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Vous aurez la Lorraine

Publié le 12 octobre 2008 par Malesherbes

"J’ai déjà vécu cette vie une fois auparavant", a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu’il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j’étais un esclave." (John Pomfret, Washington Post, 23 July 1999.)

Ecrit par : Shock | vendredi, 29 août 2008

Le dalaï-lama, est celui qui personnifie aux yeux de la plupart l'image même de la tolérance bouddhique.
Or, à propos du culte rendu à la divinité tantrique du nom de Dorje Shugden, esprit d'un ancien lama, rival du cinquième dalaï-lama, et assassiné par les partisans de celui-ci, adeptes des Gelugpa, au xviie siècle, il est vrai que nous nous trouvons devant une sorte de retour des vieux fantômes qui divisèrent, dans la violence, les tendances tibétaine au cours des siècles.
L'article de Bernard Faure, Professeur à l'université de Stanford, sur Sciences humaines.com, est instructif :
"Par un étrange retour des choses, cette divinité était devenue le protecteur de la secte des Gelugpa, et plus précisément de l'actuel Dalaï-Lama, jusqu'à ce que ce dernier, sur la base d'oracles délivrés par une autre divinité plus puissante, Pehar, en vienne à interdire son culte à ses disciples. Cette décision a suscité une levée de boucliers parmi les fidèles de Shugden, qui ont reproché au dalaï-lama son intolérance. Inutile de dire que les Chinois ont su exploiter cette querelle à toutes fins utiles de propagande. L'histoire a été portée sur les devants de la scène après le meurtre d'un partisan du dalaï-lama par un de ses rivaux, il y a quelques années. Par-delà les questions de personne et les dissensions politiques, ce fait divers souligne les relations toujours tendues entre les diverses sectes du bouddhisme tibétain.
Même s'il ne saurait être question de nier l'existence au coeur du bouddhisme d'un idéal de paix et de tolérance, fondé sur de nombreux passages scripturaux, ceux-ci sont contrebalancés par d'autres sources selon lesquelles la violence et la guerre sont permises lorsque le Dharma bouddhique est menacé par des infidèles. Dans le Kalacakra-tantra par exemple, texte auquel se réfère souvent le dalaï-lama, les infidèles en question sont des musulmans qui menacent l'existence du royaume mythique de Shambhala. A ceux qui rêvent d'une tradition bouddhique monologique et apaisée, il convient d'opposer, par souci de vérité, cette part d'ombre."
Bernard Faure

Ecrit par : Joël | vendredi, 29 août 2008

Si je puis me permettre - je le ferais - je trouve un peu absurde l'idée d'évangéliser en dégommant le boudhisme ou l'Islam. Non que la polémique me fasse peur, mais elle a tendance à lasser.
Pourquoi ne pas plutôt mettre votre science théologique plus directement au service de la Vérité des Evangiles? une exégèse de textes évangéliques qui outrepasse le raccourci charité=solidarité serait à mon sens bien plus précieuse que ces vains anathèmes...
@ A notre hôtesse:
Je ne vous ai pas oubliée, merci. Pardonnez mon silence, j'y mets un terme très bientôt...
Dieu vous garde.

