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Trouver un agent littéraire: pas si simple...

Par Lise Marie Jaillant

Livre_sur_un_banc Attirer l'attention d'un agent littéraire est le but de nombreux wannabes (le mien en tout cas!). Rappelons qu'en Grande-Bretagne, l'agent est un passage quasi-obligé. La plupart des éditeurs prestigieux refusent les manuscrits envoyés par la Poste, pour ne pas gonfler leur slush pile. Système qui a l'avantage d'être honnête: je n'ai jamais vu quelqu'un de chez Bloomsbury ou Jonathan Cape prétendre publier des inconnus. Tout le monde sait qu'il faut passer par un literary agent, c'est accepté, point final.

Et pourtant, le mécontentement gronde dans les rangs des wannabes britanniques et autres écrivains débutants. La raison? Les agents sont accusés de formater l'écriture: ils encourageraient les auteurs à écrire pour un marché. Par exemple, dans ce témoignage du Guardian, Mark Liam Piggott raconte que son agent lui a quasiment commandé d'écrire un thriller, alors que lui avait autre chose en tête. Résultat: aucun éditeur n'a voulu de ce roman raté. Et c'est uniquement quand il a contacté directement des éditeurs indépendants qu'il a fini par se faire publier. Sans l'aide d'un agent.

Tout ça pour dire que dans l'édition, rien n'est simple. Si vous arrivez à trouver un agent, adieu la liberté créatrice (à moins d'avoir déjà un nom vendeur: les Tom Wolfe, Ian McEwan, Martin Amis n'ont aucun compte à rendre à personne). Mais si vous êtes en bas de l'échelle, c'est la galère, en Angleterre, comme en France.

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