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Adieu veaux, vaches, cochons

Publié le 16 janvier 2009 par Misterrugby

Rien ne va plus au Montpellier-Hérault RC défait face à Northampton en Chalenge européen

Plus qu’un simple club, le Montpellier Hérault Rugby Club était tout un symbole. Le symbole d’un sport qui à le vent en poupe, d’un sport qui réussi à s’imposer sur les bastions du foot. Un club au capital sympathie très fort, composé de jeunes espoirs du rugby français adeptes du jeu de mouvement. On l’aimait tellement ce club, qu’on le prenait souvent en exemple, en l’opposant au « méchant » RCT, qui lui était l’antéchrist qui n’avait du rugby professionnel que les effets pervers. Un stade tout nouveau, tout beau et surtout rempli de dizaine de milliers de spectateurs à chaque fois que s’y joue une journée de championnat, nous nous étions pris à rêver, nous pensions assister à la naissance d’un grand club de rugby. La prise de pouvoir du président Philippe Deffins il y a un mois devait propulser le club bleu et blanc dans une nouvelle dimension. On nous annonçait pour la saison 2009-2010, un budget de 15 millions d’euros, l’arrivée de la superstar du rugby français, Sébastien Chabal, de celle du capitaine du XV de France, Lionel Nallet, de leur côtés les jeunes internationaux du clubs, ceux que certains journalistes appelaient les Quatre Fantastiques(Trinh-Druc, Ouedraogo, Picamoles et Thomas) avaient donné leur accord pour continuer d’évoluer sous les couleurs bleue et blanche du club. D’autre espoirs du rugby français étaient annoncées (Malzieu, David, Thiery, etc.). D’autre part deux sponsors de très grande envergure (le PMU et le groupe Vinci) avaient annoncé que leurs noms apparaîtraient sur la tunique frappée de la fleur de ciste… Du côté de la préfecture héraultaise tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Mais c’était sans compter sur les deux semaines les plus mouvementées de l’histoire du club. Sur un plan sportif le MHRC a pris l’eau, avec 60 points encaissés en l’espace de deux matchs (contre Toulouse et Clermont) suivi d’une élimination prématurée en Challenge Européen, comme pour mieux rappeler que Montpellier n’a pas encore l’étoffe d’un champion. Mais ces défaites n’étaient rien comparée à la nouvelle fracassante qui annonçait la démission du président Philippe Deffins, en place depuis seulement 26 jours, qui auraient trouvé des finances malsaines. On peut comprendre alors son départ. Du coup, les rêves de grand club se sont envolés, les arrivées de Chabal et Nallet sont plus que compromises. Il faut espérer que le club à la fleur de ciste retrouvera des couleurs, tant sur le plan sportif que sur le plan financier, il en va de l’intérêt supérieur du rugby hexagonal. Si on ajoute les problèmes de Montauban et du FC Auch, à ceux des montpelliérains, on peut avancer que le rugby français est sur une bien mauvaise pente. Il est temps de remettre un peu de sérieux dans tout cela, sinon un autre sport pourrait bien venir prendre la place du rugby). Et malheureusement quand on voit que c’est le président Pérez, celui-là même qui mis le club dans une situation critique, qui reprend le flambeau, on est en droit de se poser des questions !


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