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Foison de vies - Chapitre 9

Par Deuxcentcinquanteetun @DeuxCent51

Chapitre 9

Vie 1

Effectivement, les premières années d'université, apprenant les sciences, il revoit de temps en temps ce petit groupe, dispersé dans différentes spécialités. Le rythme n'est évidemment plus le même. Tout le monde est bien occupée par ses études. L'intensité du travail à fournir est sans comparaison avec le lycée. Mais malgré cette occupation de son esprit-raison par ses études, ses interrogations sont toujours aussi fortes, et ses écrits reflètent le début d'une quête dont il ne discerne pas encore les contours. Comme les rencontres sont rares, il passe beaucoup de temps dans sa chambre d'étudiant, seul, devant son bureau. Quand il ne travaille pas, il écrit, il écoute de la musique.
Il tente bien de rencontrer des femmes, jeunes comme lui, ignorant tout de la vie. Mais ce sont des successions d'échecs, avec un peu plus de courtoisie que lors de sa prime jeunesse. Pas de railleries, juste un non simple et gentil, comme avec celle qu'il continue d'aimer. Ces autres femmes, non, il ne les aime pas. Il les désire. Et cette tension entre ses sentiments et ses désirs s'accroit, le rendant de plus en plus fragile.

Sombres soupirs

Les ombrages mornes de mon cerveau décrépi
Ne laissent transparaître aucun espoir à venir.
L'oubli ténébreux des âges passés, éventés,
N'a plus aucun charme pour ce corps si délabré.

L'Avenir incertain dans ce monde si macabre
N'est pas d'un grand secours pour l'homme seul asocial.
Bien que les souvenirs gardent de beaux paysages,
Rien n'y fait, l'horreur, de l'amour, est indissociable.

Et pourtant, ce n'est pas par un manque de courage
Que l'homme reste seul, oublié et sans partage,
De la prison rouillée de son cœur en marécages.

Son destin n'offre pas de branches moins vermoulues
Qui pourraient lui sauver sa sombre vie ou sa muse.
Il ne lui propose que de goûter la ciguë !

Un jour, une nuit, il fait comme les autres. Lors d'une de ces fêtes étudiantes, il s'approche d'une jolie femme. Et les choses s'enchaînant, ils ont une relation. Mais sa tête est prise dans un étau. Son corps apprécie, mais son cœur n'est pas en accord. Alors il essaye de s'aveugler, de se mentir. Il invente un amour de toute pièce. Il y croit, presque. Mais au fond de lui, il sait : ceci n'est que physique et cela ne lui plait pas du tout. Il ne veut pas de relations faussées. Là où il est rassuré, c'est qu'elle non plus de l'aime pas et met fin à leur relation.
Il ne voudra plus jamais se mentir. Il ne veut pas mentir. Il ne veut pas être autre chose que lui-même, pleinement, entier, quitte à connaître la solitude et le Spleen toute sa vie. Mais souffrir, c'est vivre aussi, c'est se sentir vivant !

Fragile Existence Fulgurante

Je ne veux plus pleurer en cachette ma peine !
Je ne veux plus attendre de vivre ce jour
Où je pourrai enfin vivre le grand Amour !
Je veux oublier tout : mes joies, mes peurs, ma Haine !

Je ne veux plus jamais faire semblant de vivre !
Quitte à me brûler les ailes à tout vouloir,
Je veux enfin être et avoir quelques espoirs,
Vivre à cent à l'heure, vivre à m'en rendre Ivre !

Je ne veux plus devoir contenir mes passions.
Je veux brûler d'un feu intérieur éternel,
Qui me consume à vie, qu'il devienne charnel !
Brûler comme une étoile avant son explosion !

Je veux vivre si fort que je serai tel Dieu !
On croira que je suis fou où bien, éclairé !
Je serai accusé, haï et adoré !
Et dans ce vacarme, deviendrai silencieux !

J'aurai vécu si fort que je serai un dieu !
Et comme après l'éclair, tout sera ténébreux !

Plus le temps passe, le niveau de ses études avec, plus sa conscience s'affirme. La perfection est son crédo. Il ne veut se compromettre en rien, comme son héros favori. Il veut vivre selon ses mérites et non selon les concupiscences et les petits arrangements entre amis, ces éléments qui fondent la société qui l'entoure. Non, il veut être meilleur. Non pas "le" meilleur, mais pour lui-même. Il veut trouver les réponses à des questions de plus en plus difficiles.
Ses études s'affirment, avec une distance avec le modèle imposé, mais peu lui importe s'il s'en retrouve exclu. Il continue son chemin. Il n'est pas encore brillant, il n'a pas encore atteint un niveau d'excellence, mais il y travaille.

Le meilleur de moi, c'est Dieu

Dieu est un écrivain d'odes et d'odyssées.
Je ne suis que l'auteur de vers plats et fanés.
Durant toute ma vie, je poursuivrai la quête
D'un idéal humain susceptible de naître.

Idéal composé d'amour, de cœur et d'art,
Qui fleuri sur les champs merveilleux du regard.
Mais je sais que jamais mes pâles créations
Ne pourront accoster au bord de la passion.

Seul Dieu sait naviguer sur la mer de beauté,
Sur les terres de poésie, se promener,
S'envoler dans les cieux de la passion sacrée,
Tandis que nuit après nuit, je suis enterré.

Au plus profond de mon cerveau, de mes travers,
Avec chacune de mes pensées, je m'enterre.
Je ne sais que courir affolé vers ma mort,
Poursuivant la perfection toujours et encore.

Il doit encore se spécialiser. Mais vers quoi ? Les Mathématiques et leur existence dans l'esprit humain, la véritable science absolue ? La physique et ses expériences infinies, ses théories construites puis démontées ? Un mélange des deux... Il opte pour l'astronomie et l'astrophysique, L'espace, cet infini au-dessus de sa tête, pourrait abriter des réponses à ses questions. Mais pour le moment, il lui faut encore apprendre et faire ses preuves...

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