Ecrit par : T. | mercredi, 03 septembre 2008

Votre critique est totalement fondée il serait absurde de le nier - vous êtes une sorte de maître zen sans le savoir qui donne des coups de bâtons sur la tête de ses disciples. Ce que vous dénoncez, à juste raison, est finalement très bon pour le Dharma. Rien n'est plus malsain qu'un bouddhisme qui en arrive à la caricature de lui-même, ce qui est bien le cas actuellement.
Connaissez-vous l'amusante méthode de rendement spirituel inventée par ce renard de Deshimaru ?
En 1972, il créa sa propre liste de classement de ses disciples. Elle comprenait 22 personnes réparties en vice-maître II et III, et professeur I, II et III. Elle ne paraîtra que dans le bulletin n°2. Et il faut attendre l’année 1975, qui correspond aux premières officialisations japonaises, pour que Taisen Deshimaru publie cette liste dans le bulletin (le n°11, où 33 personnes sont répertoriées). Elle y figurera de façon permanente à partir du bulletin n°17.
Elle recense en premier les dirigeants de sesshin et assistant, homme et femme mélangés. Puis à partir du n°22 les dirigeants sont classés en «golden A,B, ou C» et les assistants en «blue A,B,ou C», séparés par sexe et paris /province/étranger (202 personnes répertoriées). À partir du n°30 apparaît une nouvelle catégorie, shusso-kongo, traduit par aspirant au shiho, disciples diamant, où figure 13 personnes. L’ensemble est intitulé «disciples désignés par Maître Deshimaru» avec l’annotation suivante «koan de Sensei pour ses disciples».
Cette liste, pour les disciples comme pour Taisen Deshimaru, était plus importante que les enregistrements officiels au Japon et ne les corroborait pas.
On peut remarquer au passage que sur les 28 disciples classés diamant à la mort du maître, seuls cinq font partis du «conseil spirituel» de l’AZI d'aujourd'hui, et certains membres actuels ne figurent même pas parmi les 440 répertoriés dans le bulletin n°36. On peut s’en réjouir si ceux qui se revendiquent aujourd’hui disciples de Maître Deshimaru enseignent à leur tour la direction que celui-ci avait si clairement indiquée et poursuivent sa mission telle qu’il l’avait définie ( y compris dans les rapports avec le zen japonais) ce qui est loin d'être le cas malheureusement.
Mais les Allemands nous ont déjà annexés deux fois.»
J’ai tendance à faire confiance au Canard enchaîné et il me semble que n’importe quel journaliste digne de ce nom aurait pu interroger Mme Printz pour vérifier l'authenticité des propos de notre Président et, si celle-ci était avérée, aurait dû donner à cette énormité l'écho qu'elle mérite. Ce qui m'incline à juger cette relation comme fidèle, c'est que l'on y reconnaît bien le style mesuré et pondéré de l’agité que nous avons porté à la tête du pays et qui maintenant s’imagine être le président de l’Europe. Donnons donc à cet inculte incapable de sentiment une petite leçon d’histoire.
Si à l’issue de la Première guerre mondiale l’armée française a occupé la Rhénanie, ce n’était pas pour contribuer à sa prospérité économique. Il en a été de même en 1945 lorsque la France a stationné en Allemagne, et jusqu'à Berlin, les Forces Françaises d'occupation en Allemagne, qui comptèrent jusqu'à 80.000 soldats. Il s’agissait dans les deux cas de punir l’Allemagne, de surveiller d’éventuelles volontés de revanche et de lui signifier qu’elle était bel et bien vaincue. Même si, dans le second cas, le rôle de ces troupes évolua pour les destiner à réagir, hors commandement de l'OTAN, à une éventuelle invasion des forces du Pacte de Varsovie, et ce avant que leur effectif ne se réduise en 2006 aux 5.000 personnes des Forces Françaises et Eléments Civils Stationnés en Allemagne, il ne saurait nullement être question ici de donnant-donnant.
Ignorer les sentiments que pourraient susciter les troupes d’un ancien occupant sur les lieux mêmes où leurs aïeux avaient sévi montre bien l’incapacité congénitale de notre roitelet à éprouver autre chose que l’éternelle satisfaction de sa vaine personne.
Taisen Deshimaru, dans le kusen du 16 janvier 1981 bien oublié des actuels ridicules dirigeants de l'AZI, prétendus maîtres auto-proclamés qui fonctionnent comme un vulgaire clergé assis sur ses petites prérogatives, clergé qui plus est jaloux de son autorité qu'il conserve et préserve avec soin, vitupérait les gens qui veulent chercher la Voie au Japon alors qu’elle est sous leur pied: «Daichi aussi est allé en Chine (il avait fait un voyage vain en Chine et en Corée avant de rencontrer à son retour Maître Keizan et devenir son disciple en 1325). Lorsqu’un disciple partait en Chine, le maître zen disait: “N’échangez pas l’or véritable du Japon contre le plaqué or de la grande Chine.” C’est le Zen. A la fin, il faut penser par soi-même. Les autres ne sont pas moi.»

Ecrit par : Mushotoku | mercredi, 03 septembre 2008

Eh oui, même en Occident, la vie quotidienne des centres d'enseignement du dharma est sous le contrôle d’une hiérarchie, comme au temps du Tibet féodal. Les plus pauvres, les personnes sans ressources, les chômeurs, les allocataires du RMI, dans l’impossibilité de payer le prix des retraites, constituent, avec les bénévoles résidents, la classe corvéable. Entre eux et le maître des lieux, le seigneur lama entouré de sa petite cour, s’échelonne toutes les indignités de l’homme : servilité, mesquinerie, jalousie, absolutisme… En Normandie, lors d’une retraite spirituelle, les lamas tibétains chargés de l’enseignement n’autorisèrent pas les cuisinières à préparer les repas d'un simple moine occidental, invité par l’un des organisateurs laïcs de la retraite. Ce dernier ignorait le ségrégationnisme des maîtres tantriques tibétains.

Ecrit par : Djork | mercredi, 03 septembre 2008

C'est beau, vraiment beau l'Eveil !
Au fait T, "vains anathèmes" dites vous ? Je crois que vous vous trompez radicalement, car à lire les témoignages des deux posts précédents on se prend à penser qu'il s'agit bien plutôt d'une oeuvre de salubrité spirituelle qui est entreprise par ce blog...

