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Publié le 14 octobre 2008 par Pierrebrice

Pas de panique, amis lecteurs plus ou moins volontaires de ma « newsletter à peu près mensuelle »,

je ne vais pas (promis) vous envoyer un courriel à chaque fois que je publie un article (bon, oui, d’accord, c’est un peu ce que je fais, c’est vrai, mais je le fais rien qu’un peu : ça pourrait être pire !), il me faudrait vous déranger, chaque mois, de quinze à vingt fois, vous me connaissez, je n’y arriverai jamais : je suis trop discret, timide et réservé (non, non, je n’ai pas changé),

mais, amis lecteurs plus ou moins abonnés de ma « newsletter à peu près mensuelle »,

je ne peux tout de même pas m’empêcher de vous faire savoir que je publie ce mois-ci dans Voyageur, un esprit d’ailleurs, un article gourmand sur Saint-Pierre-et-Miquelon, intitulé « à la table de Saint-Pierre », avec (vous l’aviez deviné), des photos d’Alen Méaulle

le numéro 7 de Voyageur, en kiosque depuis le 12 septembre, consacre aussi un dossier Spécial à la Suisse : retrouvez-nous, Alen et moi, au milieu des vignes du chasselas du Léman, et dans tous les trains d’Helvétie : nous les avons tous testé (tous !) pendant trois semaines ! les rouges, les verts, les jaunes, ceux qui escaladent les cols, qui traversent la Confédération de part en part, qui se cantonnent à leur canton, qui tutoient les sommets, qui s’enfoncent dans les vallées, qui serpentent dans les vignes, qui frôlent la France ou l’Italie, qui prennent le bateau … ils n’ont plus de secret pour nous : on vous raconte les meilleurs sur 10 pages,

voyageurnumro7.jpg

les trains suisses nous ont servi d’entraînement, de répétition générale : nous sommes en ce moment, Alen et moi, dans la Canadien, le train qui traverse le Canada d’un Océan à l’autre pour relier Toronto à Vancouver,
nous allons faire le trajet dans un sens puis dans l’autre (en classe Bleu d’Argent),
ce sera à lire dans le « Vues d’ailleurs » (l’inflight de Corsairfly) de novembre,
puis, plus tard, sous une forme différente, dans Voyageur (je vous préviendrais, comptez sur moi),

revenons, en attendant la prochaine gare, à Saint-Pierre-et-Miquelon : nous avons, il y a un an et demi, passé une quinzaine de jours dans l’Archipel (ce que je vous conseille de faire à votre tour), pour réaliser différents reportages : celui-ci est le premier à paraître …

les plus matinaux d’entre vous se souviennent peut-être des homards « gros comme des cockers », des coquilles Saint-Jacques dont je suis tombé raide dingue amoureux, et des « capelans qui roulent à hauteur de botte » dont j’ai parlé sur France Inter dans ma chronique estivale pour lève-tôt (ou couche-très-tard), qui n’a (malheureusement) pas été reconduite cette année (je remercie ceux qui ont répondu oui à la question « les plus matinaux d’entre vous se souviennent »),

voilà, c’est fini : je vous souhaite juste le bonjour (ou bien), et je vous retrouve, Chris de câlice de taberouette, à la fin de ce mois pour de nouvelles et intenses aventures gustatives, avec la sortie de trois bouquins …

BONUS - BONUS - BONUS - BONUS

UN OU DEUX TRUC à SAVOIR

vous pouvez continuer à voyager sur le nouveau site de Voyageur, vous y abonner, compléter votre collection, et même retrouver en ligne les bonnes adresses conseillées par la rédaction !

