Magazine Culture

Appaloosa

Publié le 13 octobre 2008 par Hongkongfoufou
Par Hong Kong Fou-Fou
Appaloosa Mesdames, ne vous affolez pas si votre mari/petit ami/facteur (rayez la mention inutile) vous supplie de l'accompagner voir le film "Appaloosa". S'il vous a présenté ce film comme un western, il a été bien maladroit, puisqu'il s'agit ni plus ni moins du troisième épisode des aventures de Bridget Jones. Mais oui, mais oui, mesdames. Et depuis "L'âge de raison", elle n'a pas changé, la bougresse : toujours indécise en matière d'amour, toujours le don de se fourrer dans des situations inextricables. Ses conquêtes dans ce troisième volet ? Rien moins que le rôdeur Aragorn, le cosmonaute John Glenn et le mousquetaire Aramis. Eh oui, ça vous en bouche un coin, hein ? Ce n'était pas écrit dans "Voici", hein ? Vous en aurez des choses à raconter au salon de coiffure, hein ?
Allez, je m'explique : Ed Harris (John Glenn dans "L'étoffe des héros") incarne une "gâchette" embauchée par les notables pétochards de la petite ville d'Appaloosa pour les débarrasser du despote local, joué par Jeremy Irons (Aramis dans "L'homme au masque de fer"). Il est assisté dans sa rude mais noble tâche par son... assistant, ben oui, Viggo Mortensen (Aragorn dans "Le seigneur des anneaux"). Oui, mesdames, le beau Viggo. Heu, par contre, j'aime autant vous prévenir : si ses yeux sont toujours aussi bleus, il est affublé d'une coiffure que même Jean-Claude Bouillon (le commissaire Valentin dans "Les Brigades du Tigre", je précise pour les plus jeunes) aurait refusée... Au passage, il a troqué Anduril pour un fusil à double canon d'un diamètre de tuyau de poëlle. Tout ce petit monde aurait pu s'entretuer avec entrain et professionalisme, si n'avait pas débarqué une jeune pianiste (Renée Zelwigger, ou Zellwegger, ou un truc du genre. Nous l'appelerons Renée pour assurer fluidité du récit), qui va leur briser ce coeur qu'ils aimeraient tant se plomber.
Alors disons-le tout net, pour moi, les westerns, c'était terminé. Comment continuer à en tourner, après les chefs-d'oeuvre italiens ? Bien sûr, Clint Eastwood y est arrivé. Mais c'est Clint Eastwood. Il pourrait faire un film impressionniste allemand muet et N&B, ça serait génial. Est-ce que Ed Harris (qui, outre le stetson du marshal Cole, porte la casquette de réalisateur) pouvait relever le défi ? Eh bien, la réponse est affirmative. Son western n'est pas à marquer d'une pierre (tombale) blanche, mais il est attachant. Il y a peu de fusillades, peu de visages suintants et mal rasés, peu de restes de tabac à chiquer crachés sur le sol, mais tout est compensé par un réalisme et un sens du détail historique impressionnants.
Alors, mesdames, un bon geste : sautez sur le cul du cheval de votre cowboy/shérif/facteur (rayez la mention inutile)
préféré et acompagnez-le au cinéma le plus proche. En sortant, allez grignoter un t-bone (non, mesdames, je ne suis pas familier, c'est un steack) au Buffalo Grill d'à côté, la soirée sera parfaite.

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Hongkongfoufou 2062 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine