Magazine Cinéma

Adam casse la télé # Semaine n°15 (11.01 au 18.01)

Par Blabla-Series

Cette semaine, Adam se la joue lazy. Sur un air de Those Lazy Hazy Crazy Days at Summer de Nat King Cole. Sauf qu’on est en plein temps des grands frimas et qu’il faut savoir parfois improviser.

Alors Adam a troqué ses après-soupers hivernaux enrubannés d’ABC à la sauce écoeurante Privileged pour des soirées glamoureusement enivrantes. En misant toujours sur des valeurs sûres dignes des vêprées en mode Gilmore Girls : de la lecture du soir indispensable à la désintoxication télévisuelle à la contemplation de Sarah Paulson ou du travail oriental de Danny Boyle au cinéma, Meredith Grey n’a donc qu’à bien se tenir. Parce qu’on aura beau l’asséner en cours élémentaire : il n’y a pas que les séries dans la vie.
Il y a aussi Kate Winslet.

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Dimanche 11.01

Desperate Housewives (5.12 Connect ! Connect !) Le meilleur épisode depuis longtemps : un tournant nécessaire et efficace dans cette saison (très) en dents de scie.
L’arc de la saison –Dave Williams- a beau sentir le réchauffé, l’épisode a eu le mérite de faire avancer cette intrigue planplan. Mais c’est surtout au niveau des cinq housewives-stars que l’épisode s’est montré merveilleux et bien écrit.

Le duo Eddie/Susan revient sur le devant de la scène. Leur relation a pris de la hauteur et a gagné en maturité. Leurs piques échangées font toujours autant recette. Ce duo plutôt atypique et gentiment corrosif a permis d’assurer l’humour de l’épisode. Tout comme l’histoire de Gabrielle à la fois profonde et divertissante. Gaby est le personnage qui dispose des meilleures répliques, la relation qu’elle entretient avec Juanita, notamment dans ledit épisode, est un bonheur comique de chaque instant, une originalité même.

Bree prend conscience que ses airs de dominatrice frigide peuvent être castrateurs, là encore, l’épisode joue la carte de l’évolution et de la remise en cause, l’histoire est plutôt conventionnelle et sage mais suffisamment bien écrite pour être honorable et sincère.

Du côté des Scavo, même constat d’évolution. Lynette commence à être convaincante dans le rôle de la mère courage. La mère de Lynette, aussi, a permis de faire prendre à l’intrigue un peu d’hauteur et de sens. L’épisode en a profité pour aborder à nouveau la relation de Lynette et sa mère et le résultat était tout à fait juste.

Finalement, c’était simple.

(8.5/10)

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Lundi 12.01

How i Met Your Mother (4.12 Benefits) Il en fallait peu pour que la série accouche (enfin) d’un épisode brillant : de l’humour scato bien senti (applaudissez le roi du jeu de mot, ou l’association d’idées, appelez-ça comme vous voulez) made Marshall, et un triangle amoureux tantôt comique tantôt tragique qui reprend majestueusement vie. Barney, au cœur de l’arrangement amico-sexuel passé entre Ted et Robin, est tristement impayable. Ted réalise le béguin de Barney, une étape sans doute essentielle dans le processus relationnel qui s’établit laborieusement entre Barney et Robin. Il ne manque plus que la principale intéressée ait vent dudit crush pour pimenter un peu cette sitcom refroidie.

(8.5/10)

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Gossip Girl (2.15 Gone with the Will) Gossip Girl devient un guilty pleasure pur et dur, un plaisir à l’état brut, entier et décomplexé, du genre à nous faire croire dur comme fer que Jenny est un bon personnage et que Dan n’a pas tout pompé sur le ténébreux Jess Mariano (from Gilmore Girls).
Pour en être venu à ce genre de jugement dénué de bon sens, l’épisode de la semaine a réussi le pari fou de convaincre après un épisode déjà convaincant. Une pure folie. Pour cela, l’épisode n’a pas hésité à rendre Chuck émouvant et Blair attachante. Un vrai défi. Il n’a pas hésité non plus à rendre l’intrigue de l’enfant Humphrey-Van der Woodsen maîtrisée et surprenante, quitte à se diriger dangeureusement vers le schéma de la famille recomposée aux contours malsains. Du cynisme total, de la bonne moeurs au grenier : Gossip Girl a osé. (7/10)

The Big Bang Theory (2.12 The Killer Robot Instability) Sheldon, Leonard et  l’indien-dont-on-ne-se-rappelle-jamais-le-nom-alors-appelons-le-geekar- créent un robot, le MONTE. Qui détruit tout sur son passage. Et c’est geeky à l’extrême, amusant et divertissant, avec une conclusion signée Sheldon aussi drôle et farfelue que l’est ce personnage haut en couleurs. Penny et Howard ont également partagé le temps de l’épisode une petite histoire gentillette et efficace, l’occasion de porter un regard amusé sur le comportement d’Howard qui est juste le geek le plus atypique et attachant de la série, après l’incommensurable Sheldon.

