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Front social et Guadeloupe, ça craque

Publié le 19 février 2009 par Vernon27journal

C'est sérieux! Les français n'en peuvent plus de la vie chère et de plus en plus chère. En Guadeloupe, aux Antilles en général et à la Réunion, c'est pire...

Les français de métropole ont été 17 millions à avoir écouté le Président de la République, hier soir. C'est vrai, le ton était plus grave et la mise en scène plus sobre. Le Président mesure, aujourd'hui, la gravité de la situation. L'adresse aux français a été sans ironie. Fini les phrases au contenu douteux, du style "aujourd'hui quand il y a une grève en France, on ne s'en aperçoit plus". Terminé le "travailler plus pour gagner plus". Tout le monde aspire à travailler et être rémunéré honnêtement. Elle est loin cette soirée de victoire, place de la Concorde. Au fait, que sont devenus ceux qui fanfaronnaient sur l'estrade, tel Enrico Macias, Mireille Mathieu et tant d'autres? Il faut avoir la victoire modeste. La rupture, c'est peut-être cela aussi.
A la télé, hier, Nicolas Sarkozy n'a pas dit "circulez, il n'y a rien à voir". Il a fait un geste envers les plus démunis. Un geste à mi-chemin entre le symbole et l'urgence. 2,6 milliards €. Une goutte d'eau pour chacun des français concernés. La suppression des deux derniers tiers de l'impôt pour la première tranche (ce qui correspond à un gain échelonné entre 50 et 400€),  les 500€ de prime allouée aux chômeurs en fin de droits, les emprunts rééchelonnés, l'indemnisation de 75% de salaire garanti en chômage partiel, correspondent-ils à des mesures qui permettront aux bénéficiaires de rompre avec la pauvreté? Certainement pas. Tout de même, il l'a fait. Restent les autres. Ceux de la tranche au-dessus, les plus nombreux. Rien, nada. Pourtant ils voisinent, économiquement, avec les premiers. Le même constat est fait par tout le monde, en premier par les syndicats, mais personne n'apporte de réponse....
En Guadeloupe, les nuits chaudes se suivent et se ressemblent. Les raisons de la colère ont débuté avec l'intolérable flambée des prix. Aujourd'hui, le département, peut basculer dans l'embrasement général. Les syndicats et le LKP demandent 200€ d'augmentation pour les plus bas salaires, n'est-ce pas une urgence?


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