Magazine Journal intime

Œuvres de jeunesse : L'Art & l'Amour pour l'Absolu - Chapitre IV

Par Deuxcentcinquanteetun @DeuxCent51

Chapitre IV

Vers la mort

Il s'intéresse à tout puisque rien dans ce monde
Ne s'intéresse à lui, lui, le sale être immonde
C'est alors que la Vérité lui apparaît
L'Amour n'est pas aimé car ne peut exister...

Un être caché

Un être caché, las, regarde l'eau profonde
Aucun vent ne souffle à dix lieux à la ronde
Et pourtant l'eau frémit comme si, d'un sommeil
Elle faisait l'adieu, se dévoilant nue, merveille
L'être d'abord troublé, reconnait une forme
Elle semble être humaine et un doux halo l'orne
Poussant son acuité à l'extrême limite
Il perçoit alors, Oh ! une gente féminine
"Elle est bien plus belle que tous les clairs joyaux !"
S'exclame-t-il enfin, ne trouvant d'autres mots
Elle approche et l'embrasse affectueusement
Lui, sourit et la nomme Amour, fée au chaud sang
Mais voilà, il se trompe et ce n'est pas Éros
C'est sa douce mère qui le protégeait, gosse
Il s'aperçoit bien sûr de son immense erreur
Et crie : "Maman ! Maman ! Que je t'aime !"
                                                                        Et il pleure...

Il est parti la voir

Il est parti la voir
Pour lui dire bonsoir
Mais elle ne l'a pas vu
L'a pas entendu
Alors il est reparti
Tout seul vers son grand lit
Alors il est reparti
Tout seul dans sa putain de vie
Elle, elle savait pas
Qu'il avait un coeur gros com'ça
Elle pouvait pas savoir
Qu'il était au désespoir
Alors il est reparti
Tout seul vers son grand lit
Alors il est reparti
Tout seul dans sa putain de vie
C'est l'histoire d'un pauv'garsAmoureux ou pasQui sait, il voulait la voirL'aimer, avec un peu d'espoirAlors il était parti la voirPour lui dire bonsoirMais elle ne l'a pas vuL'a même pas entenduAlors il est parti
Tout seul dans savie
Oui, alors il est reparti
Tout seul dans sa putain de vie
Il était peut-être foiAvec un coeur trop douxQui sait pourquoi il pleuraitSur ce qui n'a pas étéMais il est parti
Seul dans sa vie
Oui, il est parti
Tout seul dans sa vie
On l'a plus jamais revu
Il est plus jamais revenu
On sait pas où le sort l'a mené
On sait pas s'il est vivant ou décédé
On sait seulement ce qu'il voulait
Il voulait la voir et l'aimer
Sans même le voir pleurer
Tout seul, sans abris
Il est vraiment parti
Vers une autre vie
Vers une autre vie

Emmanuelle

L'orfèvre de mes sens s'appelle EmmanuelleC'est elle qui m'a fait sans jamais le savoirDevenu sensible, passionné du sensuelÉgocentrique et feu, ascète malgré moi
Ma destiné : crever d'envie de vivre un coupleForcer de vivre seul pour aimer trop l'amourN'étant plus capable d'aimer depuis ce jourOù je l'ai vue partir, mon cœur depuis si lourd
L'amour ne peut naître, las, chez aucune femmeCar il faut, pour aimer, qu'elle soit si parfaiteLe fait de me choisir, égoïste et sans âmeMontre une faiblesse,  contraire aux hypothèses
Ah, si je n'avais pas connue EmmanuelleJ'aurais certainement été très malheureuxJe n'aurais pas connu le bonheur merveilleuxD'être sentimental, malgré mon cœur en peine

Define Love!

Pour moi, ma poésie est là pour me changerSans aucun sentiment, juste appétits sexuelsElle essaye de me rendre bien moins grossierMe rendre plus humain, de me remettre en selle
Je ne peux plus être sûr de mes sentimentsJ'ai aimé follement, j'ai cru, EmmanuelleÉtait-ce de l'amour ou de l'attachement ?Comment savoir s'il fut mensongé ou réel ?
Une phrase me revient : définit l'amour !Quels sont les critères qui assurent l'amour ?Comment peut-on jurer à quelqu'un son amour ?
Jamais plus ne saurais lire en mon cœur blesséJamais plus ne serais cette barque voguantDoucement sur la mer sans craindre l'ouragan
Jamais plus ne pourrais me permettre d'aimerDe peur qu'à nouveau, par mon corps, ne sois trompéRéclamant caresses et vaporeux baisers
A moins que ce ne soit par mon esprit fatiguéMalade d'être seul, fatigué de lutterLutter contre lui-même, à rêver de l'aimer
Combien de temps encor, la pluie de solitudeTombera au fond de mon cœur en noyant toutLivrant, tous gorgés d'eau, mes yeux déjà si flousA rêver ce bonheur dans ce monde si rude

