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Billie Jean King Cup Juniors : les favorites avancent, le Brésil surprend

Publié le 10 novembre 2023 par Francky
Billie Jean King Cup Juniors : les favorites avancent, le Brésil surprend
À l'issue d'une phase de poules sans réelle surprise hormis l'exploit du Brésil, qu'on n'attendait pas à pareil fait, les principales nations favorites de la version Junior de la Billie Jean King Cup seront au rendez-vous des quarts de finales qui débutent ce jour à Cordoue, en Espagne. Invaincues, les États-Unis, la République Tchèque et la Grande-Bretagne font déjà forte impression, tandis que l'Australie, l'Espagne et le Japon, ce dernier qualifié miraculeusement, ont montré d'inquiétantes faiblesses. Faisons le point sur les principaux événements à retenir et tentons de nous projeter sur la suite du tournoi.
Des nations fortes... 
Les pays favoris de cette édition 2023 qui se joue sur terre battue extérieure, dans des conditions relativement printanières en Andalousie, ont répondu présents, certains de manière autoritaire tandis que d'autres ont un peu plus souffert. Très attendus, les États-Unis, tenants du tire, qui devaient se passer de leur meilleure joueuse Clervie Ngounoue, ont fait très forte impression, dans un groupe largement à leur portée. Dès le premier jour, contre une très décevante équipe de Serbie sans élan, Tyra Grant et Iva Jovic ont montré la voix, avant qu'Alanis Hamilton, extrêmement douée, ne complète le travail contre l'Algérie et la Suède, dans des rencontres rapidement expédiées. Imbattables et sans avoir égaré le moindre set en cours de route, les américaines s'imposent comme des candidates plus que sérieuses à leur propre succession. Dans leur sillage, leurs grandes rivales, les tchèques, ont été également très offensives. Composée de trois jeunes joueuses qui ont déjà tout gagné ensemble (championnats du monde Juniors U14 en 2022, Summer Cup U16 cette année), la République Tchèque n'a pas montré de faiblesse malgré la présence de l'Australie dans son groupe et une Laura Samsonova en demi-teinte par rapport à ses compatriotes Alena Kovackova et Eliska Foretjkova. Dans le choc des futures grandes, Kovackova a nettement pris le dessus sur l'australienne Emerson Jones, poumon de son équipe. Avant cela, la meilleure équipe d'Europe avait fait l'essentiel en battant la Lettonie et le Canada sans perdre un match. Autre nation à avoir tenu son rang, et c'était attendu, la Grande-Bretagne a tout écrasé dans son groupe. Il faut dire qu'avec des pépites comme Hannah Klugman et Mingge Xu dans l'effectif, le Kazakhstan, qui participait à sa première phase finale, et l'Argentine, malgré ses spécialistes de terre battue Josefina Estevez et Sol Larraya Guidi, n'ont pas pu faire grand chose. S'il y a bien un pays à l'issue de cette phase de poules qui peut contrecarrer les plans des américaines et des tchèques, c'est bien la Grande-Bretagne, plus compétitive que jamais.
... D'autres moins.
Pour d'autres nations têtes de séries, en revanche, les choses ne furent pas simples. C'est notamment le cas du Japon qui, malgré la présence dans ses rangs de Shiho Tsujioka et la prodige Wakana Sonobe, a bien failli passer à la trappe. Deuxième de l'édition 2021 et toujours à la recherche d'un premier titre en trente participations, le pays du soleil levant, qui avait débuté sa campagne de façon très expéditive en atomisant la Colombie en simple, s'est fait surprendre par une remarquable Égypte, victorieuse dans le double décisif après l'étonnante défaite de Sonobe contre Jana Hossam Salah. Afin d'assurer leur survie dans le tournoi, les nippones devaient absolument battre l'Espagne, ce qu'elles ont fait, grâce à une Wakana Sonobe retrouvée face à au grand espoir ibérique Charo Esquiva Banuls. Il s'en est fallu de peu que le Japon connaisse une grosse déconvenue. Malgré sa défaite contre les japonaises, l'Espagne s'en est sortie plus facilement, en parvenant à maîtriser l'Égypte puis, la Colombie, beaucoup plus facilement. Enfin, l'Australie aura elle aussi connu des remous. Tout avait pourtant bien commencé, avec beaucoup d'autorité, contre une faible équipe du Canada qui peine à se renouveler depuis que Kayla Cross, Victoria Mboko et Naomi Xu ont plus de seize ans. Puis, des signes inquiétants sont apparus contre la Lettonie avec la défaite surprise d'Emerson Jones, largement dominée par Beatrise Zeltina, seulement 259e au classement Junior. Dépassées ensuite par les tchèques, les australiennes ont finalement dû leur salut à Tahlia Kokkinis, 352e mondiale et vraie révélation de l'équipe. Le couperet est passé tout près.
