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Les relations internationales selon Sylvester Stallone

Publié le 08 octobre 2008 par Nico²

1982 - 2008 : 26 ans de relations internationales passées au crible du cinéma américain, version Rocky Balboa.

Je n’ai jamais été fan de la série des Rambos, jusqu’à ce que la belle Hélène en fasse des éloges qui jusque là me laissèrent de marbre. Et puis si finalement, First Blood (Part 1) m’a bien plu, après un visionage un peu plus serieux. Il fallait donc que je regarde la suite de la saga…

C’est ce qui arriva la semaine dernière ; je pris le temps de me repasser les quatre épisodes sur quatre soirées d’affilée, histoire de rester dans le bain.

M’enfin du coup, à écrire un billet sur plusieurs jours, je ne sais plus où je voulais en venir !!! Ah si ! Ca y’est, ça me revient.

Peut-être que je voulais simplement vous dire que la Birmanie, le Viet Nâm, l’Afghanistan, l’Arizona, la Thaïlande, c’est pas pour moi, je préfère passer mes week end pénard dans le Bugey ? Non, bon tant pis. Je crois que je voulais vous parler de John Rambo (le quatrième épisode de la saga). Pouf pouf.

Bref, si le premier épisode de la saga fait partie de mon top ten de ce mois, les épisodes suivants n’ont pas provoqué le même élan de sympathie pour le vétéran vietnamien que First Blood (Part 1).

Quand au dernier épisode, comment dire… Je le trouve perturbant. Ultra violent, scènes de combat hyper réalistes, mais il y’a plusieurs choses qui clochent.

D’abord la durée du film. Enlevés les génériques, et il reste à peine 1h15 de film. Le début est chiant à mourir, les scènes s’enchainent mal. Par contre la fin est digne du festival international de la boucherie. Ca pète de tous les côtés pendant 20 minutes, j’ai trouvé ça bluffant. M’enfin bon, il y’aurait eu moyen de meubler un peu le début du film avec quelques scènes de baston supplémentaire (l’infiltration du camp militaire ennemi se fait en 1 minute 30 sec montre en main, aucun suspens).

Secondo, Stallone (c’est lui qui réalise) a certainement dû revoir l’intensité de son rôle à la baisse, et du coup il assure le strict minimum : un footing dans les bois, et le reste du temps il est assis sur son cul à tirer à la 12.7 ou à forger des hélices. Et que dire de son lifting… si ce n’est qu’il n’aurait pas dû choisir le même chirurgien esthétique que sa mère. Bref, Rambo n’est plus Rambo, ça craint du boudin.

Pour finir, on se doutait bien que pour terminer la série, il fallait qu’il la finisse sa putain de guerre. C’est fait, à la fin il retourne chez lui, en Arizona. La scène finale est pathétique : on le voit qui marche au bord de la route, comme au début de First Blood (Part 1). Sauf que là, il a tellement tourné aux corticoïdes mon Stallone, qu’on dirait un apéricube goût noix-jambon en train de se ballader dans le désert à la recherche de Christiane l’esthéticienne.

En conclusion pour conclure, Sylvestre a voulu trop en mettre (mélange d’actualité, de foi religieuse, de heureusement qu’il y’a des mercenaires pour sauver le monde pendant que l’armée se la coule douce à Miami, de psychologie féminine, de baston façon jambon cru, et de paysages grandioses), en 1h15, ça suffit pas pour faire passer le message. Peut-être même qu’il aurait dû éviter de vouloir faire passer un quelconque message.

Bref, je n’échange pas un baril de Will Teasle contre dix barils de Sarah Miller. Et ne me dites pas qu’il y’a un Rambo V en préparation, ça va encore m’obliger à une astreinte d’une semaine…

Allez, un petit trailer en V.O.


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