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14e Rosskopflauf: POUR VOIR LA VIE EN BLEU

Publié le 17 juillet 2018 par Marathonien67
14e Rosskopflauf
POUR VOIR LA VIE EN BLEU
Une matinée sportive pas comme les autres... Le carrosse et le maillot étaient bleus. Envie de voir du beau jeu. D'en finir avec les Ť moi, je ť. Besoin d'se sentir heureux. D'oublier tous les p'tits bleus. Une étoile, bientôt deux. Des étoiles, plein les yeux. Départ ŕ deux, sous un ciel bleu, en attendant la victoire des bleus.
14e Rosskopflauf: POUR VOIR LA VIE EN BLEU
 
Ce dimanche 15 juillet, nous faisons un petit saut de l'autre côté de la frontičre, ŕ Heuweiler, tout prčs de Fribourg, pour disputer une magnifique course de montagne. Au menu du jour, 18,4km avec 560D+ sur un circuit constitué d'une grosse montée et d'une belle descente sur de jolis sentiers forestiers. L'épreuve compte pour le trophée de la Foręt Noire. Je ne l'ai pas spécialement préparé mais j'espčre tout de męme finir dans le TOP 5. 
 
Pour l'occasion, la petite mascotte est de la partie. Hier soir, elle s'est dirigé vers la gamelle bleue, délaissant celle aux damiers rouges et blancs, autant dire que c'est bon signe pour le match de ce soir. Quatre ans aprčs la "Mannschaft", les bleus vont-ils ętre sacrés champions du monde ?  Sacrebleu, on l'espčre, 20 ans aprčs le sacre du Mondial 98.
 
En Allemagne, ce matin, pas de stade plein ŕ craquer, ni de ballon au bout du pied mais un terrain de jeu et un but. La deuxičme étoile est toute proche mais avant de pouvoir vivre ce moment historique confortablement installé dans le canapé, on va d'abord se dépenser. Courir en Allemagne, c'est vraiment le pied ! Ici personne ne vous casse les pieds.

C'est au parc des sports du village, que le départ est donné ŕ 10h00 tapantes. D'entrée de jeu, Fritz Koch allonge la foulée et prend la poudre d'escampette. Le vainqueur sortant tente de s'offrir un peu de marge avant les premičres rampes, sachant que son principal adversaire, Maximilian von Lippe, est un vrai spécialiste des courses de montagne alors que lui a plus un profil de routard. 

 
Et moi, dans tout ça, me direz-vous ? Et bien, moi, je me tiens légčrement en retrait, trouvant le rythme imposé par l'homme de tęte un peu suicidaire au vu de la chaude météo et du profil de la pente que nous allons devoir affronter.  
Finalement, Fritz loupe le coche (ou le Koch). Son accélération initiale ne suffit pas ŕ faire la différence puisqu'un petit kilomčtre plus loin, au bas de la premičre bosse, il est rejoint par Maximilian von Lippe, le meilleur grimpeur de la région.
 
Par la suite, les deux favoris se jaugent, s'observent dans la montée. Presque sans forcer, je fini par accrocher la fusée, tandis que dans mon dos, Chris Klenk et Dominik Meier s'accrochent avec hargne se sachant bons descendeurs.
Pour avoir déjŕ affronté Fritz Koch lors d'une épreuve du męme type, en début d'année (la course du Kaisersthul), je sais qu'il se débrouille plutôt pas mal lorsque la pente s'incline. En tous cas, surement mieux que moi.

Par contre, en montée, nous avons un niveau similaire et aprčs avoir du laisser filer un Maximilian von Lippe trčs costaud dans la pente, nous atteignons ensemble le point culminant de l'épreuve (au km 9).

 
La descente qui suit, mon camarade de route l'entame ŕ toutes berzingues et sort petit ŕ petit de mon champ de vision. Trop de crispations, je n'arrive pas ŕ défaire le frein ŕ main. D'habitude, je me régale quand ça descend mais lŕ, c'est un peu le contraire, j'ai fait une montée plutôt correcte mais maintenant je pioche en descente.
 
Ŕ l'avant de la course, Maximilian von Lippe, qui a profité des pentes les plus abruptes pour se donner un peu d'air avant la grosse descente, espérait sans doute pouvoir résister au retour de tous ses poursuivants jusqu'au bout. Hélas pour lui, il verra Fritz Koch fondre sur lui comme un aigle et ne parviendra pas accrocher sa foulée de celui qui a récemment fini second du semi-marathon de Fribourg.
 
De mon côté, aprčs avoir effectué une montée plus que correcte, je n'arrive pas ŕ me relâcher dans la longue descente. L'excčs de crispation commence ŕ se faire sentir, j'ai mal aux bras, ça me tire dans les épaules alors que c'est plutôt les quadriceps qui devraient morfler. Heureusement, je parviens ŕ contrôler le retour de mes poursuivants et ŕ conserver ma place, en jetant quelques coups d'˝il dans le rétro.
 
En toute fin de course, je commence ŕ apercevoir le maillot de Maximilian von Lippe. Je refais une partie de mon retard sur lui mais je dois, au final, me contenter de la 3e place.
 
Il fait chaud. Le soleil cogne fort dans la Foręt-Noire. Comme Pavard, il a une frappe de bâtard. Dans la zone d'arrivée, je m'allonge sur la pelouse du stade de foot le temps de me refaire le portrait. Le temps de retrouver mes esprits et je retrouve ma championne et notre chčre mascotte. La douche sera méritée, le passage sur le podium le sera aussi, et męme la place dans le canapé. J'ai vraiment le sentiment d'avoir tout donné. Maintenant, place au match des bleus ! 
 
Résultats/14e Rosskopflauf/Dimanche 15 juillet

1 Fritz Koch Drescher Running Outdoor Freiburg 1:13:59  
2 Maximilian von Lippe DJK Schwäbisch Gmünd 1:14:26  
3 Samir Baala Strasbourg Athletisme 1:14:49     
4 Chris Klenk GER 1:15:05  
5 Dominik Meier TuS Badenweiler GER 01:15:09
J'ai la haine comme ŕ Mexico...

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