(7.5/10)

Worst Week (1.12 The Article) Worst Week risque chaque semaine d’être étiqueté “produit au concept éculé” et pourtant, la série réussit toujours à modeler son substrat grâce à un quatuor d’acteurs dynamiques et plusieurs historiettes solides. C’est le cas ici avec le tordu et efficace article sur le vagin de la belle-maman. Plus indigeste à l’écrit qu’à l’écran.

(7/10)

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Mardi 13.01

 

Privileged (1.14 All About Tough Love) Un peu de patience : Megan me file la gerbe, et vu le titre de l’épisode, mon médecin m’a sincèrement conseillé de reporter.

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Mercredi 14.01

Old Christine (4.13 Notes on a 7th Grade Scandal) Parfois, il y a de ces injustices si difficilement digérables qu’il faudrait un panégyrique en trois pages pour combler cette frustration sériephile latente. Old Christine, injustement ignorée par la scène sériephile française, est pourtant ce qui se fait de mieux du coté des sitcoms classiques à la thirtysomething. Avec ce genre d’épisodes, petite métaphore sur le monde cruel du lycée, Old Christine prouve qu’elle est une comédie de haut vol, fine et bien écrite, admirablement interprétée par Dreyfus et compères. Old Christine, regardez et mangez-en. Simplement.

(8/10)

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Friday Night Lights (3.12 Underdogs) Retour aux sources pour le avant-dernier épisode de FNL, la série oublie un temps les histoires mélos des habitants de Dillon pour consacrer un match de football haletant et nerveux, pareil aux scènes fiévreuses de première saison. L’équipe de Dillon est en difficulté et pour la première fois à l’écran, elle échoue face à l’adversaire. La série profite de ces instants d’intensité pour désamplifier le phénomène crée par le père McCoy, la série semble vouloir s’éloigner de son etiquette drama trop présente lors des derniers épisodes, et c’est plutôt louable. L’épisode permet cependant de faire évoluer son petit monde, Tami et Landry se rapprochent à nouveau, Lyla décide de prendre son indépendance et l’âme d’artiste de Matt est révélé au grand jour. Sympathiques historiettes qui restent cependant accessoires dans cet épisode centré jeu du ballon.

(7/10)

Damages (2.02 Burn It, Shred It, I Don’t Care) Vision cinématographique d’envergure et réalisation léchée, l’aspect formel de la série renoue avec celui de la saison passée : impeccable. Pour le reste (l’essentiel), les auteurs de Damages semblent vouloir prendre leur temps. Adieu les flash forward intempestifs et tape-à-l’œil, la série préserve ses nouveaux atouts et livrent ses révélations au compte-gouttes. Du coup, on reste un peu perplexe, un peu aigri de rester sur notre faim, avide de majestueuses trahisons et splendides coups bas. Mais les nouveaux personnages de Marcia Gay Harden et Timothy Oliphant nous donnent un espoir inouï pour la suite.

(6.5/10)

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Jeudi 15.01

 

 

30 Rock (3.08 Flu Shot) Toujours amusant et bien écrit, cet épisode permet de faire la part belle au rôle de Salma Hayek (quitte à accessoiriser Jack Donaghy), au duo Tracy/Jenna et à Liz Lemon, plongée dans un délire zombie des plus originaux et farfelus. Comme souvent dans 30 Rock, on trouve l’idée astucieuse et l’écriture impeccable, dommage que les fous rires soient si intérieurs et cérébraux. (6.5/10)

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The Office (5.11 Duel) Un début du tonnerre, réunissant l’humour, l’absurde et la mauvaise foi de la série pour sombrer ensuite dans du drama pur, réglant ainsi le sort du triangle amoureux entre Angela, Dwight et Andy. Etalée sur plusieurs épisodes, l’histoire s’était déjà essoufflée, mais l’épisode a réussi à conclure cette intrigue de manière juste. Même si du coup, l’humour et les personnages de Jim, Pam et Michael de The Office n’ont fait que pâle figure.

(7/10)

 

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News primordiales de la semaine

- 30 Rock et The Office, les comédies les plus hilarantes de ces dernières années ont été renouvelées par NBC. Pas folle la guêpe.

- Amy Ryan fera son retour à Scranton le temps d’une saison voire plus. La meilleure nouvelle depuis longtemps.

- Swingtown a été annulé. Dommage pour cette série seventies qui méritait le coup d’œil.

- Je suis à jour sur Lost. Et je le dis haut et fort, avec une once de fierté (deux saisons en deux semaines) non dissimulée.

Pas de brayfe cette semaine. Le système de notes instauré par M. le visiteur sériephile passionné et déjanté a eu son petit effet : les séries visionnées ont été convaincantes cette semaine. De How i met your mother en passant par Desperate Housewives, ces séries qui enchaînaient les déconvenues depuis des semaines ont repris de la hauteur et ont permis une semaine pleinement satisfaisante (quand on fait l’impasse sur Brothers & Sisters et Grey’s Anatomy, quoi de plus normal finalement ?).

La semaine prochaine, retour à la normale, les programmes d’ABC seront tous honorés. On causera aussi The United States of Tara et season finale de FNL. Pour ne pas mourir d’une profonde neurasthénie dillonienne, on fêtera le retour de Big Love et on redonnera même une chance à Flights of the Conchords.

Je me retire comme une reine (e-hommage).


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