La femme

Les femmes sont belles de loin.A y regarder de trop près,On oublie toujours sa beauté.L'Amour est donc sans lendemain.
Observez donc un soir la Lune !Vous verrez le plus beau des astres.Posez-vous sur ses blanches dunesEt sa beauté sera désastre.
Rêvez de voyages en mer !Vous rêverez de beaux pays.Montez sur ces géants navires,La vie à bord sera amère :
Vous connaîtrez les ouragans,Et les ennuis de la mer calme,Et les contrées d'abord sauvages,Puis colonies de feu, de sang.
La femme doit être tel l'air,Sensible, vivant et léger,Être aimée mais sans aucun fer,Sinon elle perd sa beauté.
Elle doit être l'Océan.On doit rêver la parcourirSans le pouvoir complètement,L'embrasser sans la voir rugir.
Elle doit être aussi la Lune :S'offrant à nos regards la nuit,Qu'elle soit blonde, rousse ou brune,En gardant ses secrets enfouis.
Oui, la femme doit être ainsiSi elle veut se faire aimerPassionnément de mon sosie,L'original étant brisé.
Marionnette maladiveDans les mains d'une femmeJe puis être un pantinSans effort surhumainPeut devenir mon âme
Je crois qu'un peu d'amourDe sourire et de pleursEt je fonds comme beurreLa nuit devient jour
Je serais sans conscienceDans les mains d'une blondeUn esclave des sensDans les bras de ma blonde
Cela j'en suis certainAucune retenueJe serais dans sa mainL'esprit tout à fait tu !
   Je ne suis rien   Sans l'amour d'une femme   Je ne suis plus rien   Avec l'amour d'une femme

Insupportable Beauté

Que la femme est belle, ouvrée par l'esprit divin !Comment ne pas éprouver de l'admirationDevant cette plastique aux courbes érotiques ?
L'amour de la femme et l'amour de l'art malsainSont, dans ma sombre vie, mes deux seules passions,Subtilement liées, mon paradis rêvé.
Je ne considère pas une femme unique,Mais la Femme dans son aspect le plus complet.Une telle Beauté n'a pas réalité !
Non seulement elle a des courbes poétiques,Mais de plus possède le don de procréer.Prélude de la vie, quoi de plus féerique !
La femme par ses seins, par ses hanches, ses lèvres,Les uns gonflés, d'autres serrées, sources de sève,Ses jambes si douces, ses bras affectueux,Par son visage orné de parfumés cheveux,
La Femme est la Beauté par laquelle ai rêvé,Elle est aussi celle pour qui je veux crever !

Axiome fatal

L'amour est une urgence
L'homme ne peut pas vivre
Sans, il lui faut un sens
Et un but à poursuivre
Mais l'amour est un plan
Sur lequel deux amants
Se meuvent doucement
Et éternellement
Je dis que la passion
Existe, pas l'amour
La passion est jonction
De plans de deux amours
Mais ceux-ci ne formant
Las, qu'une simple droite
Où vont les deux amants
Restreignant leur pouvoir
De cette restriction
Va naître lassitude
Dégoût et abandon
Enfin la déchirure
Alors que de l'amour
Naissent la liberté
La vie et le grand jour
Mais hasard dans les dés
Après parallélisme
Accord des sentiments
Pour éviter le schisme
Il reste encore un blanc
Il faut l'union parfaite
La superposition
Des deux âmes en quête
Pour la sublimation
Hélas trop de hasard
D'où l'axiome fort
L'Amour n'existe pas
Il n'y a que la mort

IN MORTIS AMOR

La Mort, je la rêve à chaque instant de ma vie
Je la souhaite comme un enfant de l'amour
Je ne vis maintenant rien que pour en finir
En moi, j'attend qu'elle réponde à mon cri sourd
Qu'importe le moyen, seule la délivrance
Plaira à mon âme. Qu'importe la souffrance
Ce n'est pas par manque de raison pour la vivre
Mais plutôt le manque de vivre avec raison
On m'a donné vie pour apprendre à la détruire
Non celle des autres, ma vie seule est en compte
Ce n'est pas non plus, pour moi, par manque d'amour
Car Il n'existe pas, ici bas, à ce jour
Ainsi ma vie aura été de le chercher
J'aurai crié à mon désespoir, triste sort
Pour me rendre compte qu'il ne peut exister
Ailleurs que dans l'éternel, rien que dans la Mort

