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3. Klosterlauf: UN APRÈM POUR UN CORPS FERME

Publié le 02 octobre 2018 par Marathonien67
3. Klosterlauf
UN APRČM POUR UN CORPS FERME
Par un beau dimanche d'automne ensoleillé, nous nous sommes rendus dans la petite localité allemande de Schuttern (ŕ 30mn de route de Strasbourg) pour disputer une course de 10km composée de quatre boucles de 2,5km. Le départ donné ŕ 15h00 nous a permis d'éviter le p'tit coup de froid matinal et c'est avec un thermomčtre frôlant les 25 degrés que nous nous sommes élancés.
 
3. Klosterlauf: UN APRČM POUR UN CORPS FERME
C'est parti pour 10km en individuel ou en relais de quatre coureurs, le tout dans une ambiance
de feu. Le circuit de l'épreuve est composé de quatre boucles de 2,5km ce qui permet de bénéficier
des encouragements du public la majeure partie du temps.
Franchement, celle-lŕ n'était pas prévue. C'est sur un coup de tęte que tout s'est décidé. Ce dimanche, je venais ŕ peine de terminer mon footing du matin (celui qui ne compte pas) quand, chez moi, je suis tombé sur un prospectus de course comme on en trouve des tas sur les tables des salles polyvalentes lors des épreuves sportives. En regardant de prčs le feuillet, je me suis souvenu l'avoir ramassé, en juin dernier, lors de ma participation ŕ la Sonnwendlauf (la course du soleil, en allemand).

Petit coup d'˝il sur la date : pas de doute, c'est bien aujourd'hui. Le temps d'avaler un plat de pâtes, de faire mon sac, et hopla c'est parti ! Avec Carole, je décolle vers lŕ oů le cardio s'envole.


Sur le plan logistique : C'est pratique. le village oů vont se dérouler les festivités ne se trouve qu'ŕ deux pas. Du coup, j'regarde le ciel et j'dis : Ťmerci pour l'combat ! ť
Pas besoin de vous faire un dessin: vous savez tous qu'il n'y a rien de mieux qu'un peu de sport le matin pour garder un corps sain. Et aussi que la pratique du sport le soir permet de ne pas broyer du noir. Mais saviez-vous que courir l'aprčm permettait de se forger un corps ferme (rires) ?
Et ben dis donc, en voilŕ une bonne raison pour bousculer les petites habitudes du quotidien.
Comme je le disais tout ŕ l'heure, cette course n'était pas prévue. C'est sur un coup de tęte que tout s'est décidé... Du coup, maintenant, va falloir que les jambes suivent. Et ça, c'est pas franchement gagné. Ayant fractionné vendredi, je ne suis pas sűr d'avoir du mordant.
Aprčs avoir récupéré mon dossard, me v'lŕ au départ oů depuis une bonne dizaine de minutes, le speaker n'arręte pas de vanter les mérites de Sébastian Karl, la star local, un bon coureur de 800m, titulaire d'un record en 1'48''.
Sébastian est originaire d'ici mais sera-t-il prophčte dans son pays ?
Dans les rangs, je ne connais pas grand monde. Je vois des visages affűtés, quelques gusses "virgulés" ŕ quatre épingles, mais l'habit ne fait pas forcement le moine. Je ne sais pas ŕ quelle adversité je vais devoir faire face. Je pars avec l'idée de m'accrocher aux premiers. On verra bien comment ça va se passer. Advienne que pourra. De toute maničre, quoi qu'il arrive j'aurais le sourire ŕ l'arrivée. Le plaisir avant tout. 
Il est possible de disputer cette course de 10km par équipe de quatre. Chaque relayeur devant parcourir une boucle de 2,5km. Du coup, le départ est assez explosif. Dčs le coup de feu, un homme part comme une bombe et se détache du peloton.
C'est dans la foulée de ce sportif pressé que je me retrouve en compagnie de Sébastian Karl, la star local, et de David Mild, que je connais bien pour avoir disputé pas mal d'épreuves dans le secteur en sa compagnie. Pour lui, comme pour moi, c'est Ť une premičre ť ici, et nous sommes tous les deux agréablement surpris par l'ambiance qui rčgne aux abords de l'arche sous laquelle nous passons ŕ la fin de chaque tour. Les encouragements du public sont nombreux et font du bien au moral. Męme les gens attablés dans leur jardin nous applaudissent chaleureusement lorsque nous passons devant leur maison. 
L'homme de tęte continue d'appuyer sur le champignon. En jetant un petit coup d'˝il sur son châssis moteur, je m'aperçois qu'il porte un dossard jaune alors que le mien est vert. Ŕ présent, c'est clair: on ne court pas dans la męme cour. Ce grand gaillard dispute le relais alors que moi je joue le classement individuel.

