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Blindness (2008)

Par Eric Culnaert

Blindness sur la-fin-du-film.com 

C’est commode, de parler d’un film où les personnages n’ont pas de nom. Pardonne au fin-de-filmeur, lecteur magnanime, il va faire ce qu’il peut. Circulant dans sa voiture au centre d’une grande ville non identifiée, un Japonais (Yusuke Iseya) perd brusquement la vue : soudain, il voit tout en blanc ! Un quidam (Don McKellar) le raccompagne chez lui, puis se barre avec sa voiture. La femme du Japonais (Yoshino Kimura) l’emmène chez un ophtalmologue (Mark Ruffalo), qui ne trouve rien et propose des examens à faire le lendemain à l’hôpital. Mais, le lendemain matin, l’ophtalmo est aveugle, et la femme du Japonais également. C’est donc une maladie contagieuse. D’ailleurs, le voleur de voiture y passe aussi.

Les autorités, toujours pleines d’humanité comme on le constate chaque jour, décident d’enfermer tous les malades dans un pénitencier improvisé, d’où il leur sera interdit de sortir sous peine d’être flingués par des gardes. On leur fournit chaque jour de la nourriture empaquetée, mais les déchets ne sont pas évacués, et comme il n’y a même pas de toilettes, le fin-de-filmeur pudique renonce à souiller ta vue (qu’il espère intacte, elle), ô lecteur sensible, par la description des horreurs qui s’ensuivent et que tu peux imaginer.

À ce stade, je dois te dire que la femme de l’ophtamo (Julianne Moore) a échappé à la contagion, elle a donc conservé la vue, mais elle a laissé croire qu’elle est aveugle et s’est fait enfermer avec son mari, pour ne pas le quitter. Et ce personnage, doté de ce superpouvoir, la vue, va donc devenir la providence de ses compagnons. Rapidement, mais mal étant donné l’état des prisonniers, une société rudimentaire s’organise dans le pénitencier, divisé en dortoirs. Les plus raisonnables, ceux du dortoir où l’ophtalmo et sa femme sont enfermés, tentent d’établir une sorte de démocratie, mais le dortoir 3 se laisse imposer une pseudo-monarchie imposée par un petit voyou, un barman (Gael Garcia Bernal) bien décidé à profiter de la situation. Bientôt, il fait main basse sur les provisions venues de l’extérieur, et décide de ne fournir la nourriture aux autres dortoirs que contre leurs objets de valeur. Puis, lorsque les rackettés n’ont plus rien à donner, il exige que leurs femmes servent de monnaie d’échange. Indignation générale, mais comme il faut bien manger, neuf des femmes se résignent et vont jouer les call-girls dans le dortoir voisin.

Mais cette fois c’en est trop, la femme de l’ophtalmo (tu vois comme c’est facile à raconter…) a conservé une paire de ciseaux, et, profitant de son avantage, elle s’introduit clandestinement dans le dortoir des pourris et poignarde leur chef. Puis elle met le feu avec encore plus d’efficacité que Johnny, puisque bientôt c’est tout le pénitencier qui flambe ! Mais à la faveur de l’incendie, on s’aperçoit que les gardes ont fui. Les portes sont rapidement forcées, et tous les prisonniers s’échappent et regagnent la ville.

Elle est dans un bel état, la ville : tous les voyants se sont enfuis, n’y restent que des aveugles, perpétuellement à la recherche de nourriture, parmi des tombereaux d’ordures jonchant les rues désertées de toutes voitures. C’est, en plus crade, l’ambiance de Je suis une légende, qu’on a eu l’honneur de te raconter précédemment. L’ophtalmo et sa femme décident d’héberger leurs quelques compagnons dans leur vaste appartement, retrouvé intact, et comme ils ont pu piller un supermarché, ils peuvent se restaurer… et se laver ! Mais, un beau matin, le Japonais, le premier qui avait été frappé de cécité, recouvre la vue. Lueur d’espoir, si le premier atteint est guéri, les autres ne vont pas tarder à guérir à leur tour. C’est le mal qu’on leur souhaite, mais alors, que va devenir la femme de l’ophtalmo si elle perd sa supériorité physique ? C’est la question qu’elle se pose à la fin du film, et dont allocine.fr ne te donnera pas la réponse.

Choisis ton arme et flingue la fin du film

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