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Covid 19 : « La Vie avec… » depuis 1 an

Publié le 30 mars 2021 par Franckbaty @Bouygues_C
Covid 19 : « La Vie avec… » depuis 1 an

Les données quantitatives présentées dans cet article sont issues d’une enquête réalisée en ligne par l’ObSoCo (Observatoire Société & Consommation) sur le panel de Respondi du 19 au 26 janvier 2021 pour le compte de Bouygues Construction sur 3 champs d’étude : le cadre de vie idéal, le logement comme cadre de travail et l’engagement dans les initiatives locales et citoyennes autour du Covid 19.

L’attitude des Français face à l’épidémie de Covid 19

Dans l’ensemble, le niveau d’inquiétude face au coronavirus est bien inférieur à ce qu’il était au début de la pandémie et il se stabilise depuis novembre 2020. Néanmoins, environ 1 Français sur deux reste inquiet pour sa santé et près des 2/3 le sont pour leurs proches. Alors que l’actualité se focalise sur les variants, 31% des répondants ne se sentent pas en capacité de se protéger face au virus, c’est 9 points de plus qu’en fin d’année dernière. Dans ce contexte, les Français se montrent de plus en plus critiques face à la gestion de l’épidémie par les autorités : le niveau de mécontentement augmente considérablement depuis le premier confinement malgré une légère et brève accalmie durant la période précédant les fêtes de fin d’année. A l’heure actuelle, 79 % des personnes interrogées jugent négativement la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, dont 35 % qui l’estiment « très mauvaise ». 27 % la jugent bonne, mais seulement 3 % « très bonne ».

53% : les désillusions du « monde d’après » ?

Face à la lassitude de l’épidémie et à un avenir perçu comme menaçant…53% des Français espèrent aujourd’hui un retour rapide à la situation d’avant crise sanitaire. C’est 21 points de plus que l’été dernier !

Un tiers se focalise sur le pouvoir d’achat (+3 points), un tiers sur la démondialisation (-5 points), un peu plus d’un quart aimeraient une accélération de la transition écologique (-6 points).

Le cadre de vie idéal

L’envie de vivre ailleurs se renforce dans les grandes villes

S’ils en avaient la possibilité, la moitié des Français choisiraient de déménager. Cette proportion est en légère baisse (-6 points depuis juillet 2020) mais reste importante. Elle est particulièrement prégnante parmi les habitants des grandes villes (en notamment Paris), qui sont maintenant 38% à déclarer qu’ils aimeraient « beaucoup » déménager, soit 16 points de plus qu’avant le démarrage de la crise sanitaire ! A noter : 29% des sondés ne souhaitent « pas du tout » déménager. C’est 8 points de plus qu’en juillet 2017.

Si l’attrait pour la ville à taille humaine néanmoins proche des aménités de la grande ville reste prépondérant (27%), on note une hausse de 5 points de la part des Français qui choisiraient l’habitat isolé à la campagne par rapport à 2017, qui s’établit maintenant à 20%. De même, la petite ville ou le village éloigné des grands pôles urbains prend lui aussi 5 points sur la même période. Une tendance qui semble très liée à la pandémie de Covid 19 et dont il faudra vérifier si elle se maintient et se transforme tant les Français soulignent aussi par ailleurs leurs besoins de proximité des aménités.

L’attrait pour la nature, toujours, mais aussi le besoin d’espace

L’épidémie de Covid 19 et les mesures prises pour l’endiguer ont agi comme des catalyseurs en matière de priorités chez les Français pour leur lieu de vie. On retrouve ainsi les mêmes motivations dans le trio de tête, mais ces motivations se sont renforcées : le souhait d’un climat agréable (41%, +4 points), le contact avec la nature (40%, +2 points) et la proximité de ses amis et de sa famille (38%, +2 points). La plus forte progression concerne l’envie de disposer de beaucoup d’espace avec une augmentation de 6 points par rapport à la période d’avant crise. Inversement, la proximité de son lieu de travail est un élément de moins en moins important du cadre de vie idéal, probablement un effet de la démocratisation du télétravail. A noter que les priorités en matière de cadre de vie idéal diffèrent selon l’âge, les jeunes privilégiant, davantage que leurs ainés, la proximité de leurs amis et famille, celle de leur lieu de travail ou encore le fait de disposer d’espace.

Le logement comme cadre de travail

Le confort du logement comme priorité

La crise sanitaire liée au Covid 19 a contraint les Français à passer beaucoup plus de temps dans leur logement et a pu générer des envies d’amélioration et de changements au sein de celui-ci. Interrogés sur ce qu’ils modifieraient en priorité, ils indiquent en premier lieu le renforcement de la performance énergétique de leur logement et son confort thermique. Si cette préoccupation résonne avec la prise de conscience de l’impact environnemental de la consommation énergétique, elle n’est pas non plus étrangère au souhait de réaliser des économies.

