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Proposition d’un fond d’aide à la trésorerie des PME pour le versement des salaires

Publié le 14 janvier 2009 par Tmurcier@hotmail.com

Depuis pas mal de temps, je me rends compte qu’il y a de moins en moins de propositions sur ce blog, or, la création de cet espace était motivée du fait qu’il y ait un vide à ce niveau là au PS (d'après moi), et ce en tenant compte des réalités économiques.

L’absence de propositions de ma part s'est faite petit à petit depuis le dépôt des contributions pour le congrès. Paradoxalement, le congrès a annihilé toutes mes forces de propositions (je sais, « force » est un grand mot...). Comme quoi, pendant plusieurs mois, nous étions vraiment repliés sur nous même.

Alors back to business.

Certes, la crise financière actuelle, est belle et bien systémique, et s’amplifie du fait que ce soit une crise du crédit.

Certes, il fallait aider les banques, afin de restaurer la sécurité de notre système bancaire et de rouvrir les vannes du crédit.

Nicolas Sarkozy vient d’officialiser un nouveau plan d’aide aux banques. Je pense qu’il aurait fallu aller plus loin.

En effet, on apprend ce jour que 40% des PME prévoient une baisse de leur chiffre d’affaires pour 2009. Ce qui est énorme par rapport à 2008, où elles n’étaient que 8% à anticiper un moins bon exercice.

Or, et je l’ai exposé dès mon premier billet sur ce blog, les PME sont le poumons d’une économie, non seulement en terme de créations d’emplois, mais surtout au niveau de la balance commerciale qui est conditionnée par la bonne santé et le développement de ces dernières.

Je travaille dans une PME, et bon nombre de PME en France sont en proie à de graves difficultés actuellement. Or, il apparaît que dans ces PME, certaines d’entre elles ne devraient pas avoir de difficultés. La clef du problème ? La trésorerie.

Beaucoup d’entre elles ont leur carnet de commandes plein, simplement, faute de liquidités disponibles, et d’accès au crédit, elles ne peuvent financer la production nécessaire à la gestion de ces commandes. Ceci représente du chiffre d’affaires en moins, et par conséquent une baisse de l’activité dont les conséquences peuvent être parfois dramatiques.

Mais il y a pire, et c’est là où l’Etat DOIT intervenir. Il y a ces sociétés qui vendent, qui assurent ses commandes, et qui tirent d’un côté comme de l’autre ses lignes de crédit afin d’assurer la vie de l’entreprise.

Parfois, ces entreprises ont des besoins de cash bien inférieurs aux liquidités censées arrivées. Simplement, crise oblige, leurs clients demandent des délais de paiements plus longs, ou se les octroient eux-mêmes. Pire encore, de nombreuses banques étrangères (au cas où la dite PME exporte) n’hésitent pas elles aussi à jouer sur leur « Tréso » en prolongeant de manière unilatérale leur « date de valeur » lorsqu’un virement swift est programmé.

Petit exemple concret : je vends à un client en Russie (l’exemple de la Russie est un pur hasard...). Ce client est de bonne foi, il donne donc l’ordre à sa banque de me virer la somme due. En pratique, une date de valeur pour un swift est de 24h à 48h. Seulement, il se trouve que la banque, en proie elle aussi à des soucis de trésorerie pour une raison ou une autre, prolongera sa date de valeur parfois jusqu’à 2 mois!!! L’argent que l’entreprise exportatrice devrait pouvoir utiliser se trouve donc bloqué à son insu, en Russie.

Que peut faire un chef d’entreprise dans ces cas là ? Rien, à part attendre et prendre son mal en patience. Aucun recours n'étant possible.

Comme il faut bien que l’entreprise tourne, il faut donc trouver une variable d’injustement pour ne pas se retrouver en cessation de paiement. Or, cette variable d’ajustement est souvent...les salariés eux-mêmes qui acceptent d’être payés avec plusieurs jours de retard. Ce qui est fort malheureux, car ils n’y sont pour rien la plupart du temps, ne sont pas forcément conscient des causes qui engendrent de telles difficultés, mais acceptent sans concession parfois de lourds retard pour ne pas mettre en danger leur société.

Je pensais donc à l’idée suivante : plutôt que de balancer de l’argent à tout va aux banques qui investissent dans des sociétés non pas par rapport au capital humain dont regorge nos PME, mais plutôt sur la base d’une pseudo prévision de ROI ou de quelques documents Excel ; j’invite donc l’Etat à prêter de l’argent aux entreprises dont les entrées de « Trèso » prévues sont supérieures aux sorties prévues et donc de leur prêter l’argent nécessaire au paiements des salariés, remboursable sur la base d’un taux zéro.

Peut-être que ce genre de mesure permettrait d'apaiser le climat anxiogène qui règne autour de cette crise?


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