Ecrit par : Hector | mercredi, 03 septembre 2008

Cela dépend Hector:
J'imagine mal le Christ perdre son temps à détailler les faiblesses de telle ou telle croyance. Pour le peu que j'en sais (vraiment très peu) il a plutôt dit "Je suis la vérité et la vie." Il a aussi dit: "Pardonnez leur ils ne savent pas ce qu'ils font."
Je trouve maigre une foi qui ne serait que la certitude que les autres se trompent. Cela vaut aussi pour les attaques anti-concile... (NB: je ne suis pas conciliaire, je ne suis pas encore tout à fait catholique du reste)
J'entends bien que la foi ne se démontre pas, cependant elle peut s'affirmer, et c'est un peu plus exigeant que de nier les croyances et idolâtries de ceux qui sont dans l'erreur.
Enfin après vous faites ce que vous voulez, je n'en suis pas encore à prétendre évangéliser qui que ce soit. J'en suis même très loin. ce qui est sûr c'est que moi même qui suis pourtant bien disposé envers la doctrine de ce blogue je ne trouve pas mon pain dans ce genre de notes. Sur le plan mystique, théologique s'entend, car bien évidemment ma curiosité intellectuelle peut y trouver plus que son compte (mais est-ce bien le but de la question?)
Là dessus mes pensées vous accompagnent.
--> Pour faire dans le constructif, m'intéresserait assez une réflexion sur:
- La mortification et l'orgueil (il me semble qu'il y aun risque bien réel de ce côté et c'est ce qui m'éloigne béotien que je suis de l'absolutisme Zakien...)
- La Charité
- L'espérance (remède contre l'orgueil?).
- Et de façon plus personnelle le rapport que peuvent entretenir Christianisme et Art (Littérature en particulier).
Bien évidement ce ne sont là que d'humbles requêtes...
Que Dieu vous garde.
T.

Ecrit par : T. | mercredi, 03 septembre 2008

Il y a juste une erreur initiale de casting dans votre raisonnement, à savoir que si nous sommes chrétiens, néanmoins nous ne sommes pas le Christ, et d’autre part les phrases qu’il employa relatives à son sacrifice ne s’appliquent qu’à l’événement exceptionnel de sa mort et à son sens unique (pardonnez leur…) - pour le reste, certes nous devons annoncer son évangile et ce que représente la foi, mais la méthode d'évangélisation nous appartient car elle n'a pas fait l'objet d'indications précises dans le texte sacré, si ce n’est de s’en tenir à ce que « l’Esprit nous inspirera ».
Par ailleurs à chaque époque ses nécessités - à ce titre vous allez un peu vite lorsque vous écrivez : "J'imagine mal le Christ perdre son temps à détailler les faiblesses de telle ou telle croyance", car c'est précisément ce qui occupa quasiment l'essentiel de son discours qui consista à dénoncer vertement et sévèrement les pharisiens, Juifs pieux qui se séparaient du reste de la société pour des raisons rituelles, ou les sadducéens qui constituaient un groupe de juifs composé majoritairement de prêtres.
Mais plus encore, que faites vous des critiques radicales exprimées par le Christ à l’encontre des percepteurs d’impôts, des marchands du Temple, ou encore des romains ? Il y a donc un devoir impératif de dure vérité « T », qui participe entièrement de l’exigence évangélique.
Prenez donc garde, surtout si vous êtes en phase de conversion, de vous faire une image faussée du Christ et du christianisme, vision distribuée de partout, particulièrement par l’église moderne et les médias, d’une religion ouatée, faiblarde, acceptant l’inacceptable, diffusant une représentation imaginaire d’un Christ mou, permissif et laxiste, ouverte aux autre religions, etc. L’amour du prochain, ne signifie en aucun cas la faiblesse à l’égard du péché, de l’erreur ou du mensonge spirituel, ce qu’est positivement le bouddhisme, voie d’égarement et manifeste tromperie qui conduit de nombreux chrétiens à des impasses tragiques.
Qu’est-ce qu’aurait dit Jésus face à une telle idolâtrie scandaleuse qui s’étale impudemment de partout aujourd’hui au sein d'une société anciennement chrétienne, lui qui n’hésita pas à tancer en ces termes les pharisiens, et qui ne se fit pas faute de, selon votre formule, « nier les croyances et idolâtries de ceux qui sont dans l'erreur », ceci vous montrant que ce que vous nommez « l'absolutisme Zakien » possède à ce titre des sources relativement autorisées :
- « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes. (…) Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » (Mathieu 23, 29-32).
Rappelez-vous également cet avertissement sérieux de Jésus : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. » (Matthieu 10, 34)

Ce passage est l’un des plus significatifs, dans lequel Jésus donne des conseils précis pour prêcher la Parole :
- « …Ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même; car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, A CAUSE DE MON NOM; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. (…) Le disciple n'est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison! Ne les craignez donc point; car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.
C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. » (Matthieu 10, 16-34)
Que Dieu vous garde également T

