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L'enfant Merehdian, Magali Villeneuve - La dernière Terre #1

Par Bouchondesbois @Bouchondesbois
Je vous l'avais dit dans mon IMM de dimanche dernier : sitôt ma lecture en cours terminée, je me jetais sur ce joli pavé, tant la chronique de Belledenuit m'avait conquise. Il est assez rare que je me précipite ainsi sur un livre fraichement acquis mais, là, impossible d'y résister : j'ai rarement été aussi irrésistiblement attirée par un roman, tous genres confondus.L'enfant Merehdian, Magali Villeneuve - La dernière Terre #1
L'hisoire: Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre. Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres. Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ? 
Mon avis : Voilà. Je viens de tourner la dernière page de L'enfant Meredhian, après avoir tenté de le faire durer encore, et encore. Et si cela fait dix bonnes minutes que je tiens ce livre serré contre moi, cela n'empêche pas mes larmes de continuer à couler, sans interruption. Je me sens vidée. Dépossédée. Anéantie. Est-ce assez clair ? Très chère Magali, vous venez de me mettre une claque en pleine figure, comme peuvent en témoigner mes pommettes rougies, mes yeux gonflés.J'ai senti qu'il se passait quelque chose avec ce livre bien avant d'en atteindre la moitié. Et c'est pourquoi j'ai ressenti le besoin d'en apprendre davantage sur la personne ayant déniché ce joyau, et d'en faire un article afin de vous faire partager cela. Ne nous leurrons pas : il s'agissait juste d'un moyen détourné pour faire durer un peu plus cette lecture, pour m'y immerger encore davantage. Pourtant, et malgré la superbe chronique de Belledenuit, je partais avec quelques aprioris : la chronique de Galleane m'avait quelque peu effrayée, celle-ci mentionnant une lenteur de l'action dont j'ignorais tout. Mes craintes se sont rapidement dissipées, cela dit : ce livre est une pure merveille. Rien que cela.