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Publié le 13 octobre 2008 par Lazare

La légende du cinéma veut que quand on proposa, fin 2004, à John F. Ptéryx une nouvelle version de sa déjà mythique comédie (qu'on pouvait résumer à : comment à partir d'un jeu de mots minable arriver à faire se marrer tout le monde), à tourner spécialement pour le marché américain quand bien même il sera ensuite vu un peu partout, il fut d'abord ravi par la chose pour la simple raison que cela rejoignait certaines de ses envies. Uniquement concentré sur les variations subtiles ou non à engager pour contenter lui et les foules, prêt à faire de son œuvre une chose expérimentale dans les limites de la production, de l'OuCiPo ou quel que soit son nom, peut-être ensuite tourner de malicieuses versions mongole, vénézuélienne ou tchadienne, quitte à unifier quelques unes pour des raisons de proximité culturelle. Puis il s'aperçut qu'on se foutait de sa gueule et décida de changer largement ses plans, revoir ses envies à la hausse et enculer par la même occasion une machine qui l'imaginait en train de peaufiner les derniers détails, dernière semaine avant tournage. Etrangement ou non, on le laissa continuer son projet—peut-être par curiosité, pour ne pas perdre la pré-production, par oubli, par mensonge d'un maillon de la chaîne hiérarchique, tout cela est perdu dans des dossiers sans passion—et lui donna deux nouveaux mois pour donner un scénario complet et un casting définitif. Ce nouveau film, qui s'annonçait assez étrange, était la refonte d'un scénario, envisagé bien avant la proposition de remake américain : s'il avait bien gardé des éléments et la base de Rabbin des Bois (Rabbi Hood), il avait incorporé à son mélange des pincées de Boyz N The Hood (très grosses, les pincées) et de voyage dans le temps (très petites), nécessaire à une cohabitation plausible et non-onirique des deux univers. Il échappera aux écueils modernes de la double-personnalité ("oh, en fait je suis moi-même Rabbin des Bois !", pourrait dire un nouveau héros, faisant passer la réincarnation à une superposition obligée, une étrange et baroque ubiquité à déplier à travers les siècles) ou de l'homme qui devient ce qu'il cherchait en le cherchant (ben tiens ! ; ce n'est pas à proprement parler un écueil, mais la manière malhabile de l'auteur pataud rend trop souvent la chose bancale car trop appuyée, salement appuyée, et comme caduque). Le projet fut temporairement nommé, assez sommairement, Boyz N The Rabbin Hood.
Pendant ces quelques mois, des hésitations sur des choses à faire ou non, de quoi esti-mer chez l'observateur extérieur que son scénario ne contenait que des lignes pas même direc-trices ou, espoir, plusieurs versions alternatives. Fallait-il projeter Tré (il a repris jusqu'au nom) dans le passé ou Rabbin dans l'époque dudit Tré (soit en 1992) ? Faut-il même faire en sorte que le voyage dévie les deux entités dans une autre période, une autre forêt (la seule concession pour lier les deux univers vient de là : il FAUT une forêt, conserver le milieu urbain est impossible), par exemple une déviation menant l'ensemble en plein état de Washington, perdu dans les forêts humides ? Si oui, quelle époque ? A peu près n'importe quand avant le 18ème siècle, ce qui laisse bien des largeurs ? Des scénarios très alternatifs envoient en 1989, à Twin Peaks (ce qui implique d'autres idées encore) ou dans les années cinquante, à s'amuser avec un vrai-faux Kerouac. Brocéliande ? … ? (sa connaissance des forêts du monde reste limitée) Rester à Sherwood ? Quelle époque ? Au final, Ptéryx conserva Sherwood, évi-demment, et l'époque floue du premier film (qui se passait en 1335), à peine un ou deux ans plus tard et décide de placer tout cela sous un réalisme certain, dans la mesure où peut-être réaliste une situation voyant un jeune homme de Compton, 1992, se balader à travers les siècles pour retrouver un Rabbin vivant dans les bois anglais et ses compagnons, Marianne, Frère Tanakh, Petit Jean (malheureusement atteint de la maladie de Parkinson) et tous les autres dont on ne se souvient jamais. Un film ambitieux, dur, traitant de la position du héros, de responsabilité, de religion (le personnage de Rabbin des Bois, incarnant à lui seul une forte proportion de l'esprit critique religieux du film, reste dans l'optique de "voler aux riches pour ne donner à personne" développée dans Rabbin des Bois, comique et caricaturale avant tout mais sachant présenter sa maladive fonction ésotérique), de vanité et de bien d'autres choses vues selon les sensibilités.
