Magazine Journal intime

Œuvres de jeunesse : L'Art & l'Amour pour l'Absolu - Chapitre V

Par Deuxcentcinquanteetun @DeuxCent51

Chapitre V (et fin)

Vers l'Amour

De sa recherche, il trouve l'Amour dans la Mort
Puisque personne en vie n'a pu lui démontrer
Qu'il y avait une raison pour vivre encore
Cette vie sans amour, puisqu'on ne peut l'aimer.

Et oui, elle est partie

Et oui, elle est partie. Et alors ? Moi, je reste.Elle ne m'aime plus. Et alors ? Moi, je l'aime.Seul et abandonné, et alors ? Je suis là.Triste et sans un espoir, et alors? C'est tout moi.
Elle a tué l'amour. Et alors ? En moi vitPour toujours cet amour qui ne saurait finir.Elle m'a massacré. Et alors ? Je suis mort.En achevant mon cœur, elle a tué mon corps.
Elle est vierge de tout soupçon. Tout est ma faute.Elle ne regrette rien. Tout en elle est faux.Des deux, j'ai perdu plus que ma virginité.J'ai perdu mes espoirs, ma vie, ma liberté.
Je l'ai aimée. Elle ne m'a jamais aimé.Et alors ? Je suis mort quand elle m'a quitté.Je survis grâce a son souvenir. Et alors ?Ma vie est un rêve. Mon âme me dit: Dors !

How can I live 4 love ? 

How can I live 4 love ? I'm calling. U do!
How can I live without love ? I'm crying. U can't!
How can I love 4 live ? I'm dying. U die!

L'Aurore naîtra et disparaîtra au glas

L'Aurore naîtra et disparaîtra au glasQue la vie est née et bientôt disparaîtra.Le Silence se perd dans le bruit des vivantsMais il se retrouve parmi les morts pensants.
Que l'Avenir naisse ! Il remplacera hélasCe passe révolu de l'amour. Le temps passe.
Je me rappelle bien l'époque adolescenteOù sentiments, vie et liberté se transcendent.Maintenant est venue l'histoire si sénileOù corruptions et argent sont les plus habiles.
Que l'Avenir croisse ! Il a déjà remplacéUn passé perdu d'un amour. S'en est allé.
Les hommes ne sont plus déjà libres de vivre.Il leur faut travailler de façon maladivePour gagner l'argent qui les fera subsister.Vivre pour l'argent : la croix qu'il leur faut porter.
Que l'Avenir meure ! On ne pourra le changer
Pour un passé irrévolu. Les jeux sont faits.

Je suis venu pleurer sur vos tombes sarclées

Je suis venu pleurer sur vos tombes sarclées
Afin de mieux laisser pousser la pourriture.
Je suis venu voir vos messages sans futur
A jamais sur le blanc de vos linceuls graves.
S'il faut les croire, le monde est vidé sans vous ;Presque autant que doivent l'être vos noirs tombeaux.Pourtant, de vous, s'il ne reste que des os,Je croise des gens en vie ; n'en déplaise à vous !
Vous n'étiez pas uniques ni irremplaçables.J'en veux pour preuve ce monde qui continueInlassablement de remplir ces endroits nusQue vous occupez, sans se briser, insatiable.
Vous étiez poussière. Poussière devenez !La vie n'est pas vainqueur mais l'infiniment mort.Je n'y peux rien, aussi vous laisse à votre sort,Avec les vers, par la pourriture imprégnées.
Mais où que vous soyez, posez-vous la question:A quoi ont servi vos amours décomposées ?La vie est un mensonge abject, un jeu faussé.La sentence est toujours la décomposition.

L'hiver est partout

L'hiver est partout, dans les cœurs, l'âme, les corps.L'hiver étend ses bras glacés sur ses sujets,Les ombres, les arbres. La nature s'endort.L'hiver recouvre la crasse d'un blanc duvet.
Tout immobilisé, comme mort, déserté,La vie attend le doux printemps, le grand réveil.Alors pourritures, remords, souvenirs oubliésRenaîtront tel Phœnix sous le feu du Soleil.
Ils reviendront hanter les châteaux embrumésDe la mémoire et du passé, asphyxiant tout.Pour les exorciser, il nous faut espérer.L'espoir, c'est la foi en une logique en tout.
L'espoir, c'est l'argent des pauvres, l'amie rêvéeDes cœurs solitaires, l'hypocrisie divine.Dans un monde en folie, c'est la raison sacrée.Après l'espoir vient la mort, tentative ultime.
Quand l'espoir en la vie disparaît, resurgitLa foi en une vie après le grand silence.Alors l'hiver est le vainqueur. Et c'est son rireQue vous emportez, grave et froid, votre démence.

