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Bourse : retour à la raison

Publié le 14 octobre 2008 par Apprendrelabourse.org

Bourse : retour à la raisonLa bourse de Tokyo avec une hausse de + 14,15 % a confirmé durant la nuit l'effervescence d'hier mais le début de séance à nouveau fortement haussier ce matin en Europe s'est largement tempéré ensuite avec un retour aux réalités.
Signalons qu'entre les plus bas de vendredi à 3047 points et le  plus haut du jour à 3 766, un score de + 23,5 % en quelques heures de cotations était en tout cas très difficilement tenable...
Le CAC 40 termine en hausse de + 2,75 % à 3 628,52 points. 3 éléments se dégagent de cette séance :
Economie :
L'indice Zew du sentiment des investisseurs allemands rechute lourdement ce mois-ci à - 63 contre - 41,1 le mois dernier et au-delà des 52,5 attendus.


Bourse : retour à la raison


La production industrielle de la zone a progressé de + 1,1 % en août mais baisse de - 0,7 % sur un an. Pour la France, l'inflation retrouve son niveau d'avril avec un léger repli qui la porte à 3 % en rythme annuel dans le prolongement de la baisse des matières premières.
Le plan européen s'étend :
Les américains ont annoncé aujourd'hui prévoir 250 milliards $ dans le cadre du plan Paulson de 700   Mds $ pour recapitaliser les 9 banques les plus importantes du pays avec des mesures qui permettent comme en Europe de 'dégeler' les opérations interbancaires. Quelques signes positifs sur le marché interbancaire ont été enregistrés mais restent largement à confirmer car les taux au jour le jour ont connu des écarts entre extrêmes qui se sont creusés aujourd'hui sur le vieux continent. Demain et après-demain, les mesures adoptées par l'Eurogroupe à 15 dans le cadre de l'Euroland sont susceptibles d'être élargies aux 27 pays européens au cours du Conseil Européen qui se tient mercredi et jeudi.
Premiers effets pervers du plan ?

Une fois les montants annoncés pour recapitaliser les banques, chacun cherche à savoir qui va venir frapper à la porte du gouvernement pour obtenir une dotation en capital et en argent frais, ceci renvoyant dans le contexte actuel à des présomptions de difficultés ou à tout le moins, de nécessaire étoffement de leur surface financière, qui ne manquent pas de glacer à nouveau le sang des opérateurs. Ce petit jeu est un peu dangereux et rappelle quelque peu les difficultés qu'avaient rencontrées, il y a un an, certaines banques anglaises supposées avoir demandé des prêts d'urgence à la Banque d'Angleterre une fois qu'elle avait annoncé les mettre à disposition, ce qui ne manquait pas d'alimenter des rumeurs très négatives...
Le marché est ainsi un pris dans un bal où chacun s'est évertué à se féliciter des dernières décisions mais tout autant à épier la moindre rumeur à ce sujet. Le Crédit Agricole a démenti avoir besoin de lever du capital mais indique en même temps que le plan gouvernemental correspond aux besoins des banques. BNP perd - 4,45 % sur un 'couac' de communication de la Ministre des Finances ou mal perçu des marchés (c'est au choix suivant le côté où on se place) sur une référence de ratio de solvabilité bancaire dont le ministère a ensuite démenti la volonté de fixer un objectif chiffré en la matière... chaque banque ayant ses spécificités.
Dexia a dû démentir des rumeurs de nationalisation totale par l'état belge et dévisse de - 15,20 %.
Bref, plan annoncé, rumeurs à la clef...
Société Générale, en revanche, avec le communiqué chiffré d'hier soir termine sur le podium du jour à + 8,16 %.
Le Dow Jones termine cette seconde séance de la semaine en baisse de - 0,82 %.
*** Le déficit budgétaire de l'état US pour l'année fiscale qui s'est terminée au 30 septembre s'élève à un record de 438 milliards $ contre  389 Mds prévus il y a 3 mois et contre 162 Mds $ l'an dernier. Selon l'agence de notation Fitch, la dette publique dépassera les 70 % du PIB au cours de l'an prochain au-delà du chiffre français (65 %) et allemand (56 %) pour la première fois depuis 60 ans avec un déficit rapporté au PIB largement au-delà des critères européens (3 % du PIB). Ce chiffre de 438 Mds $ correspond d'ores et déjà à 3,1 % du PIB et les estimatifs tablent sur un pourcentage le plus élevé parmi les pays du G7 pour l'exercice en cours, compte tenu de la dégradation observée ces derniers temps.


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