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2009 sera ou ne sera pas

Publié le 14 janvier 2009 par François Monti

Au plus profond de moi, je dois être un vrai conservateur. J’adore les bilans chiffrés et je raffole des résolutions. Les chiffres, c’était l’autre jour, les résolutions 2009 c’est pour aujourd’hui. 

Il y a un an, je comptais lire plus en espagnol et je prévoyais une baisse du nombre de livres lus sur l’année. Ce fut bien le cas. Par contre, je n’ai pas moins lu en français, mon voyage en littérature allemande est en panne sèche ou presque, je n’ai pas terminé mes périples chez Vila-Matas, Barth et Bolaño alors que Auto-fission est à l’agonie. Je suis un peu surpris, parce que, niveau littéraire, je suis généralement assez bon à l’heure de respecter mes résolutions. Que s’est-il passé ? Deux choses, à mon sens : une année assez exceptionnelle pour la littérature française et la découverte d’une fascinante nouvelle « génération » espagnole. Je ne sais pas du tout si j’aurai d’aussi belles surprises françaises en 2009 qu’en 2008, mais l’effort espagnol se maintiendra sans aucun doute, s’il ne s’accentue pas. J’ai aussi vu, au cours des douze mois passés, un assez grand focus sur les nouveautés du moment. D’un côté, c’est regrettable – quel besoin de lire maintenant le livre qui sort maintenant, au vu de tout ce qu’il me reste de 2007 ou de 1876 ?—mais lorsqu’on s’intéresse à l’évolution du littéraire et que l’on tient non seulement à lire le « canon » mais aussi à s’élaborer un canon contemporain personnel et à participer au débat, l’intérêt pour le hic et nunc vient automatiquement. C’est sans regret : n’en déplaise aux amants du réalisme 19eme, il se passe aujourd’hui des choses fantastiques.

D’autres choses : nouveau Pynchon en août, ergo Fausto voudrait relire tout Pynch avant ; dossier Bolaño dans le numéro trois d’une bientôt célèbre revue, ergo Fausto voudrait relire tout Bolaño. Irréalisable, sans aucun doute mais soyons résolus, demandons l’irrésoluble. Pour le reste, je lirai ce dont j’ai envie quand j’en ai envie avec la certitude, fin décembre, d’avoir, à l’heure du bilan, quelques surprises. Et si vous me demandez quelques paris sur les tendances et les surprises, je prédis un sursaut des mes lectures US puisque quelques gros noms sont annoncés. On espère que les petits nouveaux pointeront aussi le bout de leur nez. 

Vous pourrez de toute façon deviner mes lectures en lisant ce blog ou celui du FFC. Je dois en tout cas vous prévenir que je vais encore partir loin de chez moi pendant cinq semaines et donc il est fort possible que les mises à jour soient très rares jusqu’à début mars. Pour le seul lecteur de auto-fission (le dénommé garpo-moustache), cette petite précision : les idées et les fragments s’accumulent mais rien n’aboutit. Bientôt, j’espère. 

Pour finir, et comme chaque année, les emplettes madrilènes – pour les nouveaux Fausto suele pasar Nochevieja en España – qui feront, je l’espère, les belles heures de Tabula Rasa : « Homo sampler – tiempo y consumo en la era Afterpop » de Eloy Fernández Porta, « El comienzo de la primavera » de Patricio Pron, « Cut & roll » de Oscár Gual, « El viaje a la ficcíon » de Mario Vargas Llosa, « Un lugar llamado Oreja de Perro » de Ivan Thays, « Calor » et « Resurrección » de Manuel Vilas, « Creta lateral travelling » de Agustín Fernández Mallo, “Nembrot” de José María Pérez Álvarez, “La novela luminosa” de Mario Levrero, “Casi nunca” de Daniel Sada, “Ya sólo habla de amor” de Ray Loriga, “La vida rescatada de Dionisio Rodruejo” de Jordi Gracia, “Proust fiction” de Robert Juan-Cantavella et enfin “Click” de Javier Moreno. Je suis bon pour un an. Ne dites rien à ma femme, elle pense que je sors me promener…


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