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Pourquoi j’aime le dressage ?

Publié le 15 janvier 2009 par Pierreristic

En écrivant mon coup de gueule contre le « dressage moderne », je me suis également fait une petite liste des raisons pour lesquelles j’aime le dressage… Alors les voici !

Déjà j’aime le dressage parce que j’aime les autres disciplines, même si elles ne me font pas autant « vibrer » :
Passer des barres de temps en temps et faire un joli parcours (pas très haut, je ne suis pas non plus une « csoteuse émérite ») mais propre et régulier, à l’image du hunter style, me donne quand même beaucoup de satisfaction, vivivi. Et pour réussir ça, un cheval (et un cavalier) avec de bonnes bases de dressage, c’est tout simplement indispensable. Un cheval qui saute, c’est avant tout pour moi un cheval qui doit maîtriser son alphabet, et quoi de plus plaisant que de placer un petit changement de pied discret entre deux obstacles pour préparer son abord !

A ce titre, j’admire le concours complet. Parce que dans cette discipline faire un bel appuyer compte autant que d’éviter de faire des barres, parce que les chevaux y sont capables de dérouler une très honorable reprise de dressage sans jouer les diva une fois sur le cross. Parce que c’est « complet » justement, et qu’ici, avoir un cheval « bien dressé », c’est carrément vital passé un certain niveau.

Je pourrais aussi parler de l’équitation en amazone qui requiert un cheval plutôt « fin » dans ses aides, (à l’instar de l’équitation western, mais là c’est un sujet qui m’échappe faute de connaissance !), de l’attelage parce que le ménage c’est une autre paire de manche niveau finesse, et quand on commence à atteler en paire ou à quatre alors là, ça devient carrément de l’orfèvrerie… Mais aussi des disciplines d’extérieur etc etc etc.

Le dressage comme base de travail universelle, pour avoir un cheval réactif, fin, mais aussi débrouillard, qui n’est pas porté en permanence. Un cheval dont on sollicite l’intelligence, la faculté d’apprentissage en lui enseignant de nouvelles choses et lui apprenant à se servir de ce qu’on lui a enseigné. Un dressage qui muscle dans le bon sens, avec tension (la « bonne tension » j’oserais dire, celle qui rend réactif)  mais sans crispation.

Je n’aime pas le dressage mécanique, car j’aime justement trop le dressage « sensible, » celui qui fait appel au cœur et aux tripes. Littéralement. Sentir son cheval se déplacer sous soi non pas en l’analysant avec son cerveau, mais en le ressentant physiquement.

Au début le dressage m’ennuyait profondément, parce que je ne comprenais pas, mais aussi parce que montant des chevaux qui n’étaient pas « mis » je ne pouvais pas savoir ce que je cherchais !
Et un jour j’ai monté un cheval impeccablement dressé, le maître d’école, celui qui donne les airs en pardonnant les maladresses et qui arrive à décoder ce que lui demande son jeune cavalier malgré la friture sur la ligne des aides. Et là, ça a tout changé. Parce que j’ai pu sentir. Sentir le « décollage » d’un passage et d’un piaffer (j’en rebondissais dans ma selle), comprendre le changement de pied, apprendre ce qu’était un « vrai » appuyer… Et même si je ne retrouve pas toujours ces sensations, au moins je sais dans quelle direction chercher !

Alors maintenant c’est parti pour la quête de la légèreté, de la finesse. Rien ne me dit que j’arriverai un jour à la cheville d’un Maître en la matière, mais je pense que c’est la voie la plus juste.

J’ai aimé le dressage le jour où j’ai compris que le piaffer me donnait encore plus de frissons qu’un obstacle de volée sur un cross galopant.


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