Que celui qui jamais n'a triché

Que celui qui jamais n'a triché de sa vieJette le premier cœur à ses pieds ensablés !Lui aussi, a voulu tourner ce jeu pourri,Croyant pouvoir trouver l'amour tant désiré.
Hélas, le juge arbitre était sur ses talons.Il a débusqué sa supercherie honteuse.Maintenant il lui faut payer ce triste affrontD'une vie solitaire et usée, l'âme affreuse.
Il a voulu jouer en dehors des limites.Il n'avait aucun droit à l'amour, au sublime.Ce qu'il a volé de façon si illicite,Est désormais banni de sa vie pour son crime.
Il a voulu voler le feu divin des dieux.Il est consumé par le brasier infernalDes angoisses, des peurs, des remords, des adieux.Il ne reste que ses pleurs pour seul récital.
Il n'est plus humain, non. Il est un condenséDe la souffrance, de haine et de solitude.Il n'est plus un vivant, il est un condamnéVégétatif, un corps sans cœur ni certitude.

En paix avec moi-même

En paix avec moi-même, en mon sein et mon corps
Je sais maintenant qu'il me faudra patienter
Des décennies avant de ressentir encore
Cette fabuleuse sensation m'enlacer
S'il me fait avouer ma solitude ici
Alors je le ferai car je veux m'en sortir
Je veux enfin trouver le secret de la vie
Ce secret tant gardé par Dieu, ne plus souffrir
Mais je veux le trouver seul, sans aucune femme
Car j'ai appris à me méfier de mes démons
Je garderai pour moi ma beauté et ma flamme
Misogyne je suis, pas phallocrate, non
Si elles ne valent pas plus que tous les hommes
L'inverse également est vrai. Je considère
Tous ces gens comme égaux, un groupe de personnes
Pas de sexe, juste des esprits dans l'éther

He can't stop this mad dreams

He can't stop this mad dreamsTaken' his head this way.He can't stop, his heart screamsWhen he thinks to your play.
He's always thinkin' 'boutYour face, your smile, your kiss.Damn! You did put him out!And he did lost your leaps.
Baby, don't let him loneIn his world. It's so cold.Baby, please, take your phoneAnd tell your love, like you told.
He's loosing his poor mind.His heart clams tenderness.Without you, he's so blind.Call him before his death.
Baby, don't let him loneIn his world. It's so cold.Baby, please, take your phoneAnd tell your love, like you told.
So baby, call him on.He loves you, U know it.Remember what you've done.U can again feel it.
Baby, don't let him loneIn his world. It's so cold.Baby, please, take your phoneAnd tell your love, like you told.
Baby, he'll never ever be alone.His world will go back hot,Baby, if U take your phone.He will show you his love.
Baby, don't let him loneIn his world. It's so cold.Baby, please, take your phoneAnd tell your love, like you told.

Il ne voudrait pas oublier

Il ne voudrait pas oublierTous ces moments fantomatiquesQu'il passait, là, à tes côtés,Mi éveillés, mi oniriques.
Il voudrait se remémorerUniquement le positif,Mais toujours les mauvais côtésRendent son pauvre esprit captif.
Son amour lui maintient la têteEn dehors de l'océan noirDe ses pensées qui le harcèlent.Combien de temps et quel espoir ?
Il ne saurait plus espérerRetrouver ce bonheur, sa vie.Il ne saurait pas t'oublier.Toujours cette douleur surgit.

I look all around me

I look all around me.I'm looking for answers.And what I found, sister,Despairing, is not free.
I only found, my dear,Loneliness and, you guess,Now it's where is my death.Don't wanna see your tears!
I'm waiting someoneCan tell me why you're gone,Why now I am alone.Explanation : No one!
I only found, my dear,This feeling : emptiness.And that's where is my death.Don't wanna hear your creams!
I never want 'hurt you.So why did you to me?And why did you left me?I'm losing without you.
What did you said, my dear?Don't care 'bout your grief.Cause now comes my death,I can have creams and tears.

