. Dommage que la langue des signes ne doit comporter en tout et pour tout… 5 signes ? Et encore ? Passons. Serinda Swan, de son côté, remplit elle aussi sa part du contrat : Medusa, fidèle épouse du Roi d’Attilan, toujours à ses côtés, quoi qu’il en coûte. Du moins, c’est ce que ça donne, même si elle en a payé le prix cher dès le début. Medusa, sans ses cheveux, c’est assez étrange, c’est comme Coulson sans sa très chère Lola. Mais ça marche. La relation des époux est fidèlement jouée, sans en faire trop, bien que le flashback de leur rencontre sonnait quelque peu exagéré (et pas très utile). Iwan Rheon, en Maximus, ne s’en sort pas trop mal non plus. Depuis Game of Thrones, les rôles de méchants doivent un peu lui coller à la peau, et c’est donc sans surprise qu’il se débrouille sans mal à incarner Maximus. Moins torturé que Ramsay Bolton, il n’en reste pas moins assez similaire, avec ses idées tranchées et sa soif de pouvoir sous le couvert de « protéger son peuple ». Ces trois grands acteurs sont les trois figures présentes sur le poster principal de la série, et c’est très justifié, puisque le reste du casting est, avouons-le, très moyen. Qu’il s’agisse de Gordon ou Karnak, on ne prend pas. L’un est plus agaçant qu’autre chose, tandis que l’autre est… et bien, impuissant ? Inutile également ? Il y a quelque chose de drôle, à voir un visionnaire se ramasser la tronche en descendant d’une sorte de rocher. Un visionnaire qui voit tout sauf la base, quoi de plus normal. Crystal n’est pas le personnage le plus engageant non plus. Si elle dégage une naïveté qui pourrait attendrir, elle finit par agacer, à son tour. Même Lockjaw, drôle au début, ne dégage rien d’autre qu’un sentiment irritable de pathétisme ambiant. Et tout ça en précisément 1h22, c’est pas très encourageant. Pourtant, heureusement, il n’y a pas que du mauvais partout concernant le reste du casting. Quelques personnages secondaires réussissent à se démarquer du lot, notamment Auran, jouée par Sonya Balmores. On sent qu’elle va prendre de l’importance au fil des épisodes, et ce sera très mérité. Impitoyable inhumaine aux côtés de Maximus, l’actrice dégage un charisme qu’il fait bon de profiter en ce début de série mitigé. De même que Louise, campée par Ellen Woglom. On ne sait quoi penser de ce personnage assez énigmatique, mais au moins, il y a un côté intriguant qui donne envie d’en savoir plus sur l’importance de cette femme dans les épisodes à venir. Intriguer le spectacteur, ici, ce n’est pas du luxe. On prend avec plaisir ce qui nous permettra de nous accrocher à Inhumans.  Quant au reste… déjà, niveau effets spéciaux, on peut se rassurer, ce n’est pas aussi effrayant que ce que l’on aurait pu croire à la suite de la divulgation du trailer. La scène avec les cheveux de Medusa était loin d’être atroce, et au vu de son état actuel, on ne risque pas de la revoir utiliser ses tifs de nouveaux. On a également eu un bref aperçu du pouvoir de Black Bolt, dont le rendu était loin d’être mauvais, au contraire. Pour résumer, sans être exceptionnels, les fx font leur travail. Par contre, niveau paysage, si nous n’avons pas à se plaindre d’admirer Hawaï sur quelques longues secondes, on n’en redemande pas non plus. Les plans sont loin de rendre les paysages extraordinaires qui sont dignes d’une intro de documentaires sur une quelconque civilisation plus qu’autre chose. Même la cité d’Attilan souffre d’un aspect assez sobre et ennuyant. La cité est loin d’être aussi incroyable que ce que l’on aurait pu croire, et la manière dont elle simplement cachée sur la lune est risible. Le dôme d’Under The Dome semblait dix fois plus grand que Attilan, c’est dire. On repassera donc pour le côté décor, qui n’est pas l’atout de cette série.  L’histoire, enfin, est quant à elle sans surprise. Le coup d’état de Maximus était annoncé depuis le départ. Peut-être que nous nous attendions à une présentation plus profonde des personnages avant de voir le personnage d’Iwan Rheon imposer sa loi, mais au moins, les bases sont placées, et cela permet d’accélérer le rythme d’Inhumans. Ainsi, nos protagonistes principaux se retrouvent déjà sur Terre et en fâcheuse posture, ce qui donne envie de voir la suite pour savoir comment ils vont affronter ce nouveau monde. Un point positif, plutôt bien joué, on doit bien le reconnaître. Note : 4,5/10. En bref, ce début de série ne nous déçoit pas, mais ne remplit pas nos attentes non plus. Difficile de bien juger sur ce début qui nous laisse un peu mitigé avec ses côtés à la fois bon et mauvais, tout comme la note, qui approche la moyenne, mais sans plus. Moins horrible que ce à quoi on s’attendait, il y a tout de même de nombreux défauts qui gâchent ce season premiere. On attend donc de voir comment les choses vont bouger à partir de la semaine prochaine.

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