Magazine Culture

Mondo et autres histoires

Publié le 27 octobre 2008 par Pralinerie @Pralinerie

De ce récent nobel, Le Clézio, je n'ai lu que Désert qui m'avait beaucoup plu. Cette fois, je tente des nouvelles. Toutes ont des points communs. Les héros sont des enfants, ils vivent proches de la nature, ils grandissent, ils rêvent.
Mondo : est un jeune garçon sans famille mais aux nombreux amis. Saltimbanques qu'il accompagne, postiers qui lui lisent des comics, vieille femme qui l'accueille, marin qui lui raconte la pêche, vieil homme qui lui apprend à lire. Mondo vit près de la mer, de l'air du temps. Il lui faut simplement se cacher des camionnettes grises qui emmènent les enfants.
Lullaby : est une jeune fille. Son papa est loin. Sa maman dort. Elle décide de ne plus aller à l'école. Ses pas la mènent vers le rivage, la mer, les rochers, le soleil. Ecole buissonnière nécessaire, ressourçante.
La montagne du dieu vivant : Jon part à vélo. Puis à pied. Il escalade une montagne. Là haut, tout est beau. Il y rencontre un enfant qui lui parle comme un prophète. Images christiques.
La roue d'eau : Juba est le roi éphémère d'une cité en ruines. Mirage subtile.
Celui qui n'avait jamais vu la mer : Daniel rêve de voir la mer. Un jour, il fuit l'internat pour enfin la trouver.
Hazaran : Alia aime beaucoup Hazaran qui vit comme un ermite à l'écart du village. L'homme raconte des légendes, jeûne et guide ses compagnons.
Peuple du ciel : Petite Croix vit les yeux fixés sur le ciel. Elle cherche une réponse : "Qu'est-ce que le bleu ?"
Les bergers : Gaspar se perd. Il apprend à vivre au sein d'une communauté de très jeunes bergers. Il découvre les frondes, les repas autour du feu, la garde des troupeaux. Parenthèse enchantée autour d'un lac, loin de la ville dont il est originaire.
Toutes ces nouvelles parlent de terres vierges du pas de l'homme, loin de ses villes bétonnées. Un peu de nostalgie ou de mélancolie percent. C'est doux, c'est poétique, c'est le rayon de soleil qui caresse la peau, c'est le brin d'herbe qui frôle une cheville, c'est l'infiniment bleu de la mer, c'est l'odeur du feu sur les tissus... c'est simple, c'est magnifique, c'est naturel.

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Pralinerie 1161 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog

Magazine