So why

So why, baby, did you left him?And why weren't you loving him?Why is he now crying alone?Tell him baby, why did you gone?
He had you, now he just has pain.He was with you. Now is the rainOn his face and in his poor heart.It was so nice now it's too hard.
He was feeling like a real man.Now he's feeling like a deep shame.In the past, he had a future.About present, he's no more sure.
Baby, Why did you not killed him?It may be better if you didRather this way he takes slowly.He's loosing his mind surely.
He's got the power in him.Yes ! Now, he just has to find it.

Le céleste empire est mort d'une pendaison funèbre.

L'hiver se tient droit, campé sur ses positions endolories et fatiguées. Va-t-il téléphoner au futur proche d'un voisin inaccessible ? Si la vie est solitude, l'amour est raison de l'inconnu. Si la peur m'étreint, c'est qu'elle doit se sentir seule sans sa sœur soumise, la folie expansive. Où va-t-on sans l'horloge spatiale et débridée ? Le port d'attache se perd dans des élucubrations scientifiques et osées tel un roseau rose planté dans une image obscène et obèse. Veut-il s'enfoncer plus avant encore; veut-il trouver l'inaccessible maintient d'un ordre déjà désuet et pourtant à la mode. Rien ni même Dieu ne saurait lui rappeler le chant des oiseaux un soir d'été grelottant sous la pluie des coeurs en fêtes, silence incommensurable de l'amour avare et écartelé. Rien ne saurait la ramener, cette rame de mon radeau perdu, cette méduse qui m'a médusé et pétrifié tel un poisson séché et grillé. Rien ne saurait être renouvelé, tout est commencement, tout est fin.

L'Avenir lui dira

L'Avenir lui dira si le temps trépasséAura été utile à sa santé mentale.L'Avenir prouvera par l'expérimentalQue l'amour se devait de ne jamais passer.
Le présent l'oublie mais il veut le rattraper.Si par hasard, il rêve et ses pensées survolentLe présent de très haut, la vie le plaque au sol,Empêchant ainsi tout débordement hâté.
Le passé l'obsède, il ne peut le quitter.Partout le devance pour le rendre servileDe son jeu lascif où il est joueur et cible.Le passé obscurcit ses actes, sa pensée.
Sa vie l'encombre tel un fardeau bien trop lourdQu'il lui faut supporter comme son handicap.Sa vie tue son cœur, son âme. Sa vie s'échappe.Il a cru voir l'amour, c'est sa mort qui voit jour.

Te souviens-tu de ces moments riches et rares

Te souviens-tu de ces moments riches et raresOù nous étions unis, inconscients de ce tempsQui passe et nous endort comme un temps de brouillard,Où seul on aperçoit nos âmes dans le vent ?
Te rappelles-tu ces longues soirées brumeusesOù chaque parole portait la véritéTel le sphinx, comme un rêve évanoui, songeuse,Et nous, nous ignorions encore ses dangers ?
Te remémores-tu nos crises orageusesOù chacun de nous deux désirait le bonheurSans savoir l'erreur que nous commettions, hideuse,De confondre l'amour et la vie à toute heure ?
Non, rien de tout ceci ! Ta mémoire est trop courtePour englober ces faits qui me hantent partout.Ta sensibilité se tait, étant trop sourde.Mais moi, je souffre et je deviens un peu plus fou.

Il s'est vu de loin

Il s'est vu de loin, de dos et il hésitaitIl commandait son corps mais jamais il n'osaitLe bouger de peur de créer un accidentSes yeux et sa pensée en étant tant distants
Ayant le recul physique d'une analyseQu'il souhaitait avoir tous les jours dans sa vieSe retrouvait pourtant dans l'incapacitéTotale d'agir devant ce trouble concret
L'excès de distance l'empêchant de collerA la réalité tant était aveuglePar cette vision tant et bien trop éclairée
Il prit peur de cette sagesse si soudaineDe cette inactivité forcée et malsaineDe ses rêves voulait garder sa tête pleine