UN DISQUE

les chanteurs wallons, forcément, ne sont pas très connus en France : pas très connus ? quel doux euphémisme ! le seul qui a fait carrière (un peu), c’est le génial Julos Beaucarne (dont je vous promets de vous parler bientôt), mais il a beaucoup chanté en français …

drapeauwallon.png

le Wallon est une langue, pas un patois : une vraie langue, plus que régionale, qui tend malheureusement à disparaître, avec ses écrivains, ses poètes, ses dictionnaires, ses linguistes … et ses chanteurs, comme William Dunker (ça rime),

on s’exprime en Wallon, vous vous en doutez, en Wallonie, la partie francophone de la Belgique, dans le nord de la France (un peu), et, plus étonnant, dans la partie nord-est de l’État américain du Wisconsin, autour de Green Bay : on y parle namurois depuis le XIXe siècle !

le Wallon est une langue dont il existe un nombre incalculable de variantes, de dialectes : moi, j’ai été élevé au Wallon de Liège, la langue de Tchantchès et de mon grand-père, William Dunker parle celui de Charleroi …

williamdunker.jpg

mais, c’est qui, ce William Dunker ? un fou ? oui ! un rocker wallon qui chante du blues, du folk et de la salsa en Wallon ! écoutez-le, ça vaut le détour ! vous n’y comprenez rien ? et à la Macarena, vous y comprenez quelque chose ? j’adore son album « trop t’chaud » (1998), mais il en a sorti quatre autres, dont un excellent Live en DVD

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entendons-nous bien : William Dunker n’est pas bon seulement parce qu’il chante en Wallon (le côté original du truc), il est bon ET en plus, il chante en Wallon, nuance …

il a écrit une chanson pour moi, en tout cas, je me plais à le croire, à l’imaginer, à l’espérer : « toudi su’l voye » (toujours sur la route, sur le chemin), elle passe en boucle quand je voyage (avec « le Mambo dèl loke à rloktér »).

je vous mets sur le blog un lien vers sa page perso (vous pourrez écouter quelques extraits de ses albums), et vers un disquaire alternatif qui ne vend, en ligne, que des chanteurs qu’on ne trouve pas ailleurs …

UNE TABLE

imaginez Lancelot du Lac, Chevalier de la Table Ronde : il a erré un an à la recherche du Graal, occis, en passant, un ou deux dragons, sauvé d’une mort atroce une blonde Princesse, combattu des ennemis féroces, bouté hors du Royaume quelques drakkars de Vikings assoiffés de sang et de crânes, tutoyé une poignée d’elfes et passé des contingents de brigands au fil de son épée …

il est fourbu, épuisé, affamé, il en a marre, il se rapproche de Camelot à marches forcées, obligeant son fier destrier à se dépasser …

je suis dans cet état-là quand, journaliste errant, je quitte l’autoroute A89 à la sortie 3 Chabreloche : elle n’est pas Ronde, la table qui m’attend, mais, aux Cros d’Arconsat (dans la banlieue d’Arconsat, à gauche, sur le périph, un peu après la montée de Chabreloche), elle est garnie de saucisse de choux !

Arconsat (c’est écrit à l’entrée de la ville), est la capitale mondiale de la saucisse de choux (d’Arconsat), alors que Chabreloche, juste à côté, est la capitale mondiale des colporteurs (sans oublier qu’Ambert, pas loin, patrie de la Fourme, est la capitale mondiale des chapelets) !

attention : j’ai dit « saucisse DE choux », pas « saucisse AUX choux », la saucisse AUX choux, c’est un tiers de choux pour deux tiers de porc, la saucisse DE choux, c’est le contraire, la nuance, avoue-le, a son importance !

quand je quitte l’autoroute A89 à la sortie 3 Chabreloche, j’ai erré un an à la recherche de la bonne table, occis, en passant, un ou deux rédacteurs-en-chef (si je ne l’ai pas fait, j’en ai eu très envie), sauvé d’une mort atroce un Chef gourmand prisonnier d’une ligue de végétaliens …

j’ai combattu des saucissons féroces qui en voulaient à mon cholestérol, bouté, hors du Royaume, quelques drakkars d’Américains assoiffés de Bordeaux parkerisés, tutoyé une poignée d’elfes (oui, je m’en souviens bien, il y en avait un qui s’appelait Robert, mais j’avais un peu bu), et passé des contingents de destinations au fil de mon stylo …

