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Les accords d'une nouba d'Al Andalus ont inspirés l'hymne de l'Espagne

Publié le 13 octobre 2008 par Musique

Les accords d'une nouba d'Al Andalus ont inspirés l'hymne de l'Espagne


Polémiques autour de l'hymne national espagnol



Les accords d'une nouba d'Al Andalus ont inspirés l'hymne de l'Espagne

La Marcha Real (La Marche Royale)  est l'un des plus vieux hymnes d'Europe mais ses origines restent officiellement inconnues.

Si vous avez l'oreille musicale, je vous invite à reconnaitre les accord d'une musique arabe d'Al Andalus  Nuba al-Istihal  (attribué à Ibn Bayyah, connu aussi sous le nom latinisé de Avempace : (né à Saragosse vers 1095, mort à Fès vers 1138) qui a inspiré l'hymne actuel de l'Espagne. Il était  philosophe, médecin, astronome et géomètre arabe qui eut pour maître Avenzoar

Esprit universel, musicien, compositeur, poète, scientifique et vizir, auteur de la Lettre d'adieu, l'Epître de la conjonction de l'Intellect agent avec l'Homme et le Régime du solitaire. Il compose également des chansons et des poèmes populaires et s'adonne à l'étude des mathématiques, de l'astronomie et de la botanique



La nouba arabo-andalouse



L'Hymne espagnol


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’alternative: si bien que tout ne peut que s’effondrer lamentablement ! Au jour où les guerres civiles fleuriront de partout, qui me garantit que les bombes et toute l’armada militaire seront désarmées, et qu’il ne sera à nul homme possible de récupérer ces machines terrifiantes pour imposer sa loi ? Nous donnons par nos plus grosses machines de guerre un aval terrible à ceux qui les premiers sauront en profiter quand notre société sombrera dans le chaos. Nous voulons la croire éternelle pourtant ! Mais c’est là encore folie et prétention.

La terre même n’est pas éternelle, et l’univers aura sa fin : qui sommes nous donc pour prétendre à plus de futur que tous les astres réunis ?

Prenez encore d’autres inventions, et faites en le bilan : la télé ne sert que la propagande de la nouvelle religion Cathodique, les messes médias contrôlent les pensées de nos concitoyens en leur donnant à voir ce qu’ils ont envie : des jeux stupides, du rêve prédigéré. Tout est dans la superficialité et dans l’interminable mensonge de tous ces programmes qui veulent nous faire croire que nous sommes libres de choisir nos vies.

Mais il n’en est rien, ceux qui partent de pas grand chose le savent bien ! Tout est réglé ici : et il est possible dès le plus jeune âge de tracer l’avenir de n’importe lequel de nos bambins rien qu’en se penchant sur la fiche de paie de ses parents. L’illusion de liberté que l’on nous offre est sans doute l’une des plus mauvaises choses qu’il est possible de faire : car à vivre dans cette illusion, on en oublie de se battre pour ce droit le plus élémentaire : disposer librement de sa vie.

La seule matière qui pourrait donner lieu à louanges resterait les progrès de la médecine, or nous savons qu’ils ne profitent pas à tous. Nous savons aussi qu’ils se font au prix de nombreux sacrifices : quel vaccin, déjà, est fait à partir de reins de singes verts et dont les premières campagnes d’inoculation correspondent géographiquement avec les premiers cas de SIDA? Combien de bébés ont-ils déclenché une tuberculose à la maternité avant que l’on admette qu’un test de cutie avant tout BCG était indispensable, même chez le nourrisson? Combien de victimes du trafic d’organe chaque année… Mais aussi : combien de personnes en fin de vie souffrent de ce que leur droit de mourir n’est pas reconnu? Les larmes apaisent la souffrance, mais la souffrance n’apaise pas les larmes.

Et tant que des enfants mourront faute simplement d’eau potable, comment considérer comme moral que l’on dépense des millions pour garder en vie des personnes dont les derniers jours commencent à se faire vieux ? Et si nous craignons tant la mort pour ceux qui nous sont proches, pourquoi ne pas la craindre pour ceux qui sont victimes de la barbarie des élites de ce monde ? De toutes les idéologies en -isme, le capitalisme est bien celle qui à fait et fait encore le plus de victimes.