Ecrit par : Hector | jeudi, 04 septembre 2008

Hector,
Merci puor votre longue réponse. Il est vrai que les chrétiens ne sont pas la Christ. C'est une objection que je ne négligeais pas mais il me plaisait de voir la contradiction le porter (c'ets souvent plus fructueux).
Chaque époque a ses exigences, dites vous. Je le crois volontiers. Mais justement: la menace boudhiste même semble une paille en occident comparé au scientisme, au matérialisme moderne. Qui plus est l'attrait pour le boudhisme me semble relever à tel point d'une mode médiatique que je trouve que la Question en fat bien trop de cas.
C'est pourquoi je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien).
Autre grande différence: il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même)
Peut être n'ai-je pas été clair hector: ce que je rejetai dans la démarche de Zak ce n'était pas par morale mais par refus de la facilité. Je ne suis nullement intéressé par le christianisme light, n'ai jamais pensé le Christ comme un ramolli je vous assure. Si ma conversion doit devenir totale - je l'espère - ma complexion est telle que je ne risque pas vraiment de devenir quelque grenouille de bénitier croassant l'amour du prochain sans voir la violence qu'il contient. D'anarchiste athée on ne peut que devenir catholique intégriste (il y a intègre dans intégriste).
Au reste je ne trainerai pas ici si une certaine exigence mystique ne m'appelait pas.
Quoiqu'il en soit, merci pour votre réponse développée et les belles citations des évangiles. Jje connaissais celle de l'épée, par oui dire, ayant fréquenté moult blogs réacs. Et justement le reproche (la critique) que j'adressais à la question rejoint assez ce que j'ai pu reprocher à la réacosphère comme on l'appelle: ils passaient leur temps à conchier la laideur du monde moderne, je trouvais cela lège, aurais préféré voir des âmes nobles s'efforcer d'extraire un peu de beauté au fumier (par l'art notamment).
Le ton et le contenu de vos réponses est précieux, je précise donc que la tournure de mon souhait était bel et bien elliptique de "Dieu vous garde en sa Sainte miséricorde" (au delà de l'existence physique donc).
Bien à vous.

Ecrit par : T. | jeudi, 04 septembre 2008

PS: Autre chose, ne peut on pas aussi interpreter la demande de pardon christique de façon symbolique? Ce qu'il faut pardonner (aux juifs) c'est n'est ce pas tant le crucifixion que le simple fait de n'avoir pas voulu croire à la Vérité incarnée?
La mécréance temporelle ne crucifie-t-elle pas tout autant le Christ en son éternité que la croix dressée par la volonté du peuple "déïcide"?
(encore une fois je vous demande de pardonner mon outrecuidance alors que je n'ai fait qu'effleurer fugacement les Textes sacrés et n'ai jamais fait l'effort de me plnger dans l'ouvre des Pères de l'Eglise.... )

Ecrit par : T. | jeudi, 04 septembre 2008

Lorsque l'exemple d'apostolat des Communautés de Jérusalem donne des idées aux modernes apostats !
Emission, récente, diffusée le 24/08/2008 :
"Vie d’un moine lama en ville"
Lama Tsultrim, moine occidental dans la tradition du bouddhisme tibétain œuvre depuis des années au cœur de Strasbourg. Se situant ainsi plus proche au quotidien des citadins, il peut mieux les aider. Il nous présente quelques-unes de ses actions