Un jour peut-être

Un jour peut-être sera où on comprendra
Un jour peut-être sera, on expliquera
Un jour peut-être, mais je ne serai plus là
La Mort viendra comme la vie m'est venue
La Mort m'emportera comme l'espoir déchu
La Mort me dira si l'amour lui est inclus
La délivrance sera à son apogée
La délivrance de ma recherche insensée
La délivrance de mon cœur blessé, usé
La délivrance de mon cœur faible et trompé

Connaissez-vous l'homme

Connaissez-vous l'homme qui adore souffrir ?
Il aime à souffrir car il se sent plus humain
Rien ne saurait nous le faire plus ressurgir
Que ce qui est la cause de nos pleurs salins
Ce qui nous différencie tous des animaux
Ce sont ces sentiments si puissants, si profonds
Qui répondent à tous nos désirs en écho
Il aime à souffrir à s'en frapper le front
Rien ne saurait l'en défaire, c'est un réflexe
Il a si mal parfois qu'il souhaite en finir
Mais continue car un réflexe de survie
Son seul problème insupportable, c'est le sexe
En effet être masochiste ne va pas
Avec ses tendances obscènes dont il souffre
D'un côté la recherche d'un plaisir bien bas
De l'autre cette envie de tomber dans le gouffre
Car cet homme là veut bien souffrir de ses vices
Mais il veut le faire en gardant tout son honneur
Soit pour devenir fou à force de supplices
Mais il ne veut pas avoir contre lui d'aigreur

Aujourd'hui encore

Aujourd'hui encore, j'ai ressenti cette impression ultra désagréable, cette impression de non existence, d'absence totale du moi. C'est comme un vide moelleux, gazeux et annihilant. Plus je m'enfonce dans ce parfum, plus je me dissous. Je perd toute existence, toute réalité. Et le plus grave est que cela commence par l'intérieur. Ce n'est pas une attaque extérieure. Ce n'est pas non plus un abandon de la réalité extérieure mais une fusion, une dislocation et une dissolution de ma contenance. Je suis comme aspiré et repoussé. C'est une focalisation dispersive, une intense mollesse, une onde figée. Elle n'est pas positive. Elle est négative par rapport au réel mais n'a pas de réalité. Elle agit comme de l'antimatière sur mon cerveau asservi et ramolli. Mon corps s'en trouve sapé de toute énergie vitale. Je crains que la fin ne soit proche...
Plénitude sans unité
Pas de conceptualité
Un désordre trop absolu
Éclatement du moi occulte
Totale pulvérisation
Et l'esprit en déconfection
L'annulation de cette vie
Selon l'angle philosophique
Voilà ce qu'est la sensation
Ou l'ultime désillusion

Ode funéraire

J'ai découvert la mort, sous son plus bel aspect :J'ai vu l'éternité donnée à un mortel.Je sens pour cet être, mon amour, mon respect.Je la sens près de moi malgré sa mort réelle.
Quel destin beau et triste à la fois, mon aimée !Triste car ton départ est bien définitif,Ta présence, mon cœur, n'égaiera plus jamais.Beau, dans ta mort, tu épargnes mon cœur plaintif.
Voulue ou non, quelle belle preuve d'amourQue de m'épargner la vue de ton corps sans vie.Je peux penser ainsi à toi, en vie, toujours.
Penser à toi, comme à un de ces vrais amis,Parti ailleurs, très loin, dans un autre pays,Pour découvrir d'autres mondes, d'autres amis...           Ce qui n'empêche pas, tout au fond de moi,           De prier pour ton repos en pleurant pour toi.
L’homme n’a pas inventé la mort mais il sait s’en servir !

L'oiseau bleu se noie dans le ciel

L'oiseau bleu se noie dans le cielComme je me noie parmi eux,Inaperçu mais désireuxDe l'être telle une merveille.
Certitude de n'être rien,Objectivité d'un géant,Modestie d'un de ces grands paons,Et sa morale comme liens.
Il est ce qu'il veut croire d'être,Non pas que chat puisse aboyer,Ni qu'oiseau s'apprête à plonger,Mais que chat dorme et oiseau crève.
La servitude d'un bon chien,L'ignorance d'un beau bébé,La différence d'un simplet,L'égocentrisme d'un gamin.
Heureux ? Cette sève embauméeLui est étrangère au possible.C'est pourtant son unique cibleComme à ses personnes sensées.
Mais qui est-il? Libérateur,Libéré ou emprisonné,Intégré ou excommunié ?Non, juste votre serviteur...