L’isolation sonore arrive quant à elle en 2ème position des éléments que les Français aimeraient changer dans leur logement. Si cette préoccupation ne date pas de la crise sanitaire Covid 19, celle-ci l’a sans doute rendue d’autant plus prégnante avec les épisodes de confinement.

A noter : l’expérience du télétravail ne modifie pas sensiblement les souhaits de changements dans le logement. Sans surprise, les télétravailleurs se montrent légèrement plus préoccupés par la connexion internet (qualité, vitesse et répartition dans les pièces) que l’ensemble des Français.

Plus d’un télétravailleur sur 2 ne disposait pas d’espace dédié au travail dans son logement

Plus du tiers des foyers français ont compté au moins un de leur membre en télétravail depuis le début de la crise sanitaire Covid 19. Le recours au télétravail est très marqué socialement : les individus financièrement aisés, diplômés du supérieur et CSP+ étant ceux qui ont le plus recours au télétravail.

Néanmoins, avant la crise, plus d’un télétravailleur sur 2 ne disposait pas d’espace permettant de travailler à distance dans leur logement. Avec la crise, 30% d’entre eux ont pu aménager un espace (pièce dédiée ou espace permanent au sein d’une autre pièce) pour pouvoir télétravailler.

On comptait cependant encore, en janvier 2021, 30% de foyers de télétravailleurs pour lesquels aucun espace précis n’était dédié au télétravail dans le logement. Pour autant, l’appétence pour les espaces de travail partagés reste assez faible : 32% des actifs en télétravail se disent prêts à les utiliser s’il en existait à proximité de leur domicile, dont seulement 5% avec certitude.

Initiatives locales et citoyennes

Une implication citoyenne en baisse…

Le début de la pandémie de Covid 19 a été marqué par un élan de solidarité qui avait entrainé la multiplication de petites initiatives. Alors que la crise dure depuis maintenant près d’un an, que la lassitude s’est installée et la stupeur des premiers temps retombée, ces gestes d’entraide sont en recul. Ainsi, la motivation des Français à s’impliquer dans des causes et projets utiles à la société est en baisse notable depuis mi-2020 (30% des Français, soit 9 points de moins qu’au printemps). De même, les initiatives de solidarité mesurées au printemps (faire des courses pour d’autres personnes, participer à des démarches de solidarité dans son quartier) accusent une baisse de la part de Français qui disent s’y impliquer.

Ce recul de l’élan vers l’autre se constate également dans les relations de voisinage : bien qu’une part non négligeable (30% des répondants) affirment avoir renforcé leurs liens avec leurs voisins depuis le début de la crise Covid 19, c’est 6 points de moins qu’en mai 2020. Par ailleurs, seulement 6% des Français déclarent participer à un réseau social de quartier pour échanger services ou coup de main entre voisins. Pour autant, 42% nous disent qu’ils seraient à le faire. De même, 59%déclarentqu’ilspourraient s’impliquer dans un projet (bénévolat, engagement associatif) ou une cause, quand 17%le font déjà.

…qui appelle à lever les contraintes à l’engagement et à renforcer l’information sur les dispositifs existant

Dès lors, comment encourager l’implication dans ces initiatives citoyennes ? Les principaux moteurs de l’engagement relèvent de l’attachement pour la cause et du plaisir à s’impliquer. En somme, lorsqu’il s’appuie sur des motivations intrinsèques et qu’il ne s’assimile pas à une contrainte. Car les principales difficultés soulevées par les personnes qui souhaiteraient s’impliquer davantage concernent justement la contrainte de temps (43%) et d’adaptation à leur emploi du temps (19%), devant l’envie (27%). Non négligeable également, 25% mentionnent, d’une façon ou d’une autre, le déficit d’informations ou d’accompagnement (savoir à qui s’adresser, être informé des structures associatives, être guidé dans ses choix de missions de bénévolat) comme un frein à leur engagement.

Si les motivations varient peu selon le type d’implication, on notera toutefois que la fierté de contribuer à une cause est davantage mise en avant chez les personnes qui participent à des démarches de solidarité dans leur quartier ou celles qui ont fabriqué masques ou blouses pour d’autres personnes.

Les données quantitatives présentées dans ce rapport sont issues d’une enquête réalisée en ligne par L’ObSoCo pour Bouygues Construction sur le panel de Respondi du 19 au 26 janvier 2021.

L’étude a été conduite sur la base d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population de France métropolitaine âgée de18 à 75 ans. La représentativité de l’échantillon a été construite par la mise en place de quotas sur les critères suivants : âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, région et taille de l’agglomération de résidence, niveau du diplôme le plus élevé. Les données ont été redressées sur l’ensemble des variables « quotas » afin de pallier les écarts résiduels entre la structure de l’échantillon et celle de l’ensemble de la population.


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