Vous saviez, vous, que l'équipe de France de basket dispute en ce moment le championnat d'Europe à Istanbul ? Si c'est le
cas, bravo ! Cela prouve que vous lisez au moins L'Equipe jusqu'à la quinzième page. Loin de moi l'idée de jeter la pierre à notre quotidien sportif national sur ce coup-là. Simplement,
ce désintérêt médiatique prouve combien le basket a raté le train, lorsqu'il s'est agi de prendre la place vacante de second sport collectif le plus populaire de France derrière le football.
Ce n'est pas faute pourtant d'avoir tenté de nous convertir. De l'accent chewing-gum savamment étudié de George Eddy à Tony Parker
et son épouse glamour et désespérée, il y avait tous les ingrédients pour exciter les publicitaires. Des dollars, des stars, du clinquant, du rêve américain à faire mousser à grand renfort de
boissons gazeuses… Tous les ingrédients d'un succès annoncé, dont il ne reste aujourd'hui qu'un goût de soda éventé.
Le rugby version Guazzini est passé par là. On aime ou on n'aime pas, mais ça marche. Même une coupe du monde gérée de façon
calamiteuse par "Bernie le dingue", promu aujourd'hui au rang de compteur de médailles ministériel, n'a pas réussi à ternir l'aura de ce sympathique sport régional devenu désormais planétaire.
Destin cruel pour cette discilpine de patronage par excellence, le basket se trouve même loin derrière le handball dans le cœur des Français. La guerre du préau n'aura pas lieu…
C'est peut-être dans sa schizophrénie qu'il faut chercher l'échec du basket. D'un côté, la balle rebondissante à la française,
apanage des villes moyennes que l'on se disputait encore il n'y a pas si longtemps dans les halles de marché entre deux foires. De l'autre, le basket made in USA tout de bruit et de
fureur avec ses vedettes arrogantes et bourrées d'hormones. Entre les deux, un public hétéroclite, mélange de jeunes version rap et bling-bling et de pratiquants lambda mouillant chaque week-end
leurs marcels colorés. Une paroisse aux aspirations un peu trop contradictoires pour espérer un jour prêcher autre chose que des convaincus…
Magazine Sport
Panier percé
Publié le 13 septembre 2008 par Philostrate
Vous saviez, vous, que l'équipe de France de basket dispute en ce moment le championnat d'Europe à Istanbul ? Si c'est le
cas, bravo ! Cela prouve que vous lisez au moins L'Equipe jusqu'à la quinzième page. Loin de moi l'idée de jeter la pierre à notre quotidien sportif national sur ce coup-là. Simplement,
ce désintérêt médiatique prouve combien le basket a raté le train, lorsqu'il s'est agi de prendre la place vacante de second sport collectif le plus populaire de France derrière le football.
Ce n'est pas faute pourtant d'avoir tenté de nous convertir. De l'accent chewing-gum savamment étudié de George Eddy à Tony Parker
et son épouse glamour et désespérée, il y avait tous les ingrédients pour exciter les publicitaires. Des dollars, des stars, du clinquant, du rêve américain à faire mousser à grand renfort de
boissons gazeuses… Tous les ingrédients d'un succès annoncé, dont il ne reste aujourd'hui qu'un goût de soda éventé.
Le rugby version Guazzini est passé par là. On aime ou on n'aime pas, mais ça marche. Même une coupe du monde gérée de façon
calamiteuse par "Bernie le dingue", promu aujourd'hui au rang de compteur de médailles ministériel, n'a pas réussi à ternir l'aura de ce sympathique sport régional devenu désormais planétaire.
Destin cruel pour cette discilpine de patronage par excellence, le basket se trouve même loin derrière le handball dans le cœur des Français. La guerre du préau n'aura pas lieu…
C'est peut-être dans sa schizophrénie qu'il faut chercher l'échec du basket. D'un côté, la balle rebondissante à la française,
apanage des villes moyennes que l'on se disputait encore il n'y a pas si longtemps dans les halles de marché entre deux foires. De l'autre, le basket made in USA tout de bruit et de
fureur avec ses vedettes arrogantes et bourrées d'hormones. Entre les deux, un public hétéroclite, mélange de jeunes version rap et bling-bling et de pratiquants lambda mouillant chaque week-end
leurs marcels colorés. Une paroisse aux aspirations un peu trop contradictoires pour espérer un jour prêcher autre chose que des convaincus…
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