Don du cœur

La pauvreté est richesse de cœurCar ceux dont aucune chose n'est leurPeuvent-ils donner autre que leur cœur ?Pourtant rien ne vaut de leur don l'ampleur
Il faut les voir vivre, pleurer et vivreBien souvent, ils vous montrent sympathieCe que vous ne sauriez avoir d'autruiSi vous étiez dans leur cas si limite
N'oubliez jamais que celui qui erreEst bien avant ça votre propre frèreQu'il ne mérite pas tant de misèreVous pouvez l'aider, vous, à s'en soustraire
Certes vous ne pouvez tous les aiderSeul, on ne peut pas le monde soignerMais en aidant Emmaüs et l'AbbéEt chaque jour les défavorisésPar tous les moyens qui vous sont donnésVous contribuerez à l'améliorer

Le misogyne

Un personnage là se tenait droit, regard fixe. Il était fierIl allait mourir, abattu par douze fusilsMais il n'avait pas peur, il avait compris la vieL'ayant compris, plus rien ne le retient, contrairement à hier
En effet, il avait connu une femme, une de celle qui vous dirige un mariSans que celui-ci s'en aperçoive, intelligemment disent-elles moqueusesElles nous tiennent, nous commandent sans la moindre hésitation, pas de pieusePour elles, nous nous battons entre nous, hommes, aussi parfois pour notre chère patrie
Mais la patrie est ces femmes qui sourient de nous entre elles tout en se pavanantElles se moquent de nos combats idiots qu'elles nous ont fait prendre pour virilEt nous, idiots, nous l'avalons et nous nous battons pour des causes souvent futilesElles retirent le mérite de notre mort, défaite ou victoire se valant
En effet, n'en ont que moins de blessés, d'hommes, moins de bouches à nourrirMais surtout beaucoup plus de pouvoir, car supérieures en nombreEt plus elles sont supérieures, plus l'éducation nous sombreDans les tâches qu'elles nous attribuent : travailler, reproduire et mourir
Exemple : l'amour qu'elles ont transformé en quelque chose de douloureuxAlors que devrait être une fête du corps et d'esprits, réunis par deuxDe plus l'on fait loi par le mariage et avantages alors que naturelSimple plaisir de la vie et de la survie se traduit en prison officielle
Mais hélas pour nous, nous nous en rendons bien peu souvent compteJuste dans des cas extrêmes où l'humanité atteint ses limitesEn effet cet homme qui va mourir, là, a compris que sa familleL'avait envoyé à la guerre pour soulager les comptes
Une fois la guerre finie, vainqueur, la partie s'enrichiraitVaincu, les dévolus seraient rejetés tous sur les hommes, les femmesReprendraient le pouvoir et l'économie, les hommes moins nombreux d'âmesVivant, il rentrerait et travaillerait pour nourrir la portée
Mort, une bouche de moins à nourrir, même si un salaire de moinsMais n'oublions pas les avantages fiscaux et rentes de l'état dans ces cas làAinsi qu'une voix masculine de moins. Ainsi donc tout est prévu de ci de làAinsi il a compris et il ne veut plus rester pour en être témoin
Il veut s'en aller là où les femmes, espérons, ne sont que néantDe toute façon, les hommes y seront les plus nombreux puisque mortsEt d'une certaine manière, la disparition du décorsEst sa vengeance puisque les femmes, malgré tout, ont des sentiments

Seul, dans ma chambre

Seul, dans ma chambre, j'écoutaisAllongé, la radioEt dispersant tout hautSes informations, attristéIl n'y avait que des chansonsEt de sombres nouvellesBonne pour la poubelleQue tristesse et désolationsLa musique adouci les mœurs !Staline, bienfaiteurSource des grandes peursL'avait bien compris, beau menteurAvec son orgue meurtrierTous les dissidents mortsNe parlent plus à tortLa Vérité doit éclater
Tous les êtres humains devraientÉprouver de la haineCar différents en peineMais l'hypocrisie est ancréeC'est la quelque chose hélasDe vraiment désastreuxC'est tout à fait honteuxQue de conduire ainsi la masse
Liberté, Égalité, soitC'est vrai, sont recherchéesMais la fraternitéElle est délaissée sans émoiMais dans ce système irritantOn peut encore y voirParfois quelques espoirsComme amoureux se promenantOu encor sous la forme pureD'un animal en paixOu de vastes forêtsBref, en un seul mot, la natureEt enfin l'amitié très vraieQu'il pourrait y avoirEntre ami, quel espoir !Car l'amour pourrait être osé !Car qui mieux qu'entre les copainsPourrait être notre conjointe