Ecrit par : Simon | jeudi, 04 septembre 2008

Plusieurs points de votre dernier message « T », mériteraient des développement circonstanciés. Je me contente de mettre en exergue votre idée principale : « la menace boudhiste même semble une paille en occident comparé au scientisme, au matérialisme moderne (…) l'attrait pour le boudhisme semble relever d'une mode médiatique (…) je trouve que la Question en fa[i]t bien trop de cas. C'est pourquoi je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien). il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même) » .
Permettez moi de vous dire, gentiment, que vous commettez une gigantesque et profonde erreur d’analyse. Aujourd’hui le bouddhisme représente une menace bien plus importante que vous ne l’imaginez, qui ne se chiffre pas uniquement par le nombre de ses adeptes, quoique non négligeable qui place cette farce en 4e position des religions pratiquées en France avec environ 5 millions de sympathisants [Frédéric Lenoir divise en trois catégories ces sympathisants. Les « engagés » sont rattachés à des maîtres ou à des centres. « Entre 50 000 et 80 000 convertis », estime-t-il. Les « sympathisants » achètent des livres, ceux du dalaï-lama ou de Matthieu Ricard, ou suivent des stages et des conférences. Ils seraient environ 300 000. Enfin, 5 millions de personnes, d’après les sondages, seraient sensibles aux valeurs du bouddhisme.»], mais par l’influence extraordinaire de ses thèses dans les têtes naïves de la plupart de nos concitoyens. Voyez ce qu’en disait Luc Ferry par exemple dans un article du Point datant déjà de 1997, tout à fait représentatif de l’opinion générale : « En dehors de l'Islam, le bouddhisme est la religion plus populaire en France maintenant. Attirés par sa modernité, ses valeurs, et son éthique, 2.500.000 de Français bien instruits font le choix de suivre la pratique de méditation et de vivre en s'accrochant aux principes du bouddhisme. Les milliers de Français sont venus au bouddhisme par la méditation zen (qui vient du Japon) ou tibétaine (qui vient de Tibet). "La plupart de ces nouveaux adeptes ont entre 30 et 45 ans, sont des citadins célibataires ou vivent en concubinage,"(Lenoir, L'Express). Ce sondage, ainsi que la croissance de la popularité du dalai-lama, fait qu’un Français sur quatre croit au karma et à la réincarnation. Pourquoi cette vague bouddhiste ? En particulier en France, un pays très catholique dans le passé ? Nous nous trouvons dans un univers laïc, ou les gens sont plus intrigués par les aspects spirituels que religieux; en ces temps de déchristianisation le bouddhisme fournit à l' Occident une alternative riche et intéressante. Cette religion nous offre l'avantage de n'obliger a croire ni a Dieu ni a diable, tout en invitant chacun a méditer sur, pas seulement accepter sans mettre en question, le sens de la vie. » Luc Ferry, Le Point 29/03/97.
Ainsi la vague de néo-bouddhisme n’est pas prête de s’arrêter, surfant allègrement sur les ruines de la déchristianisation, religion perçue, fallacieusement, comme beaucoup plus tolérante, accueillante, pour tout dire « cool » et branchée. En dénoncer la tromperie, qui plus est de façon argumentée et détaillée comme dans « La Question », est dès lors un exercice vital qui n’aura pas pour effet de freiner ce courant puissant évidemment, relayé par les médias qui en tirent un profit plus que rentable (films, pubs, etc.), mais de tout même éclairer la nature réelle de ce cirque spirituel que l’on cherche à nous présenter comme une alternative possible au besoin de religieux.
Et c’est d’ailleurs là où réside principalement le danger majeur, car non seulement le bouddhisme est proposé comme une alternative sérieuse au christianisme, y compris par d’inconscients prêtres catholiques qui sont en extase lors des rencontres ou colloques dans lesquels sont mis en lumière les vertus du bouddhisme, mais de plus, se tient en « off » des discours qui un jour, lorsqu’il sera trop tard, vont distribuer une petite musique flattant comme jamais dans l’histoire la valeur de l’individualisme, ce que recouvre en fait cette religiosité hédoniste et permissive et fait son succès actuel et la charge de sympathie qu’elle génère, qui risque de fort vous étonner, comme cet extrait significatif tenu par une autorité bouddhiste, qui n'est pas contrainte à l'hypocrite langue de bois du dalaï-lalma, vous en donnera un relatif aperçu :
« … la chrétienté croit en Dieu. Elle croit en un être suprême, un créateur tout-puissant et omniscient de la terre et du ciel. Le bouddhisme ne croit pas en Dieu. Il enseigne que la croyance en l’existence de Dieu est une vue qui nous empêche de nous développer en tant que vrais individus. Qu’est-ce que Dieu après tout ? Dieu est simplement le membre le plus puissant du groupe le plus grand que l’on puisse imaginer.
Les gens sont encouragés à craindre Dieu. Ils sont encouragés à se sentir coupables s’ils désobéissent à ses ordres. Ainsi ils sont rendus psychologiquement et spirituellement infirmes, parfois à vie. Bien trop souvent ils deviennent incapables de penser par eux-mêmes, incapables de se développer. Les gens ne réalisent généralement pas, avant parfois qu’il ne soit trop tard, quel effet désastreux leur éducation chrétienne, particulièrement leur croyance en Dieu, a eu sur eux. Il se peut qu’ils le réalisent seulement quand ils essayent de s’en libérer, seulement quand ils essayent de devenir des individus.
On pourrait bien sûr dire que le christianisme dont j’ai parlé n’est pas le vrai christianisme. Je dois répondre que ceci est le christianisme de l’histoire, le seul christianisme que nous connaissions vraiment. C’est ce christianisme qui nous a opprimés en tant qu’ individus dans le passé et qui nous opprime encore aujourd’hui quand il en a l’occasion. On pourrait imaginer un meilleur christianisme, mais ce christianisme devrait alors remplir quatre conditions. D’abord il devrait se dissocier complètement de ce que Aldous Huxley appelait « cette sauvage littérature de l’âge du bronze », l’Ancien Testament. Deuxièmement, il devrait abandonner la croyance en Dieu. (Certains chrétiens l’ont déjà fait, aussi adroitement qu’ils l’ont pu, avec leur théologie de la « mort de Dieu »). Troisièmement il devrait considérer le Christ comme un enseignant, plutôt que comme un sauveur. Et quatrièmement il devrait y avoir une amélioration de ses enseignements.
Jusqu’à ce que nous ayons un christianisme de cette sorte il nous faudra bien faire appel au bouddhisme. Nous devrons bien faire appel à quelque chose comme un nouveau mouvement spirituel qui cherche à protéger l’ individu, qui tente de résoudre le problème de l’ individu dans le monde contemporain. Ce mouvement spirituel devra être un mouvement « bouddhiste » car le bouddhisme reconnaît, comme peut-être, je pense, aucun autre enseignement, la valeur de l’ individu. Le bouddhisme montre à l’ individu comment croître, comment devenir de plus en plus un individu ; il lui permet de se développer à sa façon. Il lui fournit aussi l’exemple inspirant du Bouddha et le soutien du Sangha, ou communauté spirituelle faite d’autres individus avec lesquels il est personnellement et directement en contact. »
Urgyen Sangharakshita (Dirigeant du Centre Bouddhiste de Paris)
Pourriez-vous, après connaissance de ces éléments, continuer à affirmer assez légèrement : « la menace boudhiste même semble une paille en occident (…) », je pense que non « T », car le danger est sérieux, bien plus que vous ne le soupçonnez, et les ravages directs et indirects à l’intérieur des masses désorientées et perdues, surtout depuis Vatican II, dont les effets sont aisément démontrables, peuvent avoir des conséquences extrêmement redoutables sur le plan spirituel faisant qu’ il est indispensable de réagir vigoureusement comme en donne le remarquable exemple "La Question".

