L'habitat contemporain devra être économe (en énergies) et accessible à tous les budgets. En d'autres termes : même aux budgets les plus modestes.Avant de nous inviter à un tour du monde en raccourci des solutions inventées par les architectes pour répondre à ces impératifs, les auteurs du présent ouvrage font le point sur différents constats dont l'incidence est primordiale sur la configuration de l'architecture de notre XXIe siècle naissant : accroissement de la population urbaine, "limites" économiques de la population prise globalement, déficit des ressources énergétiques de notre planète...D'où, globalement une fois encore, l'urgence de mieux gérer ces ressources et l'apparition de la notion de "logement minimum". Mais dans la pratique, cette solution épouse de nombreuses variantes qui s'écartent de tout archétype, compte tenu de l'implantation des projets de construction, du mode de vie des habitants et de leur budget, des ressources disponibles et de l'évolution des systèmes constructifs, avec notamment l'apparition de nouveaux matériaux.Si elles ne sont pas nécessairement minimalistes, sous l'angle des facteurs techniques, de la qualité architectonique et du respect de l'environnement, les solutions adoptées vont toutes dans le même sens : la réduction du coût du logement. Sur la base d'un tel cahier des charges, les projets naissant des bureaux des architectes reposent sur des concepts d'espaces intérieurs "flexibles" et "compacts", ces espaces devenant adaptables au style et aux besoins des usagers et comportant des "aires de service" indispensables (cuisine, salle de bains) autour desquelles sont distribués les autres espaces de vie.Reste l'épineuse question de l'emplacement de la construction. Plus elle est proche du centre d'une ville ou agglomération, plus le terrain à bâtir est cher. Et rebelote lorsque l'on s'éloigne de ce centre ville : si le terrain est alors de valeur (nettement) moindre, il faut en contrepartie prendre en considération le coût du branchement sur le réseau des services et le surcoût du transport des matériaux et de la main d'œuvre. Et la conclusion s'impose aux auteurs : « Le point intermédiaire entre ces deux pôles, la périphérie des villes, devient alors le plus intéressant pour la construction de logements à petit budget, grâce à l'équilibre des coûts que l'on peut y établir. »Avec ces cartes en main, nous sommes invités alors à visiter, dans différentes pays européens, au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine, vingt-trois réalisations répondant aux critères préalablement définis (méthode constructive, conception flexible, logement compact, matériaux), en partant d'opérations de 0 (les auteurs ne manquent pas d'humour !) à 25.000 euros pour aboutir à des constructions à 100.000 euros et plus (où les finitions "luxueuses" ne sont pas nécessairement en contradiction avec un budget "ajusté").La conclusion de cet ouvrage est donnée en forme de message aux bâtisseurs et lotisseurs : « Il reste beaucoup de découvertes et d'innovations à faire : la recherche pour la construction de logements accessibles restera une question clé pour l'architecture du XXIe siècle. »À bon entendeur..."Petits budgets – Habitat contemporain", par Alejandro Bahamón, Ana Maria Alvarez et Felipe Ariza, éditions L'inédite, 2008, 192 pages.
Magazine Brico
"Petits budgets – Habitat contemporain"
Publié le 04 novembre 2008 par Marc Chartier
L'habitat contemporain devra être économe (en énergies) et accessible à tous les budgets. En d'autres termes : même aux budgets les plus modestes.Avant de nous inviter à un tour du monde en raccourci des solutions inventées par les architectes pour répondre à ces impératifs, les auteurs du présent ouvrage font le point sur différents constats dont l'incidence est primordiale sur la configuration de l'architecture de notre XXIe siècle naissant : accroissement de la population urbaine, "limites" économiques de la population prise globalement, déficit des ressources énergétiques de notre planète...D'où, globalement une fois encore, l'urgence de mieux gérer ces ressources et l'apparition de la notion de "logement minimum". Mais dans la pratique, cette solution épouse de nombreuses variantes qui s'écartent de tout archétype, compte tenu de l'implantation des projets de construction, du mode de vie des habitants et de leur budget, des ressources disponibles et de l'évolution des systèmes constructifs, avec notamment l'apparition de nouveaux matériaux.Si elles ne sont pas nécessairement minimalistes, sous l'angle des facteurs techniques, de la qualité architectonique et du respect de l'environnement, les solutions adoptées vont toutes dans le même sens : la réduction du coût du logement. Sur la base d'un tel cahier des charges, les projets naissant des bureaux des architectes reposent sur des concepts d'espaces intérieurs "flexibles" et "compacts", ces espaces devenant adaptables au style et aux besoins des usagers et comportant des "aires de service" indispensables (cuisine, salle de bains) autour desquelles sont distribués les autres espaces de vie.Reste l'épineuse question de l'emplacement de la construction. Plus elle est proche du centre d'une ville ou agglomération, plus le terrain à bâtir est cher. Et rebelote lorsque l'on s'éloigne de ce centre ville : si le terrain est alors de valeur (nettement) moindre, il faut en contrepartie prendre en considération le coût du branchement sur le réseau des services et le surcoût du transport des matériaux et de la main d'œuvre. Et la conclusion s'impose aux auteurs : « Le point intermédiaire entre ces deux pôles, la périphérie des villes, devient alors le plus intéressant pour la construction de logements à petit budget, grâce à l'équilibre des coûts que l'on peut y établir. »Avec ces cartes en main, nous sommes invités alors à visiter, dans différentes pays européens, au Canada, aux États-Unis et en Amérique latine, vingt-trois réalisations répondant aux critères préalablement définis (méthode constructive, conception flexible, logement compact, matériaux), en partant d'opérations de 0 (les auteurs ne manquent pas d'humour !) à 25.000 euros pour aboutir à des constructions à 100.000 euros et plus (où les finitions "luxueuses" ne sont pas nécessairement en contradiction avec un budget "ajusté").La conclusion de cet ouvrage est donnée en forme de message aux bâtisseurs et lotisseurs : « Il reste beaucoup de découvertes et d'innovations à faire : la recherche pour la construction de logements accessibles restera une question clé pour l'architecture du XXIe siècle. »À bon entendeur..."Petits budgets – Habitat contemporain", par Alejandro Bahamón, Ana Maria Alvarez et Felipe Ariza, éditions L'inédite, 2008, 192 pages.
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