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Osaka Mayor's Cup : Kaitlin Quevedo pour un premier sacre américain ?

Publié le 11 octobre 2023 par Francky
Osaka Mayor's Cup : Kaitlin Quevedo pour un premier sacre américain ?
La cinquième des sept épreuves J500 (les tournois les plus côtés du circuit Junior après les Grands Chelems) a débuté lundi 9 octobre dans le bel écrin du Satsubo Tennis Center à Osaka. Sans la présence de la majorité des joueuses du top 10, l'épreuve fondé en 1993, remportée dans le passé par Amélie Mauresmo, Caroline Wozniacki (la seule à l'avoir gagné deux fois) et Victoria Azarenka, s'annonce plus ouverte que jamais.
Plusieurs questions se posent. Devenue la chasse gardée des japonaises qui ont glané les deux dernières éditions grâce à Hayu Kinoshita en 2021 et Sara Saito en 2022 (dans des finales à chaque fois cent pour cent nipponnes), le prestigieux tournoi peut-il encore être remporté cette année par une locale ? Une européenne pourrait-elle aller jusqu'au bout sachant que le vieux continent apparaît comme étant le plus représenté au palmarès de la Coupe (la française Diane Parry est la dernière compétitrice issue de l'Europe à avoir soulevé le trophée en 2019) ? Enfin, les américaines vont-elles parvenir à briser la malédiction qui les poursuit depuis trois décennies ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucune joueuse originaire des États-Unis n'est parvenue à gagner la Mayor's Cup depuis sa création. En 1994, Corina Morariu avait échoué en finale contre la sud-coréenne Jeon Mi-ra. Elle est encore aujourd'hui la seule représentante de la bannière étoilée à avoir atteint ce stade.
Concernant cette dernière question, les États-Unis ont de sérieuses chances de remporter enfin cette victoire qui leur échappe depuis longtemps. Un nom est sur toutes les lèvres, celui de Kaitlin Quevedo (photo ci-dessus), qui arrive dans le tournoi en tant que tête de série numéro une et en pleine confiance après une première moitié de saison lucrative sur le plan des résultats. Victorieuse de quatre tournois en 2022, la joueuse de dix-sept ans a réalisé une performance de tout premier plan au printemps dernier en s'octroyant le très prestigieux Trofeo Bonfiglio à Milan, son plus beau succès à ce jour. Si la terre battue demeure sa surface préférée, elle a largement son mot à dire sur dur.
L'Europe n'est quant à elle pas en reste. Les regards se tournent notamment vers la Grande-Bretagne, venue avec un beau contingent dans lequel on retrouve deux joueuses qui pourraient aller très loin dans le tournoi, Mingge Xu, tête de série n°3, et Mika Stosavljevic, quatorze ans seulement et tête de série n°15, qui peut se targuer d'avoir déjà remporté cette année deux tournois J100. Mais, les russes sont bien entendu présentes et pas n'importe qui. Kristiana Sidorova par exemple, qui a connu un printemps productif, pourrait très bien tirer son épingle du jeu, même si les chances de sa compatriote Vlada Mincheva, seize ans et victorieuse de quatre tournois cette année, sont nettement plus fortes. Enfin, il y a bien sûr celle dont tout le monde parle, la tchèque Laura Samsonova, quinze ans, qui sort d'un été remarquable avec une finale à Prague (J300) et surtout une demi-finale à l'US Open Juniors. Elle est arrivée à Osaka en confiance après s'être hissée la semaine dernière en finale du J300 de Pékin et encore toute auréolée de sa victoire en équipe à l'occasion de la Summer Cup.
Et les japonaises dans tout ça ? Après la razzia des deux années précédentes, il n'est pas sûr que leur domination soit aussi impressionnante dans l'épreuve cette année. En l'absence de la tenante du titre Sara Saito, celle de Sayaka Ishii, ainsi que celle de Mayu Crossley et Ena Koike, les chances nippones reposent sur les jeunes épaules de la pépite de quinze ans Wakana Sonobe, tête de série n°6 et dernière lauréate du tournoi J300 de Charleroi-Marcinelle. Sonobe, qui n'a jamais été aussi proche d'intégrer le top 20 pour la première fois de sa jeune carrière (dire qu'elle était classée au-delà de la mille cinq-centième place en 2021), est accompagnée à Osaka de sa compatriote Shiho Tsujioka, seize ans et tête de série n°13, qui pourrait croiser la route de Laura Samsonova en huitièmes de finales et que le public français avait pu voir dans ses œuvres au printemps dernier au tournoi d'Istres (J200), qu'elle avait brillamment remporté en éliminant notamment Jeline Vandromme et Julia Stusek. 
Au final, les prétendantes ne manquent donc pas malgré un tableau n'étant pas d'une exceptionnelle densité. Aux noms cités ci-dessus, nous ne manquerons pas d'ajouter celui de l'américaine Mia Slama, tête de série n°10, ainsi que l'israélienne Mika Buchnik (tête de série n°8) qui évolue dans des conditions très particulières, on s'en doute bien, en raison des derniers événements survenus dans son pays, sans oublier la prodige australienne Emerson Jones, tête de série n°4. Verdict en fin de semaine.

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