aux Cros d’Arconsat se trouve mon Camelot à moi, l’Auberge de Montoncel : vous avez de la chance, il ne faut pas être Chevalier pour s’y attabler (tentez donc l’expérience), mon Arthur s’appelle Jean-Louis (c’est moins fun, mais bon), il est le Grand Maître vénéré de ma Table Ronde à moi, qui n’est pas Ronde mais qui accueille la Confrérie de la Saucisse de Choux d’Arconsat, dont je ne suis pas Chevalier, mais Compagnon (j’ai quand même été adoubé, un genou à terre, par une saucisse en plomb),

montoncel.gif

c’est une table à laquelle j’ai juré de m’installer tous les ans, j’y vais donc (aussi) par devoir, je considère ce pèlerinage annuel comme une obligation liée à ma qualité enviée de Compagnon de la saucisse de choux d’Arconsat ! mais vous, vous pouvez juste y aller, de ma part, pour bien manger …

Auberge de Montoncel (hôtel** & bar – restaurant), les Cros d’Arconsat, Arconsat (63), 04 73 94 20 96

UN CHEMIN à SUIVRE

je vous ai déjà parlé de la collection de livres gourmands que je viens de lancer aux éditions des 4 chemins, les quatre premiers sont parus en mai,
les trois prochains seront là pour l’automne et pour les fêtes (ils racontent l’andouillette de Troyes, la châtaigne d’Ardèche et le chapon de Barbezieux),
les quatre suivants se préparent pour le printemps (la saucisse de Montbéliard, le fromage de Gruyère, le cassis de Bourgogne et le Beaufort des Alpages),
je ne vous cache pas que je compte un peu sur vous pour m’aider à la lancer, cette collection, si vous voyez ce que je veux dire … par exemple : ne sont-ils pas idéaux comme cadeaux ?

UN LIVRE

pas vraiment le temps de lire, en ce moment, vous vous en doutez, et ce que j’ai lu en août ne m’a pas transporté : le dernier Paasilinna (pas mal, sans plus), un (tout) petit Djian (il est bien loin le temps d’Échine), un polar scandinave, « le cercle celtique » (re-bof),

par contre, je viens de commander le dernier Yasmina Khadra,

yasminakhadra.jpg

un nouveau Jean-Marc Roberts va paraître en octobre, « la prière », mais ce qu’écrit Jean-Marc Roberts me touche tellement, pour ne raison que j’ignore, que je suis incapable d’en parler,

jeanmarcroberts.jpg

on annonce aussi une nouvelle enquête de Nicolas Le Floch, et j’ai emmené avec moi la suite de « dans la main du diable », d’Anne-Marie Garat, que j’ai lu à Madagascar, que j’ai adoré et que je vous ai (très vivement) conseillé, « l’enfant des ténèbres »,

annemariegarat.jpg

j’ai aussi, qui m’attend à la maison, un polar qui se déroule à Bruges, dont on m’a dit beaucoup de bien, et une bio de Cesare Beccaria …

ici, à Toronto, je ne peux pas, bien sûr, m’empêcher de me souvenir des aventures de Bas-de-Cuir, le trappeur de Fenimore Cooper qui a accompagné mon enfance : plusieurs de ses aventures se passent à proximité des Grands Lacs (de ma chambre d’hôtel, je regarde le Lac Ontario qui fait 120 Km de large, et le Canadien va longer un bon moment le Lac Huron, qui restera caché par la forêt),

basdecuir.jpg

on connaît surtout, de lui, « le dernier des Mohicans », adapté à l’écran sous la forme d’un pauvre western primaire, sans saveur, hyper violent et manichéiste, alors que le roman prône tout le contraire : les aventures de Bas-de-Cuir sont à offrir d’urgence à tous les préados lecteurs, elles sont, ça ne gâche rien, extrêmement bien écrites, c’est une bonne intro à la littérature américaine de Curwood, London, Steinbeck, Faulkner, Fante et Brautigan différent et plus difficile d’accès …) …

cette « newsletter à peu mensuelle » a été écrite à Saint-Tite et à Grandes-Piles (au Québec), à Toronto (Ontario), corrigée dans le Canadien (la nuit), envoyée d’Edmonton (dans l’Alberta) à environ 500 contacts personnels ou professionnels (je vous en désabonne à vos risques et périls sur simple demande), et mise en ligne un mois plus tard à Churchill (dans le Manitoba) …


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