Je me souviens

Je me souviens de la blanche écume
Je me souviens des plages dorées
Je me souviens du regard que tu portais sur moi
Tendre douce câline
Non câline tu ne l'as jamais été
Je me souviens des crises de larmes
Je me souviens de la peur
Je me souviens d'un baiser
Je me souviens de ce temps qui n'est plus
Et qui ne sera plus jamais
Je me souviens de toi de moi de nous
De personne
Je me souviens d'un temps où j'étais heureux
Je me souviens d'un temps où j'étais malheureux
D'un temps où je savais pourquoi
Où je ne savais pas
Je me souviens de ce temps où nous étions ensemble
Je me souviens et tu ne te souviens pas
Je me souviens qu'il m'a fallu pleurer
Puis rire
Pour ne pas montrer que tu avais gagné
Je me souviens qu'il a fallu me taire
Alors que je voulais crier
Je me souviens qu'il a fallu que je vive
Alors que je voulais mourir
Je me souviens des promesses
Je me souviens des aveux
Je me souviens du temps passé
Chaque parole avait son poids
Où chaque geste était ma loi
Je me souviens de tout
Tu ne te souviens de rien
C'est la même histoire qui recommence
Sans fin
Sans fin dans ma tête
Tout au fond de mon âme
Perdue dans les méandres de mon esprit
Sans espoir de s'arrêter
L'Avenir me consume d'un passé
Trop vécu
Je ne sais pas
Je ne sais plus
Je me rappelle de cette nuit
Où tu fus près de moi
Je me rappelle de cette nuit
Où j'étais ton roi
Je me rappelle Je me rappelle
Je ne me rappelle plus
Parce que je ne veux pas
Parce que je ne peux pas
Parce que je ne dois pas
Tout s'efface tout s'évapore
Moi je demeure
Tu m'enlaçais Je t'embrassais
Maintenant je meurs
L'Amour est absurde
La vie l'est encore plus
Et pourtant Et pourtant

L'orage a grondé

L'orage a grondé dans son cœur assassiné
Maintenant il pleut sur ses joues un vrai torrent
De peines de craintes abandon incontrôlé
L'histoire sans cesse semble se répéterComme un jeu dont la règle le voudrait perdantEt ce quelles que soient les douleurs à supporter
Mais il ne veut plus se voir ainsi inonderDe ces remords de ces chagrins abrutissantsSon fol esprit déjà bien trop fragilisé
Il ne veut plus son coeur dans un flot noir noyerPour de vaines passions saigner tout larmoyantPar égocentrisme le voir fossiliser
Il lui faut répéter et se persuaderQue son problème à sa personne est inhérentIl ne sait pas et ne sera jamais aimé
Et vogue la barque sur les flots argentésDe sa vie Seul à bord il est le commandantNi trahison ni mensonge ne connaîtraitIl est son meilleur ami, son meilleur amant

Faut-il oublier ces instants de bonheur

Faut-il oublier ces instants de bonheurFaut-il oublier ma vieFaut-il oublier qu'un jour mon cœurL'ivresse des temps passésSe complet dans mon malheurL'ivresse la peur la solitudeC'est ton visage que je vois quand la lumière s'éteintC'est ton parfum que je sens quand mes yeux se fermentC'est ta bouche que j’étreins quand je m'enfermeDans mon âme et mon cœurC'est toi que j'imagine serrer dans mes brasC'est toi que j'imagine embrasserJour et nuit Nuit et jourSans fin sans commencementToujours je repense à ces instantsEt cette bouche humide que tu traînais devant moiEt ces yeux secs que tu m'offraisLe sang cogne dans mes tempesMon cœur s'emballe Mon cœur s'endortJe n'ai plus de raisonJe me rappelleJe me rappelle ton visageJe me rappelle tes yeuxJe me rappelle ta chevelureFlamboyante ondulante merveilleuseJe me rappelle tes lèvresTon sourireJe me rappelle ton corps tes seins ta peauJe me rappelle aussi ces motsCyniques que tu m'offraisComme un cadeau empoisonnéJe me rappelle de ces moments silencieuxOù je te regardaisEt où tu me détestaisJe me rappelle du passéTon corps chaud et moite contre le mienMa main sur tes seinsTa main sur la lame qui poignarde mon cœurJe pleurais Je pleurais mon bonheurEt toi tu riais Tu riaisJe ne sais plusJe me souviensTe souviens-tuIl ne reste rienIl ne reste rien qu'un peu de videUn peu de toiMais rien de moiIl reste cette sensation étrangeD'un bonheur qui disparaîtD'une larme blêmeD'un visage tendreIl ne me reste que ton souvenirIl ne me reste rien

