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L'acte de foi (3): "Mon Dieu (...)"

Publié le 19 février 2009 par Hermas
Les formules diffèrent quelque peu selon les différentes langues, mais le sens reste le même. C’est pourquoi le texte de référence sera le Latin :
Domine Deus, firma fide credo et confiteor omnia et singula quæ sancta Ecclesia Catholica proponit, quia tu, Deus, ea omnia revelasti, qui es aeterna veritas et sapientia quae nec fallere nec falli potest. In hac fide vivere et mori statuo.
   La formule habituelle en français est la suivante :
Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous en enseignez par votre Eglise, parce que vous êtes le Vérité même qui les lui avez révélées, et que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper
DOMINE DEUS (Seigneur Dieu)
   Ce n’est pas la récitation d’une formule : nous nous adressons à quelqu’un ! DIEU, Tout-Puissant, Créateur, TRINITE SAINTE, Père, Fils et Saint-Esprit. Nous parlons à des Personnes qui nous écoutent, qui nous aiment, qui nous ont créés à leur image et à leur ressemblance, mais qui, malgré cette proximité voulue par Elles, restent infiniment transcendantes. Dieu est Dieu, et nous sommes ses créatures, nous restons « une poussière orgueilleuse » comme dit la Bible, capable de se révolter contre son Créateur.
   Ces paroles « Domine Deus » nous mettent ainsi dans une attitude non pas de peur, mais de « crainte référentielle », de confiance, d’intimité respectueuse et d’amour profond, car nous savons ce que la Très Sainte Trinité a fait et continue à faire pour opérer notre salut.
   Nous nous apprêtons par ces mots à dire quelque chose à Dieu Trinité, quelque chose d’important qui engage notre vie, qui exprime nos sentiments, et qui est en même temps une demande indirecte d’aide : « Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi » (Marc 9,24), dit à Jésus le père du démoniaque épileptique.
   Nous sommes devant Dieu, nous pouvons nous adresser à Lui en toute intimité et en toute simplicité. Jésus nous a enseigné dans ce sens, la prière du « Notre Père » qui manifeste cette intimité voulue par Dieu. Certes, mais n’oublions pas pour autant l’épisode du « Buisson ardent » (Exode 3, 5) : N’approche pas d’ici, retire tes sandales, car le lieu que tu foules est une terre sainte »... Notre prière doit maintenir sans cesse ces deux aspects : l’intimité et la crainte référentielle, la confiance et l’humilité.
(à suivre)
Mgr Jacques MASSON



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