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L'imposteur

Publié le 09 octobre 2008 par Mtislav

La rédaction ne pensait pas vivre une telle journée. Pensez ! Un prix Nobel français. Et la rédaction, toujours dans la panade. 

La grève a été reconduite hier (un génie a voté "contre", c'est pas malin, deux schizo "pour"). On voulait un billet ambiance Stockholm, grande occase, vous voyez le genre. On a droit à la polémique à deux balles d'un gus qui dit s'appeler Didier Goux et qui veut répondre à Balzac. Un vrai sketch à la Fernand Reynaud. Photo : clown déguisé en blogueur                   
            
            
On connaît la brillante contribution de cet épigone de Balzac pris dans la toile de Zoridae. Pour autant, que nous dit-il ?
Rien n'est plus comme avant, tout a changé de face Depuis que sur ces bords les dieux ont envoyé La fille de Minos et de Pasiphaé.

Il convoque Balzac et Baudelaire

Mâchez-moi Racine. Je résume en un mot le propos : le blogueur est dans le fruit.  Bateleur. Clown. Incapable de faire face à la solitude. C'est méconnaître les grands de cette profession que de penser ne serait-ce que cela mais passons. La démonstration s'appuie sur l'idée de double bind de Gregory Bateson. A ceci près que cet auteur théorisait la sortie d'un dilemme : comment puis-je écrire, me prendre pour un écrivain alors que ce sont mes amis blogueurs que j'admire tant qui le sont ? On voit comment se dessine le portrait de l'homme de cour et du raté qui ne parvient à vivre que par procuration.Double aveugle plutôt. Le petit portrait qu'il nous brosse du blogueur en représentation perpétuelle devant son public pourrait tout aussi bien convenir à l'écrivain sorti de son cabinet.Extirpez le style. Ne gardez que les écrits qui flattent la masse. Otez la névrose obsessionnelle. De Courbevoie, vous voilà à Sigmaringen.Prenez Kafka. Enlevez lui Milena et Max Brod. Oubliez sa communauté et le sanatorium. Donnez-lui des médicaments, payez-lui une croisière aux Antilles. Il fera un beau mariage et avec ses enfants sur la plage, un château. De sable.Double aveugle, on sait qu'on teste ainsi une population. Celle à qui l'on administre un placébo, l'autre qui reçoit le vrai médicament dont on pourra mesurer les effets.Vous voilà avec un blogueur la bouche pleine de mots, sacré, foutre, vanité, putassier. L'écrivain sera pourvu du même viatique. Il faut leur crever les yeux, bousiller leur connexion adsl, leur enfoncer le portable dans le fondement. L'expérience peut commencer.Vous mettez le premier dans un stade dont l'accès sera uniquement autorisé aux sociologues et aux professeurs de Stanford. Aux professeurs structuralistes de Stanford. Aux professeurs de Stanford structuralistes mariés et académiciens. Dès qu'un sociologue bavarde, il est viré. Fais chier merde.Le second sera assis sur les genoux de Victor Hugo à Guernesey. Il fait froid, le vent souffle, celui du génie et de l'inspiration tant qu'on y est.Vous avez un stylo que vous administrez à l'un.L'autre, c'est un blogueur. Bon, allez, une petite p... et au lit, j'étais plus en forme hier.


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