Citoyens du cœur

Il est des chemins où la raison ne peut rienLes hommes dans leur folie ne sont plus humainL'intérêt personnel prévaut sur le globalCeci est la source principale du mal
On ne peut plus vivre en ignorant tous les autresVous me direz, il est facile d'être apôtreLorsque l'on est en terre fertile de FranceNon car la source du mal est notre arrogance
L'arrogance de dire que terre est à nousQue le droit de bien vivre n'appartient qu'à nousQuel choix leur donnons-nous autre que la violencePour se faire entendre au dessus de la démence ?
Ce n'est pas en renvoyant réfugiés chez euxQue le problème sera tout à fait régléOu solidaire nous tachons de les logerOu nous tentons d'en faire un pays plus heureux
Chaque être humain est une entité uniqueRien n'est plus précieux qu'une vie ou qu'un sourireRien ne saurait justifier le meurtre d'un êtreMais enfin, Humain, reconnaissez votre frère !
Nous ne réagissons pas devant la misèreDes familles entières sont sans un logisChaque jour par le froid, la faim s'en vont des viesCe ne sont pas des étrangers, ce sont nos frères
Cessons de ne penser qu'à notre familleIl faut ouvrir les yeux ! Il faut ouvrir son cœurL'humanité toute entière est notre familleCitoyens du monde et citoyens du cœur

La voie

Il est difficile de rester insensibleAux appels que formule un à un l'Abbé PierreMais sen fait, y répondre est le plus difficileQue peut-on bien faire de vraiment salutaire ?
Le danger est de dévier de la vraie voieIl ne faut pas recherche gloire, argent, honneurIl ne faut pas du tout chercher à recevoirJuste être meilleur, s'unir, donner tout son cœur
Être meilleur par rapport à soi, non aux autresL'union pour que se conjuguent tous nos talentsAimer car c'est le tout premier pas d'un apôtreVers le bonheur universel, le seul, le grand

Sampan voguant librement sur les eaux bleutées

Sampan voguant librement sur les eaux bleutéesMon esprit souvent voyage à travers le mondeSi débordant de richesses hélas cachéesSi enseveli hélas par le plus immonde
Partout l'horreur des hommes engloutie la vieLa Nature jusque là a été patienteMais il se pourrait qu'à force d'être soumiseQu'elle se révolte et, là, devienne violente
Cessons d'agir comme si nous avions le droitDe détruire la vie, les forêts, la planèteNous sommes capable du meilleur par la foiComme du pire par folie, un coup de tête
Devenons responsables, respections la viePlus jamais détruire mais bon dieu ! Vivre unis !

Visions

J'espère avoir compris le fond de mon problèmeJ'ai réalisé enfin que je me fuyaisJe me bornais en fait à d'autres ressemblerJ'imitais toujours, jamais je n'étais moi-même
Un grand sage a dit : ne te compare jamais !Ne cherche pas à t'opposer à d'autres hommes !Développe plutôt toutes tes qualitésEt unies les avec d'autres en un seul Ohm !
La compétition est absurde. L'homme est l'hommeOn ne peut pas juger l'homme sur son aspectEt pourtant c'est ce que tout le monde ici faitUn homme est dit étrange parce qu'il étonne
La panacée serait que l'on puisse savoirLa valeur exacte de tout être humainMais c'est impossible, un rêve sans lendemainEt l'humain sans cesse oscille entre blanc et noir
Mais cela est dommage car les imposteursNe seraient plus, il n'y aurait que VéritéLa plastique seule ne ferait plus une BeautéNi ne serait la naissance une faveur
Alors pour essayer de ne plus qu'observerJe vais essayer d'être moi sincèrementÉviter avec les autres l'affrontementEt plutôt rechercher dans le TAO la Paix

La liberté dont on nous parle existe-t-elle ?