Ecrit par : Hector | vendredi, 05 septembre 2008

Vous avez raison Hector, nous devons tout autant nous méfier du bouddhisme (qui nous affaiblit de l'intérieur) que de l'Islam.
Je note d'ailleurs que la fameuse réacosphère ne prend pas la mesure de ce phénomène préférant axer toute sa critique sur l'Islam et ses dangers que je ne minimise pas loin s'en faut.
Je félicite donc Isabelle et les intervenants d'aller à contre courant.

Ecrit par : Enzo | vendredi, 05 septembre 2008

Effectivement Hector, vous visez juste, ça y va très fort du côté des "Colloques Bouddhistes Chrétiens"... y compris dans les abbayes :
http://www.abbaye-tamie.com/la_communaute/les_evenements/colloque-bouddhistes-chretiens/vue
"Bouddhistes et chrétiens, nous avons des choses à partager et d’autres traditions nous interpellent dans notre vie dans notre jardin. Saisir la grâce de la rencontre de celui qui se présente ne se programme pas et provoque notre liberté, notre disponibilité, notre attention la plus profonde."

Ecrit par : Louis | vendredi, 05 septembre 2008

C'est pas de la paille mais une épidémie !
http://www.istr-paris.info/spip.php?article181
Rencontre chrétiens - bouddhistes autour du thème : « Amour & absolu » - 5, 6, 7 Septembre 2008 à l’Institut Karma Ling

« Une nouvelle vision du dialogue interreligieux fondé sur l’expérience contemplative »
Dialogue entre le Père Laurence Freeman et Denys RinpocheDialogue entre le Père Laurence Freeman, moine bénédictin de la congrégation de Monte Oliveto, et Lama Denys Rinpoche, fondateur et supérieur du « Sangha Rimay »

Ecrit par : Henri | vendredi, 05 septembre 2008

Ah ! dialogue interreligieux que de folies on commet en ton nom !!

Ecrit par : Lise | vendredi, 05 septembre 2008

Quelle confondante naïveté dans ces propos : "je ne vous rejoins pas lorsque vous évoquez l'analogie avec les pharisiens. Dans un cas les prétentions mystiques étaient réelles, dans l'autre il n'y a généralement que du désarroi et même du divertissement (pascalien). il pouvait y avoir confusion entre le pharisaïsme et la vérité révélée par le Christ. une telle confusion est peu probable entre le christianisme et le sous-boudhisme (ou le boudhisme lui même) », alors que le risque de confusion sous couvert de "chemins convergents de méditation" est sans doute bien plus grand encore entre bouddhisme et christianisme aujourd'hui, comme le montrent les multiples colloques et rencontres organisés de partout, qu'entre le pharisaïsme juif et l'évangile !
http://www.blog-rimay.net/article-21348717.html
http://www.dimmid.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=374&Itemid=26
http://www.upanishad.org/meditation/meditation_b.htm

