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Grand concours : l’énigme de la mystérieuse 3ème femme aux 5 minutes

Par Georgesf

Grand concours :

l’énigme de la mystérieuse 3ème femme aux 5 minutes


Grand concours : l’énigme de la mystérieuse 3ème femme aux 5 minutes

 

Je suis rentré du Salon du Mans « La 25ème heure du Livre » un peu plus tôt que prévu, et j’explique pourquoi en bas de paragraphe. Mais le plus important n’est pas là : le plus important, c’est cette succession de femmes. Quatre en une journée (samedi) ! Quatre voisines avec lesquelles j’ai mené une cohabitation de durée variable.

La première était Catherine Paysan Celle que dragua Bukowski lors de son bacchique passage chez Pivot. Elle a une réputation de voisine de palier au caractère revêche, et j’ai tremblé en découvrant que mes livres étaient à la droite des siens. Mais ça s’est très bien passé : à l’heure du déjeuner, elle n’était toujours pas arrivée. Voilà des colocations comme je les aime !

Après le déjeuner, on a évacué les livres de la chère Catherine, et on m’a attribué une nouvelle voisine dont je tairai le vrai nom par délicatesse ; appelons-la Narta. Narta s’est installée à mon côté avec un seul petit livre, très discret. Mais avec une forte fragrance, beaucoup moins discrète, qui n’était pas celle de son Narta (elle semblait l’avoir oublié à la maison). Ajoutez à cela qu’elle parlait de son livre en agitant les bras. C’est ça aussi la vie d’un auteur sur son stand.

Les senteurs étaient intenables : j’ai reculé de deux mètres derrière mon stand. Et, de l’autre côté, les quelques passants les plus impavides s’approchaient de « Qui comme Ulysse », puis reculaient aux aussi de deux mètres. Nous nous parlions donc à quatre mètres de distance, dans le brouhaha du salon, ce qui ne facilite guère les échanges. Ni les dédicaces.

Au bout d’une demi-heure, je n’avais plus de voix. Juste assez pour demander aux libraires qu’on me change de place. Fin de la deuxième colocation, fin de ces très longues trente minutes, adieu Miss Fraîcheur Sèche ! Existe aussi en stick.

On m’a installé sur une nouvelle table, où j’ai découvert les deux piles de livres de ma nouvelle voisine — elle en a écrit deux, je vous aide. « Oh, ai-je pensé, comme c’est amusant, Madame X pour voisine ! Quelle heureuse surprise ! ». La troisième colocation, celle avec Madame X, commençait. Elle ne commençait pas vraiment, puisque Madame X n’était pas là. Vous vous demandez qui est cette mystérieuse 3ème femme, hein ? C’est ça l’énigme, c’est le concours.

Madame X est arrivée un peu plus tard. Nous sommes présentés en nous serrant la main, je lui ai souri, elle m’a souri. Elle n’était pas revêche, elle sentait délicieusement bon, la vraie colocation était lancée. Et, et… et elle n’a duré que cinq minutes, montre en main. Elle est repartie très vite, je crois qu’elle n’a même plus eu le temps de me sourire.

Grand concours : qui est cette auteure ? Pourquoi est-elle repartie si vite ?


RECTIFICATIF : mes excuses à vous et à la charmante, j'ai commis une erreur. Elle a écrit deux livres ces deux denières années, mais elle en a écrit cinq autres, moins connus, plusieurs années auparavant.
  

Les personnes présentes au Salon du Mans n’ont pas le droit de répondre, ils peuvent nous avoir vus. Les autres peuvent proposer un nom, une explication. On peut poser des questions, j’y répondrai chaque jour par « oui », « non », ou « euh… » Le premier à donner ici la bonne réponse gagnera un lien dédicacé (par moi) vers le blog de l’auteure. Superbe prix, non ?

Le Salon a continué pour moi. J’ai pensé au poème Vœu du cher Verlaine :

Si que me voilà seul à présent, morne et seul,

Morne et désespéré, plus glacé qu’un aïeul,

Et tel qu’un orphelin pauvre sans sœur aînée.

Et j’ai continué à dédicacer. Pas longtemps : je me suis retrouvé dès le premier jour à court d’exemplaires : j’avais tout dédicacé Et le salon dure deux jours. « Qui comme Ulysse » part trop vite dans les salons, c’est agaçant. J’ai donc fait la gueule à la libraire qui n’en avait pas commandé assez. Elle est pourtant adorable. Et le soir au dîner des auteurs, quelle était ma voisine à table ? Vous avez deviné, oui, c’était la chère libraire. Ce fut la quatrième colocation de la journée : sans doute la plus charmante. Et Vanessa Caffin, à ma gauche, l’était aussi. Mes deux colocs de la soirée étaient en or. Comme quoi même les histoires les plus tristes finissent bien.


D'ailleurs, même avant, il était très bien, ce salon : j'ai eu droit à la visite de Goelen, bénévole sur le stand voisin, et de Laure, sortie des Jardins d'Hélène pour m'apporter un succulent cake. Merci, il était très bon.  
Oui, il était, c'est déjà le passé., hélas ! Un conseil : si vous voulez vous faire offrir un cake de Laure (qui les cuisine vraiment très bien), écrivez un recueil et venez au Salon du Livre. 

J’ai pris le premier train pour Paris, presque à l’aube. Un peu vexé quand même. C’est pour me défouler que j’écris ce billet. Alors, cette troisième coloc, cette mystérieuse 3ème femme aux 5 minutes, qui était-ce ? Pour vous aider, je vous donne une photo de son pied. Ce n’est pas vraiment le sien, mais ça ressemble. Enfin, je crois, je ne l’ai pas vu.

Comme si je n’avais que ça à faire, regarder les pieds de ma coloc, quand je suis en train de pondre mes dédicaces !


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