La liberté dont on nous parle existe-t-elle ?Comment peut-on la définir et la comprendre ?Il faut essayer à la source de se rendre.En suivant brindille toute l'eau qui ruisselle.
La Liberté se comprend par plusieurs approches.La première est celle du corps : vivre, aller, faire.La deuxième est de l'esprit : penser, échanger.Enfin celle du cœur : aimer, chérir ses proches.
Chacune des libertés peut être brisée :L'amour cassé, l'esprit noyé, la vie tuée.Mais la liberté fondamentale à jamaisNe pourra être volée, perdue ou gagnée.
Alors qu'on ne vienne pas, menteur, me parlerDe telle ou telle guerre pour la Liberté.Prendre part à quelques guerres, mêmes sacrées,On perd non sa liberté, son humanité !

Le sens de la Vie, pour moi

La Vie n'est pas détresseElle est un don du cielFaites une promesseCherchez en tout le miel
Lorsque vous penserez l'avoir enfin trouvéDemandez-vous s'il est autour de vous goûté ?Mais pourquoi serait-il aussi mal partagé ?La cause en est que les hommes l'ont ignoré
Ils lui ont préféréL'argent, le sexe et le pouvoirCar il est moins aiséDe donner que de recevoir
Car enfin, quelle est la seule chose sans prixNe dépendant pas des sens, sans aucun prestigeCelle qu'a prêchée avec ferveur l'Abbé PierreLe vrai sens de la vie ? L'Amour Universel !
Celui qui nous permetface à un oppriméDe tendre notre mainEt d'espérer demainMais plus comme assistéJuste ensemble, s'aider

L'Arbre

L'arbre encensé supplicié du matinSe rebiffe. L'orage nacré.Souvent l'art et la modestie s'affrontentHistoire de donner un peu de courage au squeletteAu capitaine rosière.L'armada silencieuse reparaît encore une fois !Pourtant l'orée du bonheur parcourt l'Océan Indien.S'ils savaient l'histoire sacrée de la pétaleEnsanglantée, sans l'ornement d'un bouddha ;Ils iraientTout droit plonger dans le gouffre des sentimentsNacrés.Le long des côtes, ils se promènent espérantL'arbre de vie !L'espoir appartient à la race des seigneurs du tempsEt des hommes incrédules ou stupides !Ces 2 font bon ménage autour d'une valse d'ignominiesEt d'idées préconçues et persiflantes.Le pouvoir est de sucre face à la force tranquilleD'une larme
Vibrante le long d'une joue pâlissante !
Après la pluie, l'arbre repousse parfoisSi l'ouragan le lui permet.

L'Acteur vit !

Rien n'y fait; je n'ai plus aucun pauvre attraitPour cette vie sombre, par l'amour mutilée !Comment croire ces gens prêchant tout autour d'euxLe respect, la bonté, tous ces rêves pieux ?
L'homme ne sait créer que mal et orphelins.Les saints ne sont hélas que les catalyseursD'autres méfaits ainsi mieux mis en valeursPar leur faible action au sein d'un monde éteint.
Il est navrant pour moi de conclure à mon termeQue la vie la plus pure est celle des acteursQui peuvent à leur gré aimer comme CarmenOu comme Cyrano, poète de valeur !
Alors que nous, pauvres humains aux cœurs souillésQui jouons sans cesse une comédie glacée,Ne pouvons espérer même une once de joie,Vivons sans bonheur, tant l'hypocrisie est loi !

Sombres soupirs

Les ombrages mornes de mon cerveau décrépiNe laissent transparaître aucun espoir à venir.L'oubli ténébreux des âges passés, éventés,N'a plus aucun charme pour ce corps si délabré.
L'Avenir incertain dans ce monde si macabreN'est pas d'un grand secours pour l'homme seul asocial.Bien que les souvenirs gardent de beaux paysages,Rien n'y fait, l'horreur, de l'amour, est indissociable.
Et pourtant, ce n'est pas par un manque de courageQue l'homme reste seul, oublié et sans partage,De la prison rouillée de son cœur en marécages.
Son destin n'offre pas de branches moins vermouluesQui pourraient lui sauver sa sombre vie ou sa muse.Il ne lui propose que de goûter la ciguë !

