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Revenir à Colette (1873-1954.) Le Blé en herbe (1923) adapté à l'écran par Claude Autant-Lara (1954)

Par Mmediene

Romancière, comédienne itinérante, actrice de music-hall, journaliste, Colette fut aussi une fervente militante pour les droits des femmes. Sa vie vécue dans l'absence de toute contrainte après sa séparation en 1906 avec son mari Willy, permit à sa conception de l'amour de faire évoluer les mœurs de son temps vers plus d'équité dans la conjugalité et de liberté dans la gestion des sentiments.
Le portrait de Colette (1953) est de Madame D'Ora (Dora Kallmus) photographe des célébrités des années 1920.
En complément de cette notice lire dans ce blog l'article"Les deux amies" dans la peinture autour des années 1900 ou l'art lesbien où il est question des amours de Colette.

Je vous propose de regarder Le blé en herbe (1923) de Colette adapté à l'écran par Claude Autant-Lara en 1954, année de la mort de la romancière. Même s'il manque une bonne partie du film le propos de Colette garde toute sa force provocatrice et mérite d'être regardé.


Alors que Phil et Vinca âgés de 16 ans se connaissent depuis l'enfance et passent leurs vacances à la mer, Phil fait la connaissance de la belle Camille, femme mûre dont il va tomber sous le charme et découvrir les plaisirs de la chair.

1954, ce fut un scandale. L'adaptation du roman de Colette permettait à un plus grand nombre de découvrir les amours interdites entre une femme et un jeune garçon. Il faut donc bien le situer dans son époque, car si vous découvrez ce film, la déception risque d'être grande. Il a bien mal vieilli tant pour sa mise en scène très convenue, que pour le jeu des acteurs, pincé et mécanique. Critique du film (auteur non identifié)
En
On peut apprécier l'éclat rayonnant d'Edwige Feuillère, et la beauté de Nicole Berger, qui malheureusement décédera accidentellement une dizaine d'année plus tard. L'une et l'autre s'adonnent à une récitation ininterrompue de monologues et dialogues que le jeune Pierre-Michel Beck annone péniblement.
Ce n'est donc pas tant la réalisation qu'il faut retenir, que son propos, outrancier pour l'époque. Et je pense tout aussi provocateur aujourd'hui, face au puritanisme latent, et à l'idéologie bien-pensante qui nous fait rechercher en vain, les successeurs de Coluche et Desproges.
Il fallait donc le faire, ce film pour évoquer à la sortie de la seconde guerre mondiale, la liberté des mœurs, parler de vérité sexuelle au cœur d'un huis clos petit bourgeois dont Claude Autant-Lara était issu. Il s'y attaque par le biais de l'évocation de ces liaisons dangereuses (aucune scène directe, tout en suggestion), initiation sentimentale dont le cinéma se nourrit encore et toujours.


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