Ecrit par : Derek | vendredi, 05 septembre 2008

Très juse lise, on ne mesure pas encore les ravages que produira ce fameux "dialogue interreligieux" qui est, à terme, une concrète lessive fatale du christianisme :
"La structure religieuse a changé. La conscience pluraliste n'est plus orientée vers un seul type de croyance. Le crédible disponible se présente à nous sous de nombreuses formes..." peut-on lire sur le site, prétendu chrétien (...) Au niveau ecclésial, le dialogue avec les autres religions accueillies dans leur altérité ne peut que nous conduire à un nouveau paradigme théologique et à un nouveau modèle d'Église. Passer d'une église occidentale universalisée à une véritable église mondiale inculturée. Karl Rahner ne craint pas d'affirmer que si l'Église prend résolument le chemin du dialogue, on aura du mal à reconnaître son nouveau visage dans un avenir pas si lointain.
(...)
Dans ma conscience pluraliste, je ne puis plus me dire chrétien sans intégrer la relation dialogale aux autres religions du monde. Cette relation est dorénavant constitutive de ma nouvelle identité chrétienne. Je suis devenu chrétien sur le mode interreligieux. Je ne me définis plus par opposition à l'autre mais par la mise en relation avec lui. L'autre a un rôle à jouer dans la constitution de mon identité chrétienne. Ma relation au bouddhisme, à l'hindouisme, etc. me fait devenir chrétien autrement. Drewerman écrit quelque part: «Je dois devenir bouddhiste pour advenir comme chrétien. » Cela ne signifie pas qu'il doive se convertir au bouddhisme mais qu'il doive, grâce au bouddhisme, parvenir à ce « vide, qui est la splendeur du mystère de l'autre monde». La vacuité, le vide qu'accomplit le bouddhisme est la pierre contre laquelle se fracassent toutes les idées et les représentations de Dieu. Si tu rencontres Dieu, tue-le, dit l'adage bouddhiste. Il faut dépasser toutes nos images de Dieu, autrement c'est le règne de l'idolâtrie.
(...)
A la question de la vérité plurielle et relationnelle, je dirai ceci. Les sciences historiques nous ont appris que toute vérité est historique et que tout ce qui est historique est marqué au coin du relatif. L'absolu qui se manifeste dans l'histoire revêt toujours la forme de la relativité. La conscience pluraliste est incapable de parler de vérité éternelle absolue. Toute vérité s'inscrit dans l'histoire d'une manière relative. Tout absolu est donc relatif dans sa manifestation."
"Culture et foi"
http://www.culture-et-foi.com/activites/richard_bergeron_2005.htm
Je crois que c'est réellement parti pour aller très loin dans le renoncement total et l'apostasie généralisée ...avec l'aide spirituelle gracieuse et souriante du bouddhisme bien sûr.

Ecrit par : Hadrien | vendredi, 05 septembre 2008

La controverse prenant de l'ampleur j'abandonne l'initiale pour mon pseudonyme usuel (ce changement avait une motivation tout à fait honorable que les esprits fins comrendront sans peine).
J'entends tout ce qui est dit, sources à l'appui. néanmoins j'ai l'impression que l'on confond quelque peu la cause et la conséquence. Ne serait-ce pas accorder peu de foi à la Vérité du christinaisme que d'attribuer la faiblesse du sentiment catholique à la perversité de divers croyances extéreiures (Islam/boudhisme)?
Il ets vrai que la doxa "réac" se focalise généralement sur l'Islam. Que la Question va donc à contrecourant en montrant la fausseté du crédit accordé au bouddhisme.
Pour autant je trouverai bien plus intéressant que la Question aborde davantage les dogmes du Christianisme, en montre la beauté, la vérité.
Je ne pense pas que quiconque ici imagine que la Question ait une influence sur l'opinion publique. Ce salon attire des gens curieux et déjà sensibles à la vraie Lumière. Je ne crois pas que les tenants du dialogue inter religieux viennent s'abreuver spirituellement ici.
Quoiqu'il en soit j'espère qu'on verra plus dans mes remarques un regret qu'un reproche au fond. Merci pour vos réactions bienveillantes.

Ecrit par : Tang | vendredi, 05 septembre 2008

Le titre de cette note est bien trouvé à la lecture des liens : "l'illusion bouddhiste", car il s'agit vraiment d'un incroyable et efficace mirage pour les chrétiens modernes.

Ecrit par : Pierre | vendredi, 05 septembre 2008

Tang, la "menace bou[d]dhiste" n'est pas une paille en Occident pour le devenir spirituel des âmes chrétiennes, telle est la vérité et voilà pourquoi il faut en dénoncer fermement le redoutable danger. Après, si vous cherchez la lumière du christianisme, ce qui est bien légitime, je crois qu'il existe suffisamment d'endroits qui se chargent de cette approche apologétique et sont voués à cette forme d'apotolat. La sensibilité de "La Question" est nettement orientée vers la polémique et la lutte contre les dérives néo-spirituelles de la modernité (dont l'église conciliaire contemporaine participe avec sa religiosité plus que floue sur le plan théologique).
Mais finalement permettez-moi un conseil, plutôt que de vous promener sur le net en quête de la Vérité - ouvrez votre Bible et lisez-là, le Christ s'y trouve à chaque page !