Le casting était assez impressionnant : Will Smith jouerait Tré, Philip Seymour Hoffman Rabbin des Bois, Scarlett Johansson Marianne (c'est peut-être la raison de l'analogie souvent faite dont il sera bientôt question) (même grimés, cela écarte les âges du couple Robin/Marianne d'une manière assez subtile, les rendant tous les deux plus fragiles), Ben Stiller Frère Tanakh et Steve Coogan Petit Jean, histoire d'ajouter un brin d'anglaiserie, plus quelques plus petits rôles tenus par Samaire Armstrong ou Wilmer Valderrama, histoire d'attirer un public plus jeune et friand de canapé, ainsi que, chose d'anecdote et d'almanach, Marina Foïs, bien connue pour être une Robin des Bois, ce que Ptéryx ne savait pas et ne sait toujours pas (83% de chances qu'il ne l'apprenne jamais).
A quelques mois de la sortie du film, relativement attendu, un certain P. Chaussouris cria à qui voulait bien l'entendre que le fameux Ptéryx était un zoophile, un pédophile et tout un tas d'autres choses que la décence lui interdisait de révéler à moins d'une rétribution pécuniaire. Ptéryx se joua de la chose en acceptant les accusations d'une manière curieuse : il ne connaissait soi-disant pas cet homme, mais à travers ses interviews et ses envolées dramatiques le public pouvait sentir qu'elles avaient un fondement, des aveux simples mais picorés par la timidité, pas par la honte : la timidité. Les réactions s'éparpillèrent entre l'indignation, les félicitations face à un homme qui acceptait ses perversions, si farfelues et illégales soient-elles, le on-s'en-foutisme et les gens perturbés par toute cette posture d'artiste mi-original mi-ingénu qu'il prenait, se donnant une importance médiatique qui ne convenait pas à ce qu'il était pour l'instant, un simple artifice. Quoi qu'il en soit, plus personne n'alla voir Chaussouris et l'affaire tomba assez rapidement—ses répercussions principales furent une publicité efficace pour le film, dans la fameuse idée qu'il n'y a pas de publicité négative, ainsi qu'une détestation de l'individu qui avait ébruité cette affaire (probablement une connaissance qui jouait sur les deux plans : faire du bruit autour du film, dans lequel il devait avoir investi, et faire du tort à Ptéryx, qu'il ne devait plus trop apprécier—eh bien non ! Le public n'est pas dupe ! Tu es fait, scélérat ! Vile crapule ! / Songez à ce pauvre homme, sujet de tous les quolibets et d'une honte infinie, n'a-t-il pas le droit de faire ce qu'il veut de sa vie sexuelle ? N'avez-vous pas, vous, honte, justement, de ce que vous faites, ignoble profiteur ? Nous ne le laisserons pas être un paria par votre faute !) et des légendes urbaines d'enculage de jument, à la tombée de la nuit, au milieu d'un champ labouré plus tôt par des enfants, toujours là et qui dansent en rond autour de la scène, tiraillant leurs pénis imberbes en d'étranges premiers émois sexués, et tout cela si possible quand la jument est en chaleur (que les menstrues éclaboussent ! Oui ! oui !), légendes qui participeront avec vraisemblance à une aura posthume de marginal certes agréable et drôle mais avant tout marginal et d'artiste pur, sans concession, d'homme pas vraiment comme les autres hommes qu'on accepte parce qu'on n'a pas vraiment le choix, une sorte de trampoline de la bonne conscience bafouée.
