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Breaking Bad épisode 1.02

Publié le 18 janvier 2009 par Red

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Avec un peu de chance, Breaking Bad va faire le même chemin que Mad Men et True Blood : deux séries que j'apprécie actuellement mais qui étaient loin de me convaincre dès leur pilote (à vrai dire, les pilotes de ces trois séries étaient difficilement regardables sans être forcément mauvais pour les deux séries d'AMC). C'est peut-être le problème d'AMC en fait : elle offre des séries assez atypiques donc il faut du temps pour s'y habituer.
Et puis comme je l'ai dit sur le bilan de la saison 1 de True Blood juste en dessous, quand je décide de revenir vers une série qui ne m'a pas convaincue au pilote, je fais l'impasse sur ce qui a rendu le visionnage lourd (le rythme principalement) pour se concentrer sur le potentiel de la série, ce qui me plaît et peut éventuellement me pousser à poursuivre la série en question.

Justement, je ne sais pas si c'est parce que j'ai revu mes exigences pour Breaking Bad ou c'est parce que le pilote a permis de planter directement le ton du show et qu'il fallait s'y habituer (alors que je me suis lancé dans le pilote sans avant-goût), mais j'ai préféré ce deuxième épisode même si je trouve que la série ne perdrait pas à multiplier ses intrigues.

On est dans la suite directe du pilote donc, je suis ravi qu'on quitte le paysage désertique pour quelque chose de plus conventionnel : contrairement au pilote, les scènes à l'intérieur sont beaucoup plus nombreuses et on sent presque l'étouffement physique et mental qu'éprouvent les personnages (les couleurs sombres y sont dominantes).
Autant le dire tout de suite, le réalisation est un atout qui ne porte pas préjudice à la série. La différence entre les décors des deux épisodes est flagrante même si le climat reste le même : les personnages sont pris dans leurs propres pièges (un peu à l'image de Nancy Botwin dans Weeds dans une intention beaucoup plus comique, moins tragique que Breaking Bad) et le cancer de Walter vient rajouter au dramatique de la situation une touche de déstabilisation qui correspond bien au ton de la série.

À partir de là, la série se concentre plus sur le ressenti des personnages que sur l'action et les intrigues. La série est très proche de la narration de Mad Men, l'autre série d'AMC, dans ce sens : le résumé de l'épisode peut se rédiger en trois lignes.

Walter et Jesse se retrouvent avec un homme dans leur sous-sol et des corps à évacuer. La situation se complique et c'est intéressant de traiter et de la collaboration entre Walter et Jesse et du cancer de ce premier à travers des anecdotes, par exemple quand il donne un cours et qu'il est perturbé par des voix qui le déconcentrent. Maintenant je ne me suis pas encore littéralement attaché aux personnages donc je ne suis pas complètement plongé dans l'épisode quand je regarde Breaking Bad. Ca viendra avec le temps sûrement.

Comme je l'ai dit, la série gagnerait à multiplier ses intrigues parce qu'il y a peu de choses à côté. J'avais oublié qu'en parallèle Skyler attendait un enfant donc évidemment ça rend la situation avec Walter plus difficile. Elle commence à avoir des doutes quant aux activités de Walter. Elle parle à Jesse le temps d'une scène et c'est intéressant de développer des dynamiques qui vont au-delà des relations habituelles Walter / Jesse et Walter / Skyler.
Cela dit, la série ajoute des touches d'humour non-négligeables qui rendent le visionnage plus léger notamment quand Jesse se met en face du cadavre qu'il sort du véhicule pour empêcher Skyler de le voir. On met en place les différents éléments perturbateurs, ça devient plus intéressant que le pilote qui se contentait de planter la situation.

Le cliffhanger est très surprenant en tout cas avec la déterrioration de la baignoire. Je ne m'attendais pas à cela et là aussi on ajoute des touches d'humour pour terminer l'épisode sur une nouvelle embûche : une fin tragi-comique qui joue sur le pathétique en même temps. La première impression qu'on a de la série après un tel cliffhanger c'est qu'elle est spéciale, c'est certain, et qu'elle risque pas de jouer la carte de la prévisibilité, du moins pas tout de suite.

En bref : Si le premier épisode servait plutôt d'introduction, celui-ci amène subtilement les éléments perturbateurs et développe convenablement le potentiel de la série à ce stade à travers une réalisation particulièrement aisée qui rendent l'épisode plus riche que le pilote et une dynamique entre les personnages qui donne envie de voir la suite. Je reste confiant après un épisode comme celui-ci.


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