Le souffle court, il s'éveille à l'aube d'un jour

Le souffle court, il s'éveille à l'aube d'un jourQui étreindra son cœur d'une sensation sourde.Jamais il ne pourra oublier ce passéQui harcèle sa mémoire comme un damné.     Il pense encore à cet amour.
Ses pensées déambulent dans ces longs couloirsQue forment souvenirs, peurs, joies et désespoirs.Ses larmes tracent ces sillons comme autant deChemins vers ce rappel poignant : Vous étiez deux.     Il pense toujours mais en noir.
Avant son sommeil et à son réveil, il voitImmanquablement cette image d'un corps, toi,Penché sur le sien et ce contact, O divin,De tes lèvres chaudes et de tes douces mains.     Il pensera même après toi.
De s'accorder une autre chance à essayer.En vain, il est par trop réfractaire, navré !Il ne se sent plus capable auprès de Venus,De jouer Valentin, de vaincre tel Julius.     Il ne pense plus qu'à pleurer.
Tu as placé sous la corde de son cœur lourdUn chiffon ensanglanté qui l'a rendue gourde.Peut-être joue-t-il pour quelque nymphe hélas,L'entendre, il ne peut plus. Il attend qu'elle casse     Et il pense, sera un jour.

L'hiver obscur gronde entre les arbres jaunis

L'hiver obscur gronde entre les arbres jaunisLes gens s'agglutinent comme pour mieux s'aimerMais ils ne font qu'une ritournelle sans vieQui tourne et tourne mais qui ne sait s'arrêter     Le long d'une rue je me promenais     Et c'est toi ma fée que j'ai rencontrée
Le pavé est secoué de ces pas si nombreuxQui viennent le harceler en talons de ferMais c'est de leur cœur gris que monte ce son creuxUn peu de folie ne serait pour me déplaire     Dans cette rue où je me promenais     C'est bien toi ma fée que j'ai rencontrée
Tous ces immeubles froids sont en tous points égauxA leur âme inhumaine et leur cœur trop humainCar en plein jour entre qui veut dans leurs bureauxMais quand la nuit tombe il ne reste que chagrin     J'aime dans cette rue me promener     Car c'est ici que je t'ai rencontrée
La grande ville est comme notre sociétéConstruite par la vie de sa populationSa taille l'empêche de vraiment se soucierDe l'avenir d'une seule fragmentation     J'aime avec toi ici me promener     Car cette rue nous a vus nous aimer

Le silence plane sur les crânes échevelés

Le silence plane sur les crânes échevelésEn Avril les cadavres se sont dispersésIls ont chanté au mois de MaiLes fleurs ont pousséJuin a vu naître leurs enfants
Le fleuve du soupir vient se reposerSur les bras chargés de l'avenir désuetJamais ils n'ont vu le cielJamais ils n'ont vu la lumièreJamais ils n'ont vécu du momentQu'ils sont morts oubliésLa course effrénée à laquelle ils se livrentEst sans fondement, futileLa mémoire ne renaît pas du passéElle provient du futur bientôt présentNe courez plus, vous êtes ses enfantsElle vous a reconnuEt vous emporte dans les nusLà où l'homme n'est plusLà où l'espoir s'est tueLà où l'illusion de gloire disparaîtComme une larme apparaîtAu détour d'une illusionA l'angle de désolationEt Black StreetVivre viteVivre parce que l'on doit mourirVivre à en crever et puis rireVivre et soupirerVivre et tout rêver
Vivre Vivre à s'en rendre ivre

Le ciel se couvre

Le ciel se couvre et les idées noires surgissentComme autant de vautours autour de la carcassePuante de son cœur perdu dans ses abyssesSentimentales au fond de quelques crevassesImpuissant observe le drame qui se tisse
L'avenir chaque jour disparaît un peu plusNon rien ne pourrait le sauver de son destinC'est comme si chaque jour et à son insuDes chaînes venaient se refermer sur ses mainsDiminuant l'espoir d'agir selon ses vues
Les poètes souvent sont sujets aux douleursPeut-être est ce parce qu'ils sont trop réalistesPeut-être voient-ils les véritables couleursDe ce monde cruel et par trop égoïsteComment expliquer leur fougue et cette chaleur
Le papier se couvre et son esprit se dévoileUn étrange océan de pensées se libèreDes glaces profondes crevant ainsi la toileD'une vie trop usée à poursuivre des rêvesCar maintenant il découvre en lui les étoiles

Non

NonJamaisJe suis contreVous ne verrezPas mon cœur mourirIl veut vivre Voyez
AhLaissezLaissez-moiRire et pleurerChanter crier et vivreEt laissez-moi rêver
Je veux éprouver encoreCette douce sensation forteS'emparer de mon corps de mon âmePour y donner naissance à cette flammeCette illusion des jours nouveaux et d'amoursQui me pousse à survivre encore et puis toujours
Je veux connaître l'espoirJe veux sortir enfin du noirMes yeux veulent s'ouvrir sur le mondeDécouvrir mon cœur mes folles passionsTout voir à en crever voir pour ne plus voirÊtre aveugle devant cette vie illusoire
Je veux garder les yeux ouverts jusqu'à ma mortPour n'en rien perdre et n'en garder aucun remords

