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De la difficulté de valoriser les entreprises.

Publié le 08 octobre 2008 par Gigi75

Le PER. Price Earning Ratio, où comment valoriser une entreprise par son résultat. La formule est la suivante: PER="Cours de l'action"/"Résultat de l'entreprise".
Il permet de savoir combien d'année il faudra pour rembourser la mise initiale. Ainsi, si toutes les données sont identiques, un PER de 5 signifie qu'il suffira de 5 exercices pour rembourser l'investissement initial. Le seul problème, c'est que rien n'est constant, et qu'on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres suivant ce que l'on prend comme données ! Ainsi, un résultat comptable (reporté par les règles GAAP) ou opérationnel (excluant les événements non récurrents) ne donneront pas les même PER au final, puisque la base de cacul diffère, le premier reflétant le moment passé (puisqu'on intègre tous les revenus), le second anticipant l'avenir (puisqu'on exlut ce qui est non récurent).
Tout chiffre anticipant l'avenir est donc sujet à caution, bien sûr ! Surtout en ce moment, où plus personne ne croit à rien. Un PER prévisionnel réagit comme un grain. Vous allez comprendre:

J'ai un grain. Je pense que dans 1 an, ce grain aura poussé, et aura généré 5 grains. Combien j'accepte de payer le grain, sachant que s'il pousse, il fournira 5 fois plus d'ici 1 an ? Bref, combien je paye l'anticipation future de gain ?

Dans un système "sain", ou équilibré, on estime par exemple qu'il peut y avoir un problème potentiel sur la qualité du grain. On estime aussi qu'il peut y avoir des années "pourries" ou les cultures seront ravagées totalement, réduisant à néant les efforts de plantation.
Mais il y a aussi les années exceptionnelles qui feront que ce grain en génère 5 !!
Comment valoriser alors l'achat du grain ?

Et bien, en Bourse, dans les années 2000, on considérait que chaque grain en produirait 5, en tous cas dans la technologie. Ainsi, n'importe quelle société qui affichait "WEB" se voyait afficher des ratios délirant, alors qu'elle n'avait même pas encore engrangé de revenus ! C'était la folie collective. Tout le monde voulait du papier.... Ce fut extra ordinairement positif dans un sens, car cela a orienté les gens vers le numérique, et un développement sans précédent a suivi (un peu comme les chemins de fer en fin de 19ième siècle).

Actuellement, on considère plutot que le grain ne donnera plus de culture, c'est à dire que les champs seront ravagés. On valorise ainsi de superbes société comme Lafarge à des PER délirant (6 actuellement, et si les prévision pour 2010 d'un bénéfice de 15€/action est tenu, ce serait un PER de 4, contre une moyenne comprise entre 10 et 15 suivant le cycle de la construction), comme si la société ne produirait plus de béton !!! (Son rendement est également au delà de 6%... ) Comme si, du jour au lendemain, on arrêtait de construire des routes, de rénover des appartements, de construire des barrages, etc...

La réalité est bien sûr entre les 2. Mais tout le monde regarde à court terme, très court terme. Actuellement, tout le monde a peur que le grain ne produise plus jamais rien. C'est ce qui est propagé en tous cas par les tenants de la baisse. Et c'est totalement absurde !
Il y a beaucoup à dire du PER. En effet, seul, il n'a pas de sens. Il faut le comparer au rendement des emprunts d'Etat. En effet, un PER de 10 est donné si les emprunt d'état sont à 5%: on gagne ainsi en moyenne 2 fois plus sur les actions que les obligations dans ce cas. Le même PER de 10 est cher, si les obligations rapportent 15%, comme cela a été le cas dans les périodes de forte inflation suite au choc pétrolier de 73. Dans ce cas, les obligations raportent plus que les actions.


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