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En attendant le Big Bang

Publié le 19 janvier 2009 par Anthony Hamelle

L'année 2009 serait-elle l'année du Big bang du "social media marketing" ?
L'agence Awarness a publié récemment une nouvelle étude intitulée « Social media marketing : The Right Strategy for Tough Economic Times » (qui s’appuie notamment une étude de Razorfish d’octobre dernier) et qui défend cette idée.

Rien de franchement nouveau sous le soleil du 2.0, même si il est toujours utile de rappeler les fondamentaux : « But get stuck in thinking of social media too traditionally—as merely another medium like those that preceded it, as just another channel into which marketing messages can be pushed—and you’re missing the point and setting yourself up for failure. Rather, it is a new animal altogether, one with an attendant culture of participation that changes the game of marketing from one of a self-interested monologue—you at your customers—to one of a rich, dynamic dialogue between you and your customers and, critically, your customers with each other.”.

Nous verrons bientôt si la crise protéiforme actuelle va faciliter le changement de paradigme et si elle offre est une période propice pour inoculer du Social Média au sein des stratégies de communication des entreprises.
Quoi qu’il en soit, on ne prend pas trop de risques en disant que nous en sommes encore aux balbutiements et que de nouvelles frontières sont à découvrir.

L’une des voies les plus sérieuses constitue sans aucun doute l’implication de l’interne au sein de ses stratégies. Beaucoup d’exemples montrent qu’il ne suffit pas de vouloir faire du communautaire et du participatif pour que cela marche, loin s’en faut. D’autres montrent que l’implication de l’interne est un levier indispensable pour atteindre ses objectifs (voir l’exemple d’d’Yves Rocher). 

PourJevon MacDonald, les entreprises doivent d’abord passer par là avant d’engager la conservation en externe : “There is still a lot of work ahead, years of it probably, but once we start to solve the problems of creating an organization that is built on Social principals, we will have created something new, not simply incremental. This is not Marketing with “Social Media” tagged on the front of it, this is not “Change Management” using Web 2.0 tools. This is something completely new, yet unknown but with the promise of real change and real value.”.

Si les entreprises (notamment en France) accusent un vrai retard dans ce « change management », l’entreprise possède des atouts indéniables : les salariés d’une entreprise partagent des intérêts collectifs communs, une vision partagée de leur avenir (même à court terme), des centres d’intérêt souvent très proches, des similitudes dans leur profil socio-culturel, une proximité géographique, … autant d’éléments "communautaires" certes insuffisants mais indispensables pour que cela marche (à condition que l’entreprise accepte de jouer le jeu, évidemment).

Cette question prend d’autant plus de sens dans le contexte actuel de recherche de sens et d’exigence d’innovations et d’implication : les enquêtes au sein des entreprises soulignent des interrogations de fond sur les évolutions des mentalités des salariés dans leur rapport à l’entreprise, dans la relation dirigeants/managers/collaborateurs, …

Tous les feux sont au vert, même si le Big bang attendra sans doute un peu. Et si le gouvernement des Etats-Unis y arrive, cela doit être possible ailleurs ;-).


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