Voyage au bout de la Vie

Que ce soit dans une voiture
Un avion, un bateau ou autre
Je laisse le voyage à d'autres
Je n'emploie pas cette tournure
Quitter son pays, sa nation
Ou aller dans les environs
N'est pas ce qu'il y a de mieux
Pour échapper au sort hideux
Les allers ne changeront rien
Un jour viendra pour vous ôter
Et rien ne pourra vous sauver
Aucun retour, ni lendemain
Moi, je m'y prépare et l'admet
Je suis calme contrairement
A d'autres qui, décidément,
Sont indisposés à crever

Fragile Existence Fulgurante

Je ne veux plus pleurer en cachette ma peine !Je ne veux plus attendre de vivre ce jourOù je pourrai enfin vivre le grand Amour !Je veux oublier tout : mes joies, mes peurs, ma Haine !
Je ne veux plus jamais faire semblant de vivre !Quitte à me brûler les ailes à tout vouloir,Je veux enfin être et avoir quelques espoirs,Vivre à cent à l'heure, vivre à m'en rendre Ivre !
Je ne veux plus devoir contenir mes passions.Je veux brûler d'un feu intérieur éternel,Qui me consume à vie, qu'il devienne charnel !Brûler comme une étoile avant son explosion !
Je veux vivre si fort que je serai tel Dieu !On croira que je suis fou où bien, éclairé !Je serai accusé, haï et adoré !Et dans ce vacarme, deviendrai silencieux !
J'aurai vécu si fort que je serai un dieu !Et comme après l'éclair, tout sera ténébreux !

L'ACTE

Le silence pleure un être cher disparu.Non, il ne pleure pas d'une tristesse amère,Mais bien d'une joie immense, pure et nue,Lui accordant le droit d'une vie éphémère.
Il accepte ce choix, le reconnaît meilleur.Sa vie n'étant jonchée que de nombreux malheurs,Ses illusions et son idée du bonheurPulvérisées, sa vie n'était plus que laideur.
Son acte n'est pas bon, il est juste le mieux.Qu'importe les suites, il s'est offert sa chance :Sortir de ses prisons, de son cœur orageux,De son corps sulfureux, de son âme en errance.
Ainsi pourra-t-il échapper aux apparences,A ce monde où l'amour se corrompt et se vend,A ce monde où l'argent détient plus d'importanceQu'un simple être humain ou que ses sentiments.

I would die for you

Les passions sont les maîtresses
De toutes nos actions, nos promesses
Je ne peux plus vous mentir
je ne puis plus vous sourire
L'eau a coulé, le sang est parti
Je ne suis plus, je vais mieux
Les ténèbres m'ont ensevelis
Mais la raison n'est pas du jeu
Les larmes ne peuvent être
Seules, l'origine souillée
De cet acte ; ne pas chercher
A tout prix à paraître
Trouver qui l'on est réellement
Afin d'être sûr de ne rien regretter
Le jour où les voiles du firmament
Nous emmèneront dans le monde de la Beauté
La Beauté, l'origine de toute chose
Est également la fin de celles-ci
Tout ce qui a un début, finit
Et bien ma vie se finit, commence la mort

Mon Maître

Mon cerveau est la prison d'une infinitéD'acteurs à différentes personnalités.Chacun croit être le personnage central,Celui qui sera déterminant ou vital.
Il y a le fou sanguinaire et assassin,Le visionnaire d'un futur sans lendemain,L'amoureux transit et l'aveugle cartésien,Ainsi qu'un poète égocentré et crétin.
Mais aucunes de ces parties n'a le pouvoirDe diriger cette sale vie sans espoir.Le vrai maître est ignoré, caché dans le noir.Il est commun à tous et pourtant illusoire.
S'il ne manifeste sa puissance jamais,Mais n'en restant pas moins le maître incontesté,C'est qu'il attend son heure déjà programmée,Monarque Noir à la patience calculée.

Illusion d'un jour, Désillusion d'une nuit

Illusion d'un jour, Désillusion d'une nuit ...Quand donc s'arrêtera La folie meurtrièreQui s'est emparée des hommes, les avilit ?Pourquoi faut il que l'on trouve la vie amère ?
A l'aube d'une vie, on veut la massacrer.N'y aura-t-il jamais d'espoir sur cette Terre ?Ne peut on un instant, notre gain, oublier ?L'homme pourra-t-il choisir autre que l'Enfer ?
L'homme est un éternel perdant sur tous les plans.Il ne sait pas vivre dans cette SociétéQui voudrait que tout soit prévu bien à l'avance.Pour toute règle, il n'a que l'imbécillité !
Avec lui, l'avenir n'existera jamais !Seul le passé saura demeurer après lui !L'homme est un éternel parfait retardataire !Il ne commence rien, il ne sait que finir !
Douloureuse vision d'un monde décadent,Hélas pour nous, insuffisamment réaliste !La Réalité est bien pire à ce silence.Je n'en ai certes pas de joie, je m'en attriste.
Oui, je préférerais un monde de bonheurOù chaque être humain aurait une importance,Et vivrait parmi la Nature avec ardeur !Hélas, l'humanité se plaît d'une autre danse ...