J'ouvre les yeux et je la vois toujours si belle

J'ouvre les yeux et je la vois toujours si belleJe la vois me sourire et puis rire à plein corpsElle ne connaît pas la discrétion à tortSans cesse elle me pourchasse, elle me harcèle
Je ne connais pas de répit par ses assautsElle est le tic-tac de mes pensées étoiléesQui toujours me rappelle fuite illimitéeLe mariage prochain de mon corps et tombeau
Je ne peux l'ignorer ni en faire une amieElle est là Elle me regarde de côtéJe suis là et je la regarde terrifiéNe peux lui parler ni être sourd à ses cris
Elle m'envahit tel le désert les foretsElle asphyxie les chants douloureux de mon cœurElle est le poison noir de l'esprit J'en ai peurMais où s'arrêteront ses efforts ses méfaits
Quand plantera-t-elle le drapeau victorieuxDans mon cœur désuni dans mon esprit défaitQuand me laissera-t-elle oublié mais en paixMon âme libérée de ses jeux tortueux
Ma vie en est réduite à une servitudeSans limite de ses humeurs de ses désirsSans liberté de rêver ou de ressentirSans que vienne me déranger Miss Solitude

Le monstre à deux têtes se réveille à nouveau

Le monstre à deux têtes se réveille à nouveauIl resurgit du fin fond de sa mémoireIl se nourrit de ses peines de ses mauxDe se persécuter il se fait une gloire
Il ne sait comment il pourrait se supprimerMais c'est absurde car ne peut hélas : VouloirSa mort serait son propre décret signerCar il est soi et son reflet dans le miroir
Sans soi il n'est plus Sans lui il n'est qu'à moitiéIl est soi et son négatif à la foisCe qu'il voudrait être aussi ce qu'il étaitIl n'est pas ce qu'il est lui donc il n'est pas soi
Et pourtant il se croise au hasard de son tempsToujours il se conte un de ses souvenirsS'empêchant de vivre ainsi l'instant présentIl déforme sa vie son rythme et ses désirs
Comment se sortir de l'impasse où il se tireQuelles solutions pour ce trouble de l'âmeQuels espoirs ou certitude d'en finirAvec ce démon cet infirme cet infâme

L'amour, la douleur interne intense

L'amour, la douleur interne intense qui fait recroqueviller.
Passion enthousiaste, simple message à ce vent léger furetant partout et montagne, val et sommet, homme, la chair.
Tourbillon gardé, brune amitié, triple penchant, yeux de chat, bouche comme une demi-orange.
Flamme élevée, aurore : profil d'un enfant, coupe, pente de l'oiseau volant, disparaissant derrière le clocher et la Lune.
Neige liserée pourvue d'amour tendre et chaleureux, lotion claire et douce maternisée. Seul, aujourd'hui sinon jamais cela.
Train de vie rythmée, allégée, pourquoi pas le son ôté de la vue temporaire et source de l'enfance adorée.
Le mystère de la passion, cœur tendre, rouge et vénéré.
Cyclisme roulant, passion déchaînée, bagnard de la vie éphémère.
Barbares enivrés de la solitude, apeuré des sanglots sinueux le long des montagnes charmées, trésor et certitude d'enthousiasme inouï pour la femme tendrement revêtue et langée.
Plaisir divin de l'espion particulier gouverné isolément du monde rond comme un ivrogne doublé du point de force tragique de l'enfant névrosé, silencieux et égaré parmi les oliviers et les danseurs aliénés et recouverts silencieusement de babouches et de lyre assemblés.
Moralité incandescente et sacrée des dieux.

