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Dormir avec les rats!

Publié le 17 janvier 2009 par Wilverge


Sur le fleuve Amazone entre Iquitos et Yurimaguas, Pérou

Après le Jeisawell I, je vous dirais que j'appréhendais un peu les trois à quatre jours de bateau qu'il nous restait à faire sur l'Amazone pour en sortir.

Nous nous sommes donc dirigés vers le port d'Iquitos. L'agence de tourisme du Pérou nous avait conseillé le Eduardo II qui partait le jour même.

Avançant péniblement les deux pieds dans la boue, nous avons atteint le navire. Les ports du Pérou sont plutôt chaotiques. Des dizaines de gens qui déchargent des navires à la chaîne. Des vendeurs de toutes sortes. Des chauffeurs de mototaxi téméraires et des familles qui se bousculent pour entrer afin de se réserver les meilleures places.

Quant au Eduardo II, à première vue, il semble beaucoup mieux que le précédent. Plus gros, moins rouillé et avec des douches! Je suis contente.

Nous déposons nos sacs au deuxième pont. Dans le temps de le dire, l'espace se remplit de familles. La capacité du bateau est de 250 personnes, mais je crois bien que l'on dépasse largement ce nombre. Les hamacs se chevauchent et les enfants se couchent en dessous sur des couvertures.

C'est un peu la pagaille. Un membre de l'équipage nous offre d'aller s'installer sur le troisième pont qui est normalement la première classe, histoire de désembourber l'espace.

Nous sautons sur l'occasion. En haut, la vue est nettement meilleure et il y a moins de gens. Nous y serons mieux!

Mais, comme dit l'expression qui choisit prend pire, à la tombée de la nuit, Will se fait accrocher un hamac dans la face et une pluie tropicale se met à déferler accompagnée de forts vents.

Will, qui s'est couché par terre, accueille dans son abri de fortune un petit garçon dont le hamac a été inondé. La nuit est courte, nous dormons peu et bien sûr, à 5h30 le matin, tout le monde est debout et la radio a le volume dans le tapis.

C'est à ce moment que nous dressons notre tente sur le pont. Quitte à avoir l'air de vrais gringos, au moins, la nuit prochaine, nous serons au sec! Nous dormons très bien en compagnie des espèces de gros rats sauvages gardés dans des caisses à côté de nous. Ils puent, mais la collocation se déroule à merveille.

Dormir avec les rats!

Le voyage s'est bien déroulé. Tous les soirs, nous avions droit à de magnifiques couchers de soleil et parfois même, à des spectacles de dauphins sur le fleuve.

Le cuisinier était encore une fois un travesti. Je crois que la marine leur offre un bon refuge dans ce pays où l'homosexualité ne semble pas encore la bienvenue.

Les voyages en bateau sur l'amazone ne sont donc pas si terribles. Je dirais même avoir apprécié ces moments de relaxation totale à contempler de beaux paysages. Ces six jours à naviguer m'ont permis de prendre le temps d'admirer ce qui m'entoure.

Will avait donc raison sur le fait que ce serait une belle aventure hors des sentiers battus, je dois le reconnaître.

Direction la côte Pacifique, où nous troquons des jours de bateau pour des heures de bus.

Il paraît que c'est l'été là-bas...!

- Nad la navigatrice.


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