Ecrit par : Hector | vendredi, 05 septembre 2008

Plus qu'instructif ce que devrait être le christianisme selon le dirigeant du Centre Bouddhiste de Paris (dommage qu'il ne passe pas à la télé celui-là avec Carla pieds nus à ses côtés..).
En effet le christianisme pour lui doit remplir quatre conditions, attention c'est du lourd du point de vue dogmatique :
- D’abord il doit se dissocier complètement de ce que Aldous Huxley appelait « cette sauvage littérature de l’âge du bronze », l’Ancien Testament.
- Deuxièmement, il devrait abandonner la croyance en Dieu. (Certains chrétiens l’ont déjà fait, aussi adroitement qu’ils l’ont pu, avec leur théologie de la « mort de Dieu »).
- Troisièmement il devrait considérer le Christ comme un enseignant, plutôt que comme un sauveur.
- Et quatrièmement il devrait y avoir une amélioration de ses enseignements.
C'est-y pas beau les quatre Nobles Vérités adaptées au christianisme ? Soit un christianisme athée, conjuguant le marcionisme et l'arianisme.
Finalement, lorsque l'on fouille, le bouddhisme est loin du visage souriant présenté dans les médias !

Ecrit par : YT | vendredi, 05 septembre 2008

Qu'attendre de la venue du Pape en France ?
Voici ce qu'en attend Denis Tillinac :
"J’attends de cette visite davantage que la très respectable leçon de sagesse dispensée récemment par le dalaï-lama. Le catholicisme romain a mis en forme, et en scène, l’architec­ture de notre sensibilité pendant très longtemps, nous lui devons l’essentiel de ce que nous sommes, y compris les agnostiques, les athées, les anticléricaux même. Au terme d’une “déconstruction” orchestrée par nos philosophes et qui nous lâche sans parachute au bord d’un précipice, il serait temps que le “relativisme” soit… relativisé. Nul n’est plus qualifié pour cette tâche salutaire que ce pape intello, très subtil mais très ferme sur le distinguo entre le Bien et le Mal. Puisse-t-il semer avec des mots audibles le grain d’une espérance qui vaincra le nihilisme ambiant et ses alliés de circonstance : le fanatisme, le panthéisme, le scientisme ! Puisse-t-il aider les Français à endosser sereinement leur héritage spirituel !"

Ecrit par : Lu sur le salon beige | vendredi, 05 septembre 2008

"Mais finalement permettez-moi un conseil, plutôt que de vous promener sur le net en quête de la Vérité - ouvrez votre Bible et lisez-là, le Christ s'y trouve à chaque page !"
N'étant visiblement pas prêt à cet effort (hélas) j'ose espérer qu'il n'est pas seulement dans ces pages Hector... Cependant je ne flâne sur le net que par paresse, non dans le vain espoir d'y trouver la Vérité.
A Dieu et merci.

Ecrit par : Tang | mardi, 23 septembre 2008

@ Tang vous répondez à Hector : "N'étant visiblement pas prêt à cet effort (hélas) j'ose espérer qu'il n'est pas seulement dans ces pages Hector".
Eh bien si Tang il s'y trouve pas seulement mais principalement ! Donc faites cet effort sous peine de vous constituer une religiosité imprécise et personnelle qui, finalement, n'aura rien de véritablement chrétienne car c’est le Christ qui, du commencement à la fin, est le grand sujet de la Bible puisque Dieu a toujours eu devant ses yeux le second homme le nouvel Adam, non seulement dans ses plans éternels, mais aussi, du moment que le premier homme, après sa chute en Eden, a été séparé de Lui. Comme le soleil est le centre de l’univers et le régulateur de toutes choses, le Christ est le centre de toutes les voies et de toutes les pensées de Dieu, le sujet de toutes ses promesses. Reconnaissez-le comme l'authentique centre de ce livre, reconnaissez sa gloire comme le grand but de l’Esprit à travers les saintes pages, et vous aurez alors, pour votre bonheur spirituel et votre salut, trouvé la note sur laquelle toute l’Écriture s’harmonise à l’infini : le Christ.

Ecrit par : Jacob | mardi, 23 septembre 2008

Jacob vous avez mal interprété mon "pas seulement"... Il fallait comprendre que le Christ est évidemment au centre de la Bible en son entier (pour qui croit à la Bonne nouvelle du Nouveau testament), mais sans doute sa Grâce abreuve-telle fort heureusement le monde dans lequel nous sommes, pour permettre peut-être le salut aux âmes faibles...
Il va de soi que je ne tire aucune gloire de ma faiblesse, je la constate et m'en afflige, il est doux cependant de garder l'Espérance malgré notre nature pécheresse...
PS: L'impératif de vos injonctions est si je puis me permettre bien dérisoire, je sens l'évidence de la Vérité que je fuis, mais pour autant je ne sens pas la vérité (car précisément je la fuis)...
Néanmoins j'entends l'avertissement que vous formulez - et à vrai dire il quitte rarement mon esprit...
Priez pour que je trouve la voie si vous le pouvez...
Dieu vous bénisse.

Ecrit par : Tang | mardi, 23 septembre 2008

Ne fuyez plus et laissez-vous prendre par la voie... Ma prière vous est acquise !

Ecrit par : Jacob | mardi, 23 septembre 2008

Nous tâcherons, Dieu vous rende grâce de vos prières...

Ecrit par : Tang | mercredi, 24 septembre 2008

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