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Diantre ! On est décidément magistralement reçu à Siné Hebdo !

Publié le 18 février 2009 par Jackadit
Un grand moment ! J'ai vécu un grand moment !
Grâce à un grand frère un peu hors-norme à l'époque pour un jeune vendéen de 17ans, j'ai été initié à mon plus jeune âge à un univers un peu particulier de la presse. A 12 ans, je volais en cachette dans la chambre du frangin les numéros de Psykopat et de Charlie Hebdo (veuillez me pardonner le fait de ne pas mettre le lien hypertexte pour ce canard réapproprié par ce que j'appelle "un mec qui confond expression écrite compliquée et philosophie").
J'ai donc été initié dès le plus jeune âge (Psykopat n'est pas recommandé pour de jeunes branlotants de 12 ans) à une certaine presse satirique un peu corsée, voire soude caustique. A l'époque, déjà Carali, mais aussi son frère Edika, traçait les grandes lignes de ce canard à part.
Et là, ce soir, j'étais invité à la conférence de rédac' de Siné Hebdo !
J'avais p'tète une seule intention en venant habiter sur Paris. Rassurez-vous, ce n'était pas le fait d'être accueilli dans une cave à boire des ballons. Cette intention était, quelque part, de provoquer la chance pour assister, je ne parle pas d'intégrer, ce que j'adule le plus : un journal-bastion, parmi les derniers titres libertaires à grand public.

Diantre ! On est décidément magistralement reçu à Siné Hebdo !

A l'été 2008, l'épisode Siné Vs Charlie m'avait bien fait comprendre, avec une bonne tarte dans la gueule, qu'il fallait que je trouve une autre copine. Charlie, je divorçais. Siné Hebdo sort, je suis curieux, j'achète, je lis, j'approuve.
Je pense très sincèrement que ce soir, je fus un privilégié. M'assoire à un mètre de Siné, en face de sa femme, à côté d'un des pontes de Bakchich, entouré des rédacteurs, et de certains dessinateurs de Siné Hebdo, ba putain, j'étais heureux.
En face de moi, j'avais Liliane. C'est elle qui a pondu le papier publié aujourd'hui sur mon affaire. C'est elle qui m'a introduit dans cet univers. Liliane, c'est étrange. Comme une filiation. Comme si on m'introduisait dans une famille, et que je lui en étais redevable. Je lui suis gigantesquement respectueux.
Bref.
Comment c'est une conf' de rédac' de Siné Hebdo ?
Bin les cocos, y'a intérêt à bien tenir la bibine ! C'est drôle, quand j'y étais allé y'a un mois, j'avais bien repéré une vingtaine de bouteilles torchées, faussement cachées en bas d'une étagère. J'avais compris, à coups de sourires et de rires, que c'était là les vestiges de la conf' de rédac' de la veille.
Je confirme : une conf' de rédac' chez Siné Hebdo se termine dans les règles de l'art, en entassant des cadavres. Je remercie mes années associatives passées qui m'ont forgé aux bouclages, et aux litres de Muscadet pour trouver LE titre, à 4h du mat'. LE titre dont on est tellement saoul qu'on est persuadé que c'est le bon, jusqu'à temps de le redécouvrir une fois le journal imprimé. Et là, on rit jaune.
Le héros malgré lui d'un sujet publié aujourd'hui assistait donc à tout ça. Echanges d'idées, échanges de propos. Mais surtout l'après !
Verres vidés, échanges de bouteilles...
J'ai quand même passé, je sais pas moi, p'tète deux heures, à côté de Benoit Délépine, en train de disserter par exemple d'un coin de table tâché de vin, en se disant qu'on avait là des réminiscences de Marcel Duchamp.
J'ai causé avec des dessinateurs qui étaient très ouverts pour apporter leur plûme et leur nom au démarrage de l'entreprise que je crée. J'ai causé aussi avec des rédacteurs qui se disaient "partants" pour apporter leur pierre à l'édifice à ce projet "généreux".
Un grand moment, parsemé de picole. Et de rires surtout.
Aujourd'hui, avec la mise en ligne du blog de l'entreprise, je suis persuadé qu'on a là un projet qui peut réussir. J'y crois dur comme fer. Je bataillerai jusqu'à temps qu'il roule, qu'il fonctionne, qu'il fasse vivre et bosser ensemble ce dont j'ai toujours voulu faire : un collectif d'artistes.

Ce soir, je suis très heureux. Vous l'aurez compris. Comptez sur ma détermination à faire pousser une belle rose sauvage sur un terrain nauséabond, sur une bouse de vache purulente. Bref, je vais tout faire pour faire pousser une maigre marguerite sur une crotte gargantuesque.

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