Dieu, toi qui sais ce qui lui manque

Dieu, toi qui sais ce qui lui manque
A ce bien pauvre saltimbanque
Réserve lui un peu d'amour
Où, à l'aube des premiers jours
Avait sens de procréation
Et maintenant sublimation
Offre lui ce plaisir doux et divin
Qui rend l'équilibre aux êtres humains
Cet équilibre qui lui fait défaut
Et qui met toutes les passions à l'eau
Car il donne courage et volonté
Et assure de même volupté
Daigne son cœur si truste et bien plaintif
Porte lui ce soulagement furtif
Faut-il, O Dieu, te supplier
A genoux, ou te vouvoyer ?
Si c'est à terre, il le fera
Mais te parler en ascendant
Si le geste humble est en vain
Jamais ne s'y abaissera
Mais voilà hélas encore bien vérifié
L'adage où Amours et Haines sont enlacées

Il se sent si seul parfois si seul

Il se sent si seul parfois si seulLes larmes coulent sur ses jouesLa peurIl s'effondre Il s'écroule Il chavireLa tête lui tourneLe sang cogne à ses tempesC'est l'ivresseL'ivresse du malheurL'ivresse du désespoirSes oripeaux lui pèsent telle une enclume sur son espritIl est perdu dans le méandre de ses penséesRien ne peut le sauverHow can he live 4 love?He's callingDo you know whatHe's aloneMais c'est normalComment pourrait-il en être autrement
C'est affreux de devoir rire alors que l'on voudrait pleurerPour ne pas choquer pour ne pas blesserPour rapprocher un peu plus ces gensTellement on a besoinLa vie est stupide Pourquoi la vie Pourquoi pas la mortTant de questions sans réponsesUn jour il faudra chercher ses réponses par delà les murs qui retiennent sa pensée, par delà ce corps qui le gène et l'obsèdeUn jour il faudra qu'il chercheUn jour il faudra qu'il trouve

Le silence plane

Le silence plane sur le monde englouti par les flots de peines. Pourquoi faut-il donc qu'ils viennent tous ? Ne peuvent-ils pas vivre ? Allez savoir l'oraison de l'or orangé !
Le sang afflue à son cœur comme les larmes à ses joues : Sont-elles plus vraies que nature ? Ou sont ce des comédiennes jouant Shakespeare en tenue d'Ève ? Ca fait si mal de vivre ! Alors pourquoi cet instinct de survie si ce n'est que pour souffrir plus ? Faut-il rougir des pensées que l'on a ?
Il est un Napoléon à Waterloo : il a conquis des terrains en lui mais il a trouvé plus fort que lui, lui-même ! On ne peut lutter contre son ombre et sortir indemne. Elle est toujours plus rapide, toujours !
Bientôt, il va se retrouver seul... Sans barrières... Qu'adviendra-t-il de lui ? De ce soi névrosé, psychopathe, mégalomane, misogyne et égocentrique ! L'Oraison funèbre est proche. Silence...

Pourquoi ne viens-tu pas ?

Pourquoi ne viens-tu pas ?
Tu lui avais promis !
Loin de toi, il déprime !
N'est-il donc rien pour toi ?
Il t'aime, dans son coin
Tout seul, abandonné
Grand besoin d'être aimé
Es-tu déjà trop loin ?
N'est-il plus qu'un galet
Pour toi, parmi bien d'autre ?
Peut-il espérer, entre autre
Qu'ensemble reviendrez ?
J'ai l'impression glacé
Que tu l'as oublié
Il souffre, un vrai damné
Son cœur ensanglanté

L'oiseau transpercé

L'oiseau transpercé d'une lance en plein cœur chute et chute encore, toujours plus bas, toujours. Il se meurt. Il sursaute de douleurs, le sang giclant par sa poitrine ouverte tel un papillon à son envol. Là, il s'écrase contre une roche, un aplomb de plus. Maintenant il agonise, ses yeux criant à l'aide mais son bec désespérément clos. Déjà sa vie s'éteint comme une bougie flambante tombant dans l'océan. Tel le sifflement du contact de la flamme avec l'eau, l'oiseau dans un dernier effort, pousse son râle rauque et las. Puis le silence ! Silence épais, lourd, incontournable, à rendre fou, l'isolement total de l'esprit et du corps. Il a été seul dans sa vie. Il le reste dans la mort, mais au moins, il ne souffre plus. Il n'a plus ni remords, ni jalousie, ni peine, ni souffrance inhumaine au sein de son poitrail abritant tant bien que mal son cœur maintenant pourri, d'une exhalaison insupportable, un liquide visqueux putride, autrefois synonyme de vie, s'échappant de la déchirure béante du moribond décomposé ; aussi décomposé que ses amours.