Des nations surprenantes et l'Afrique pas si loin.
Après vingt-deux apparitions dans l'épreuve, la précédente remontant à 2019, le Brésil, troisième en 2012, retrouve enfin les hauteurs. Deuxièmes derrière la Grande-Bretagne, les latines ont montré de remarquables qualités de combattantes alors que leur périple avait débuté de la pire des manières, par une raclée subie contre les britanniques. Heureusement, la suite fut nettement meilleure grâce aux valeureuses Carolina Bohrer Martins et Pietra Rosolen Rivoli, joueuses pourtant sans grande référence, qui se sont imposés dans les doubles décisifs contre le Kazakhstan et l'Argentine. Une belle aventure pour les brésiliennes, non têtes de série dans cette édition 2023. La Suède retrouve également des sommets qu'elle n'avait plus atteint depuis 1998. Pour sa troisième apparition seulement, la première depuis plus de vingt ans, le pays scandinave a montré de très belles choses en surclassant la Serbie de Lana Virc et Anastasija Cvetkovic grâce à Lea Nilsson et Nellie Taraba Wallberg. De par ce succès et celui acquis en patronnes contre l'Algérie, et malgré une lourde défaite contre les américaines, les suédoises sont parvenues à cueillir la deuxième place directement qualificative pour les quarts de finales. Bien qu'absent pour la suite de la compétition, le continent africain s'est montré combatif jusqu'au bout et en net progrès. L'Égypte, notamment, a entrevu la qualification après une victoire historique contre le Japon grâce à Jana Hossam Salah et Jian Ibrahim. Hélas, ce succès et celui acquis nettement contre la Colombie n'ont pas suffi à cause d'une entame désastreuse contre l'Espagne et le réveil tardif des japonaises. Pour sa neuvième participation, le pays des pyramides n'aura pas démérité. Tout comme l'Algérie qui honorait sa toute première apparition dans l'épreuve et qui, bien que battue par la Suède, les États-Unis et la Serbie, repart la tête haute en ayant enregistré sa première victoire grâce à une opiniâtre Maria Badache, victorieuse de la serbe Anastasija Cvetkovic. L'Afrique serait-elle en train de bâtir un futur prometteur ? Nous aurons l'occasion d'en discuter bientôt dans un article dédié. 
Qui va poursuive l'aventure ?
Les quarts de finales étant désormais connus, voyons qui aura l'occasion d'y briller. Qualifié in extremis, le Japon va devoir vendre chèrement sa peau contre une République Tchèque qui semble indomptable. Néanmoins, on se régale à l'avance d'une éventuelle confrontation entre Wakana Sonobe et Alena Kovackova ou Laura Samsonova. Il serait tout de même surprenant que les nippones s'en sortent mais, dans des quarts au meilleur des trois matches, sait-on jamais. La Grande-Bretagne devrait filer sans problème en demi-finales si les valeurs sûres, Hannah Klugman et Mingge Xu, maintiennent leur cadence d'enfer. Malgré l'abnégation dont elle a fait preuve en phase de poules, la Suède ne semble pas avoir les armes pour rivaliser contre les dangereuses britanniques. Beaucoup plus indécis, le duel entre l'Espagne et l'Australie pourrait être intense, surtout si Emerson Jones retrouvait de bonnes sensations et si Charo Esquiva Banuls était bien épaulée par une Neus Torner Sensano qui a montré une belle combativité en poules. Cependant, avec Thalia Kokkinis en valeur montante, les Wallabies paraissent plus fortes. Et dire que l'Australie, cinq fois championne, court après la consécration depuis 2011. Enfin, il y a les États-Unis, la question étant de savoir à quelle sauce elles vont dévorer les courageuses brésiliennes qui, de toute façon, n'ont absolument rien à perdre. Disons le clairement, c'est l'affiche la plus déséquilibrée de ces quarts de finales. 

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