Nous aurons beau chercher, donc, nous ne trouverons pas dans ce siècle ni dans le précédent, ni encore dans celui d’avant, une invention que l’on pourrait qualifier de progrès pour l’humanité : et pourtant, ce ne sont pas les découvertes qui manquent ! Que doit-on en retirer ? Faut-il dès lors vivre hors du monde pour mieux refuser ses immondes rejetons déguisés en semblant de bonheur ? C’est tout le mythe de Babel qui se déroule devant nos yeux : certains d’entre les hommes veulent égaler le Dieu légendaire des écritures, et ils montent petit à petit les illusions qui feront leur chute. Car l’homme n’égalera jamais Dieu : pour que cela soit possible, encore faudrait-il qu’Il existe ! Et même si Il existait, encore faudrait-il qu’Il ne soit pas Lui-même, car le Dieu des écritures, de quelque manière que l’on puisse le prendre, ne peut être égalé par l’homme. Non, nous ne serons jamais Dieu : et l’Eden auquel nous aspirons nous sera refusé tant qu’il y aura des hommes pour en asservir d’autres.

Or quoi? Sans simili esclaves au service de son bien être, le très riche ne peut se croire en Eden, mais tant qu’il y aura des esclaves pour se révolter : qu’il ne compte point sur sa sérénité. Ne voyez-vous point d’ailleurs toutes ces alarmes, et tous ces dispositifs de sécurité? Quel crainte avons nous donc, aujourd’hui, si ce n’est celle de nos semblables? Plus la tour de Babel monte, plus nous nous trouvons incapables de communiquer entre nous, plus la seule issue au conflit qui nous oppose tous devient simplement de nous entre-tuer. Telle est notre malédiction, parce que nous l’acceptons.

L’homme libre en ce monde ne peut vivre sinon émancipé du travail des autres : il ne craindra alors ni de ne pouvoir reconstruire ce qu’il possède de ses propres mains, ni de voler la part d’autrui. Il est en effet trop facile d’oublier sous nos latitudes que l’humanité n’a pas besoin de plus pour vivre que d’un abri, et de quoi manger. Cela peut même être une vie parfaitement heureuse ! Ce n’est ni plus ni moins ce qui est d’ailleurs décrit dans l’Eden, à la différence que l’Adam et l’Eve du jardin légendaire n’ont pas conscience d’être. Cela évite bien des problèmes ! De là se pose la question : nous pouvons regretter le paradis perdu, mais nous ne pouvons pas le regretter sans regretter d’avoir pour nous la conscience du bien et du mal. Nous pouvons tenter de regagner cet idéal, mais nous ne pouvons pas nier que ces deux parents mythologiques étaient heureux avant tout parce qu’ils étaient nus, et qu’ils n’avaient pas conscience justement, d’être nus.

Babel est donc en cela une double illusion, et le paradis un endroit que seuls les enfants les plus nature et les simples d’esprits peuvent atteindre. A moins de vouloir tendre vers l’infantilisme où vers l’idiotie, et l’assumer pleinement, il faut donc cesser immédiatement nos tentatives pitoyables d’égaler un hypothétique Dieu fait de textes millénaires et de fantasmes terriblement humains. Et il faut, dès aujourd’hui, apprendre à vivre responsable. Et pour ce faire, il faudrait commencer à apprendre de nouveau à nous nourrir et à nous loger par nous-même, au lieu de ne compter que sur l’argent pour ce faire.

Mais l’homme est par nature corruptible, or l’argent ici bas est synonyme de pouvoir. Que croyez vous? Les deux candidats finalistes des présidentielles de 2002 étaient aussi les deux plus riches. Ce qui est constaté ici est hélas le lot de toute terre où notre société étend son joug. Or c’est un mensonge cachant une vérité éclatante qui, là encore, nous viens d’un lointain passé : «Les premiers seront les derniers» !

L’argent ne donne que le pouvoir qu’on lui prête. Mais voilà, ce n’est qu’un prêt :

La terre a des avantages sur tout le reste: un roi même est dans la dépendance de ses champs. Qui aime l’argent n’est jamais rassasié d’argent; qui aime l’opulence n’en a aucun profit : cela aussi est vanité ! La fortune augmente-t-elle, ceux qui la dévorent augmentent du même coup. Quel autre avantage y-a-t-il pour son possesseur que d’en repaître sa vue?

L’Ecclésiaste, chap. V, versets 8-10

Le jour est proche où ce monde s’écroulera. Le jour est donc proche où ceux qui jadis étaient méprisés par les plus riches, car ils les servaient : en les nourrissant, en construisant leurs maisons, deviendront les garants de notre survie. Ils resteront seuls à savoir compter sur eux-mêmes, que l’argent ou non ait une valeur. Car si la terre sera toujours là, tous ceux qui ne comptaient que sur l’argent pour vivre ne seront plus capables d’y survivre.

Cochon qui rit de Tchernobyl, (détail) 1997

Cochon qui rit de Tchernobyl (détail), 1997.


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