Ŕ la fin du premier tour, le coureur pressé passe le bâton qu'il tenait dans sa main droite ŕ un de ses coéquipiers, qui l'imite en partant, ŕ son tour, comme un avion.


Un tour se termine et nous entamons le deuxičme.
Alors qu'au départ, je m'évertuais ŕ rester dans la roue, je me retrouve ŕ mener la danse sans vraiment le vouloir. Pour le moment, Sébastian et David répondent toujours présent mais je sens que j'en ai encore sous le pied en cas de besoin. Et ça, vu que j'compte pas sur Ť la chatte ŕ Dédé ť pour gagner, ça tombe plutôt bien.   
Le train n'est pas trčs soutenu mais vu que ça tourne pas mal, il faut relancer ŕ chaque fois et ça finit par peser lourd dans les cannes.
David Mild lâche prise ŕ la fin du deuxičme tour et Sébastian, qui commençait ŕ montrer des signes de fatigue dans le 3e, me laisse entamer la derničre boucle en solo, non sans avoir lutté bravement.
J'avoue que ce décrochage m'arrange plutôt bien parce qu'une arrivée au sprint avec lui aurait été problématique et sans doute fatal pour moi. Pour parcourir 800m en 1'48, il faut avoir des qualités de sprinter que je n'ai pas. Mais, bon, heureusement pour moi, ce scénario lŕ ne se produira pas. Ou du moins pas cette fois. Et, la fin de course est assez simple ŕ gérer.
Dans le final, je me fraye un chemin en zigzaguant entre les participants auxquels j'ai pris un tour. Tout en mettant la gomme, je slalome.
Dernier virage, derničre ligne droite, derniers efforts. En sentant la victoire venir, je prends le temps de savourer. Tout ŕ l'heure, en venant ici, je ne pensais pas forcement Ť lever les bras ť Mais tout porte ŕ croire que je me suis levé du bon pied et que le footing matinal (celui qui ne compte pas) m'a fait du bien.

En compétition, c'est pas tous les jours fęte alors il faut savoir apprécier les bons moments qui se présentent.Tout comme il faut savoir rebondir aprčs une défaite.


Ce dimanche, la victoire (pas la chance) me sourit mais je sais que les compteurs seront remis ŕ zéro la prochaine fois. Et encore, si et, seulement si prochaine fois il y a. En effet, on ne peut ętre sűr de rien dans la vie. Pour exemple, Carole et moi pensions aller voir "le Grand" Charles Aznavour, en concert, en novembre, au Zénith de Strasbourg. On sait aujourd'hui que ce ne sera pas (plus) possible.
3. Klosterlauf: UN APRČM POUR UN CORPS FERME

Sur un des murs de l'école du village de Schuttern, un visage familier apparaît.
Alf, l'extraterrestre cathodique des années 80, va revenir ŕ la télévision
Un projet de reboot de la trčs populaire sitcom est dans les cartons de Warner Bros.
3. Klosterlauf 30-09-2018
Résultats/Tour par tour
1. Samir Baala 00:33:38   00:08:15 00:08:33 00:08:26 00:08:25  
2. Sebastian Karl 00:34:01   00:08:14 00:08:34 00:08:28 00:08:45 
3. David Mild 00:34:26   00:08:15 00:08:38 00:08:48 00:08:45  
4. Simon Eichler 00:35:02   00:08:30 00:08:41 00:08:57 00:08:53  
5. Jannis Günther 00:35:04   00:08:27 00:08:45 00:09:08 00:08:45
"Tu crois tout savoir, mais si tu savais comment nos c˝urs résonnent"

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