Déraison

Je veux pleurer car c'est l'unique voie pour vivrePleinement ses passions, le sourire interdit.
Quand bonheur et amour sont un monde oublié,Ôtant une raison à mon cœur isoléDe battre toujours et encore la chamade,Il ne me reste que les larmes en parades.
Pour pouvoir éprouver un sentiment, pleurer.Car sans ces secousses, il nous faudrait crever !
C'est pourquoi mes larmes salées sont ma passion,Au risque de perdre ma vie ou ma raison.

L'antidote du bonheur

Je veux vivre afin de crever ;Parce qu'il faut avoir étéPour pouvoir, grâce, n'être plus.
Je veux mourir pour enfin vivre ;Être plus brillant et plus vifQue cette lumière inconnue.
Je veux pleurer pour mon bonheur ;Paraître divin par mon cœurComme une belle tragédie.
Mon sourire est ma grande plaie ;L'unique point de pauvreté,Et de ma candeur, l'asphyxie !
Las, il me faut abandonnerTout espoir d'art décomposé,Trace légère d'un remords.
Entre être un génie ou un fou,Le commun doit être mon goût ;Ne rien emporter dans la mort ...

Le meilleur de moi, c'est Dieu

Dieu est un écrivain d'odes et d'odyssées.Je ne suis que l'auteur de vers plats et fanés.Durant toute ma vie, je poursuivrai la quêteD'un idéal humain susceptible de naître.
Idéal composé d'amour, de cœur et d'art,Qui fleuri sur les champs merveilleux du regard.Mais je sais que jamais mes pâles créationsNe pourront accoster au bord de la passion.
Seul Dieu sait naviguer sur la mer de beauté,Sur les terres de poésie, se promener,S'envoler dans les cieux de la passion sacrée,Tandis que nuit après nuit, je suis enterré.
Au plus profond de mon cerveau, de mes travers,Avec chacune de mes pensées, je m'enterre.Je ne sais que courir affolé vers ma mort,Poursuivant la perfection toujours et encore.

On veut tous être malheureux

Les sirènes au petit matin tournaient fort.Leur cri était celui de la vie en danger.On amenait à l'hospice un vieillard à sa mort,Sans autre spectateur que ces rues désertées.
De l'amour aux échecs, via la solitude,Les remparts de la vie l'encerclant lentement.Peu à peu son esprit prend plaisir à la chute,Et du bizarre, il passe à la noire démence.
Il boit, il fume, il est vagabond, sans personne,Membre à part d’une société aseptisée.Un soir, attendant, cuvant, que son heure sonne,Il sera emporté vers l'hospice bleuté.
Il pourra divaguer, comme unique témoin,Les ombres viendront assister à sa mort."D'être le plus malheureux des hommes, enfin,D'être le plus humain parmi ces humains morts,
J'aurais été heureux l'espace d'une vie.Ils n'ont jamais su comment me voler mes rêves,Et ne pourront jamais, comme mes souvenirs.Je ne laisserai rien dans ce monde trop blême."

La mer est agitée, pas autant que mon cœur

La mer est agitée, pas autant que mon cœur.L'oiseau est mort mais pas autant que ma vigueur.Je me suis noyé pour toujours dans ma passion.J'ai perdu mes rêves, quitté mes illusions.
Je ne suis plus un homme, je ne suis qu'une ombre,L'ombre de la mort, une ombre dans la pénombre.Je n'ai plus besoin de mourir car je suis mort.Je sais maintenant, bien trop tard, que j'ai eu tort.
J'ai eu tort de croire en l'amour, aux apparats.J'ai eu tort de croire à mon bonheur ici bas.J'ai eu tort, je le reconnais et c'est pourquoiJ’admets que l'amour ne peut pas être pour moi.
Condamné à vivre seul, non par quelqu'un d'autre,Mais me sera impossible de connaître autre.Solitaire par obligation, c'est affreux.Je dois me résigner à brûler seul d'un feu.
J'ai tout connu, bonheur, douleur. J'ai tout vécu.En vingt ans, j'ai tout fait, tout senti et tout vu.J'ai vécu quatre fois plus vite que la norme.Je dois payer le prix et rencontrer la mort.
Sous une forme ou une autre, je n'ai plus rienA vivre ni aimer. Je ne suis plus humain.Je suis un végétal. Non, même pas, son ombre.Qu'importe le moyen, je dois trouver ma tombe.

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