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Les surnoms de Chabal.

Publié le 16 août 2007 par Pierre Salviac

Depuis qu’il est devenu un "extra-terrestre" du rugby Chabal accumule les surnoms : Hannibal Lecter (le tueur en série du silence des agneaux), The Cavenam Cometh (d’après le journal de Wellington Dominion Post), l’homme du Néanderthal (déprès le quotidien italien Gazzetta dello Sport) sont venus s’ajouter à des surnoms plus anciens comme Attila, Cartouche, l’anesthésiste,la bête française, Braveheart, Sea bass. Et ce n’est pas fini semble-t-il ! (En tout cas pas "L’homme et demi" parce que c’est déjà pris par Merluche").

C’est drôle ce destin tardif de star du rugby. Je me souviens avoir découvert Chabal en compagnie de Francis Deltéral, mon confrère de l’Equipe, un jour que, dans la tribune de Jean Bouin, nous assistions à un match Bourgoin-Stade Français. A cette époque il n’y avait que sa mère qui le connaissait.

Le Lendemain dans Stade 2 je présentais ce joueur, qui m’avait tapé dans l’oeil, comme un phénomène, et je lui prédisais un grand destin international. Dans ce métier il ne fait jamais avoir raison trop tôt. Depuis, je suis devenu plus modéré, constatant que s’il était toujours "l’impact player" que j’avais eu la surprise de découvrir ce jour-là, il perdait beaucoup de ballons et il était souvent blessé.

Le Chabal international a mis du temps à devenir la coqueluche des média. Je ne me souviens pas avoir constaté que les clubs du Top 14 se battaient quand il quittait Bourgoin pour suivre Saint-André à Sale en Angleterre. Seul Toulouse s’était manifesté timidement me semble-t-il. Quant à l’équipe de France, coach Bernard - qui n’a pas son pareil pour dénicher des talents - ne voulait de lui que pour faire opposition lors de la Coupe du Monde 2003.

A cette époque Chabal avait manisfesté tout haut son impatience dans une interview rapportée par une consoeur de l’Equipe (Thomas je crois qu’elle s’appelle). Conséquence : double faute. Chabal disparaissait de la liste des sélectionnés et je n’ai plus retrouvé d’articles dédiés au rugby par la consoeur en question dans l’Equipe.

Les néo-zélandais ont rescussité Chabal lors de la visite catastrophique de l’équipe de France en Nouvelle Zélande au mois de juin et aujourd’hui il ne se passe pas de jour sans que "le grand indispensable" du XV de France soit cité. La moitié d’une mi-temps contre l’Angleterre lors du premier test et un forfait pour cause de blessure pour le deuxième test, il n’y pas de quoi fouetter un chat pourtant !!!

Mais après la presse, c’est le milieu de la publicité qui le découvre à retardement. L’un de ces publicitaires qui passent leur temps à courir après la victoire, Frank Tapiro déclare dans l’Equipe du jour "qu’il travaille avec un annonceur sur un projet".

Il aurait pu se rendre compte avant du potentiel du Chabal, c’est son boulot après tout. En tout cas qu’il se dépêche parce que Chabal c’est... une étoile filante.


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