Dans cette époque où la subversion n'existait plus et dans laquelle bien des gens pen-saient encore que le meilleur moyen de l'être (subversif) était d'embrasser les codes que l'on combattait, il ne fut pas considéré comme avant-gardiste dans ses visions (l'avant-garde meurt mais ne se rend pas ! était le mot d'ordre d'un groupe de cinéastes particuliers du moment qui admirait le travail de Ptéryx et le faisait savoir, well (well it's a Big Show), enculons l'avant-garde (yes it's a big bad show toni—i—ight), si elle se proclame telle elle ment probablement et au mieux ça évitera son éventuelle dilution après-coup) (tout le monde se branle de l'avant-garde, tout le temps, elle n'existe pas, jamais) mais comme, et c'est un terme d'ampleur, auteur, les écoles, pfff, les écoles, mon bon monsieur, ne vont jamais bien loin. Bravo, qu'on invente un Prix Nobel du Cinéma (P.N.C.) ! Attendons ses prochaines œuvres ! On en vint même à le féliciter d'avoir ce genre de goûts réprimandés par la loi : John F. "je baise des poulains" Ptéryx, aux cheveux plaqués vers l'arrière, est un héros que tout le monde aime, sorti d'un underground piteux qu'il n'a jamais connu. La façon qu'il eut de se débrouiller, de maîtriser (handle) tout cela, couplée aux thématiques du film, une fois icelui sorti, fit prendre leur courage à deux mains à quelques pseudo-chauves bedonnant, lunettes à montures épaisses pour attaquer de front avec toute leur témérité, ce qui consistait globalement à quitter les euphémismes, l'italique et les guillemets vilement oppresseurs du politiquement correct pour (enfin ! enfin !) parler de noirs et de brigands dans la même phrase—voire dans la même co-lonne de magazine—sans avoir besoin de se justifier (autrement que par le fait de parler de ce film, mais ils ne le disent pas, et puis qui êtes-vous pour supposer une telle coquinerie ?) : bravo ! saluons l'audace de ces briseurs de chaînes ! Soyez sûrs que l'avenir se souviendra de vos coups d'éclat.
Pas de blocage quelconque au MPAA, diffusion assez large, premières à Paris, Londres, Tokyo et Los Angeles et une volée de conférences de presse à l'intérêt plus que limité.
Succès commercial et critique (une moyenne de 9.0 sur imdb encore six mois après la sortie internationale du film, quelques nominations à des festivals divers et variés d'importance capitale, un paquet de petits zigouigouis dans les magazines qui notent les films avec, bien des affiches sur les murs d'adolescents, le film pouvait servir de caution intellectuelle ou même d'accessoire à la mode dans les soirées branchées, compression de tous types de public, allant des familles qui ne peuvent aller au cinéma qu'une fois par an et ont techniquement un choix bien plus réduit que d'autres (étrange paradoxe de la logique sociale) aux petites lesbiennes bloggeuses et amatrices de guitare acoustique (pourquoi avez-vous fait changer la perception des lesbiennes par le monde, pourquoi ? Nous voulons—le monde veut, sauf elles-mêmes au mieux—comme seules lesbiennes des bombes sexuelles aux placards pleins d'huiles et de godemichés, pas des androgynes aux prénoms de hippie, aux cheveux fins, mangeant bio et aussi un peu de nutella… POURQUOIAHAHAHA—non, sérieusement, pourquoi ? Le réalisme a ses limites), budget largement remboursé dès la première semaine d'exploitation, etc.), le film, sorti sous le titre (internationalement conservé, seul le sous-titre change) RBB HOOD, —a Tré story. Le générique d'introduction consistait en la présence du titre, du sous-titre et d'une citation sur fond noir, en bas, à droite :
— Charisma has no jelly in the middle.
— L. G.
avant de s'engager sur un plan fixe et forestier. Can it be ♪ that it was all so ♪ simple
La plupart des partis-pris du réalisateur que ce soit pour l'esthétique ou d'autres choses (nombreux plans en retard sur les personnages, non-accentuation des couleurs sylvestres ou citadines, sodomie active du multiculturalisme et des quotas de minorités, pas de flashback, tenues d'époque peu flamboyantes, réalisme de la crasse et malignes insertions d'extensions à la science (l'équivalent de l'alchimie, diront certains), assassinat du suspense facile, humour en tiroirs superposés et une liste d'au moins quatre cent (400) autres) furent loués par les commentateurs, les autres (tel que l'angle très faible de la caméra sur certaines scènes clés ou le léger manque de cohérence dans la poussée des barbes des protagonistes) restant dans l'indifférence la plus totale. L'humour fit mouche—bien quelques pisse-froids pour trouver que l'humour était soit trop daté soit trop futur (?) soit trop contracté (contrat et contraction à la fois), mais unanimité de l'appréciation de l'ensemble.