L'ombre silencieuse

L'ombre silencieuse s'immisce en moi aussi solidement qu'un serment me mordrait à la gorge. Son venin m'aspire vers des profondeurs ignorées de mon âme endormie.
Jamais je ne pourrai revivre après telle morsure. Qui sait jamais ? L'illusion vole les souvenirs les plus délicats. La désillusion les raffermit. Faut-il ignorer le cri perçant de l'aigle apeuré sur le sommet de mes incompétences amoureuses. Non, ne me regarde pas ! Ce n'est pas moi ! L'ombre furtive s'en va, me laissant seul, sans ce double gris de ma personne libérée du joug existentiel de l'amante.
Je ne sais l'horreur qui se trame en moi. Je ne sais que l'oubli qui me ronge et me perturbe comme un torrent glacé de haine sur le brasier ardent de mes passions éteintes et pourtant inachevées.
L'Aube viendra-t-elle me réchauffer encore de ses rayons hypocrites et insolents, me traînant hors du lit douillet de mes rêves et de mes pensées bleutées pour me jeter dans le noir le plus complet que m'offre la lumière de l'astre solaire.
Me faut-il encore affronter ces remords, ces souvenirs délicats ? Me faut-il sourire encore à la camarde qui me nargue en me faisant un pied de son nez cassé ? Me faut-il ignorer cet affront que tu m'as porté, toi l'amante, toi traîtresse qui m'a abandonné, toi le bourreau, le juge et le jury. Me faut-il avouer tous ces crimes qui n'en sont pas et qui n'ont jamais été ? Me faut-il enfin vivre tout en sachant que tu m'as mis à mort ?
Où est l'éternel justice dans tout cela ? Où est la quintessence de la clarté divine ? Où est le réconfort ? Où est l'espoir ? Comment peut il y avoir espoir lorsqu'il n'y a plus place pour le désespoir ? Comment ce réconfort s'il ne peut y avoir de peine ? Comment Dieu s'il n'y a plus vie ? Comment justice s'il n'y a pas crime ?
Comment suis-je puisque je ne suis plus ? Comment, puisqu'il n'y a plus de raisons, ni de causes, ni de conséquences, ni même de hasard ?
Le fleuve de la vie s'est tari pour laisser place à l'océan de mes pensées sans profondeur ni consistance. Je coule fluide et visqueux dans le labyrinthe de mon cerveau décrépi et vaincu par la fatigue, par la lassitude d'un sort qui m'a été jeté et dont les effets sont permanents. Je me noie dans mes larmes sèches et mes rires silencieux. Je m'abandonne à mes coupables péchés et à mes fautes innocentes. Je ne suis plus qu'une pensée, moins que cela, une émotion.
Moins encore, une sensation, une notion intuitive. Je suis le vide...

L'hiver apparaît

L'hiver apparaît. L'hiver disparaît. Il est mort et il vit. Il marche et il n'avance pas. Il pense et ne réfléchit pas. IL souffre et ne pleure pas. Il vit et ne vit pas. Il est et il n'est pas. Toutes ces données d'apparentes contradictions sont en fait une conclusion bien réaliste de l'état d'abandon dans lequel il se trouve.
L'aurore bleutée du matin d'automne a surgi en lui. Seul. l'hiver reste à venir. L'hiver et la mort. Le vide ne s'empare plus de lui. Il est lui. Le vide n'est plus en lui. Il est le vide. Rien ne saurait plus le remplir car il n'a plus de contenance. Il est une épaisseur nulle et plane d'un sentiment discret évanoui. Il est un espoir sans aucune continuité. Il est une idée qui n'a plus cour. Il est un oubli qui s'est oublié lui-même. Il est ce qu'il n'est plus. Il est tout et il n'est rien. Il est une part de tout, mais il n'a rien en commun. Il est un abandon volontaire. Il est un idiot crépusculaire, un animal apeuré par les cris des autres.
Il est ce que vous ne serez jamais. Il ne sera jamais ce que vous êtes. Il est seul non par hasard. Il est seul car il se complète. Il est seul car le vide se complète par le vide. Il est seul car l'amour se meurt par l'amour. Il est seul car il ne peut plus être seul. L'avenir disparaît.

En guise de conclusion

Je n'ai pas à m'excuser
Je ne veux rien regretter
Vivez heureux très longtemps
C'est tout le mal que je veux
Ayez de nombreux enfants
Voilà quels sont tous mes vœux
Je ne serais pas témoin
Pourquoi choisir le diable
Indigne de l'union sainte ?
Un choix autre est préférable
Sur ce, je pars voyager
vers d'autres cieux argentés

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