Le point le plus débattu dans l'immédiat était la bande-son, qui suivait un principe particulier : le voyage dans le temps s'activait par une pression sur un appareil qui rentre dans la catégorie hi-fi. Un jour, alors qu'il lance la lecture d'un album et s'amuse de se trouver dans le serenghetto (ooooh !), il se rend compte que ce n'est pas ce qu'il comptait écouter qui tourne. En appuyant à nouveau, pour éjecter l'album, il est projeté, lui et tout son appareillage musical, dans le passé. Cela n'est pas montré dans le film, mais avec quelques éléments donnés ci et là il est possible de reconstituer l'événement. L'album en question est le premier du Wu-Tang Clan, qui formera l'armature totale de la bande-son. Evidemment il y a quelques problèmes d'électricité, mais tout cela est résolu avec quelques bizarreries qu'un scientifique aux vues étroites n'accepterait pas. Ainsi, de manière assez évidente, C.R.E.A.M. est utilisée quand la bande de Rabbin s'approchait de la cité et de la bourgeoisie, Bring da Ruckus pour les scènes où l'action s'intensifiait, Protect ya neck quand une oppression certaine se fait ressentir, qu'elle soit physique ou sentimentale, voire humoristique et violente à la fois, Can It All Be So Simple sur un peu tout ce qui concernait les difficultés que connaissent certains personnages, etc. Un des gags récurrents, plus ou moins invisible au profane (comme le reste finalement, à moins que le profane ait des oreilles et soit anglophone, en l'état un profane sourd reste un profane), consiste en quelques mesures discrètes de Shame on a Nigga passant quand Tré est en pleine connerie. Toujours activée de loin, la musique arrive comme assourdie dans le champ de la caméra et l'on est en droit de supposer que l'album joue en permanence sur une lecture aléatoire correspondant à l'agencement du film (certaines chansons reviennent, parfois des moments différents ; certaines ne s'y trouvent pas ; toutes ces supputations malgré le fait que la version de Protect ya neck est celle que l'on trouve sur The W… l'on peut voir ceci de différentes manières, par exemple un simple clin d'œil, le fait que le titre complet de cette version contient aussi The Jump Off, correspondant ainsi au départ de Tré signifié dans la musique, ou encore le signe que d'autres voyages ont eu lieu sans que personne ne s'en rende compte ; tout cela permettait à divers types d'amateurs de débattre de la chose musicale sur un paquet de plans imbriqués tout en abordant des ramifications intenses, sans généralement se préoccuper du fait que Tré ne vient pas du tout du même endroit (géographique) que le Wu-Tang), ou l'inverse, ce qui l'un dans l'autre ne change rien.
Tout cela utilisé avec parcimonie. Le fait est que le film joue de manière assez délicate sur le silence, le milieu forestier et les effets de réverbération aidant. Très tôt, Ptéryx s'est posé la question de la bande-son : comment l'intégrer dans un film bien plus porté qu'il n'y parait sur la notion de bruit et qui s'exprimera par un silence, une destruction quasi-palpable de la parole comme moyen, l'explosion du factice et "morbidité joyeuse et ablation successives ouroboriques" (Dejah Swandive, critique à L'Ammoniaque Phalloïde). Elle ne peut qu'envahir et le simple fait d'utiliser des musiques construit un rapport particulier au silence, au premier abord paradoxal. Evidemment, l'intégration de l'élément moderne, le lien des chansons aux thèmes, l'unité de l'ensemble, tout cela avait quelque chose d'artificiel, mais la finesse de l'uti-lisation, la reconnaissance de la vanité et la dissymétrie des accents avaient quelque chose d'effroyablement sensuel et de touchant au plus profond.
Tout cela rejoignant les problématiques de communication, traitées avec un humour épais (et génial) dans Rabbin des bois mais qui dans ce tout nouveau film (quiconque a de la jugeote ne peut le considérer comme un remake), outre cet humour foudroyant, passait tout un spectre obsédant de thématiques plus subtilement amenées (pour un résultat que beaucoup ont comparé, même si Ptéryx n'aime ni le film ni l'analogie, tout en supposant que ceux qui faisaient le lien le faisaient par facilité et ignorance d'autres films qu'il considère comme plus aboutis dans ce domaine, à Lost in Translation et parfois même à d'autres métrages de Sofia Coppola).
[spoiler]La fin : Tré reste à Sherwood et s'y suicide, floué par la promesse de retourner chez lui. Il a passé de formidables moments et le Los Angeles des pauvres c'est pas si génial mais faut pas se foutre de la gueule du monde. Rabbin rêve avec justesse graphique de South Central et manque s'y faire tuer. A son réveil plan sur le cadavre de Tré. Rabbin et, ce qui se voit moins, Frère Tanakh, tentent d'ouvrir la bouche mais n'y parviennent pas. Je crois qu'ils cherchaient chacun une bonne blague à raconter.[/spoiler]
Quelques jours après la sortie du film, on lui fit une proposition qu'il ne put refuser.

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