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Karen Dalton, It Hurts Me Too

Publié le 19 février 2009 par Croytaque

Karen Dalton: " Karen Dalton (1938-1993) était une artiste américaine, aux origines mi-irlandaise, mi-cherokee. Chanteuse de folk et de blues, guitariste talentueuse (elle utilisait une Gibson 12 cordes) et joueuse de banjo (le sien était particulièrement impressionnant puisqu'il comportait pas moins de 27 frettes), elle évolua sur la scène du Greenwich Village au début des années 1960, en particulier avec Fred Neil, Tim Hardin, Bob Dylan ou encore les Holy Modal Rounders. Son timbre de voix, particulièrement bluesy, est souvent comparé à celui de la chanteuse de jazz Billie Holiday. La publicité du label Capitol pour son premier album (It's So Hard To Tell Who's Going To Love You The Best, produit par Nick Venet) le décrivait d'ailleurs comme "the folksinger's answer to Billie Holiday" (littéralement, "la réponse de la chanteuse de folk à Billie Holiday"). L'effroi que suscitait sur elle les studios d'enregistrement ainsi que sa claustrophobie firent qu'elle n'enregistra son premier album qu'en 1969. Karen n'était pas une compositrice mais elle faisait de chaque chanson qu'elle reprenait la sienne. Sur ses deux albums, elle reprit des chansons de Paul Butterfield, Richard Manuel, Dino Valenti, Fred Neil, Tim Hardin, Leadbelly, Jelly Roll Morton, George Jones, Richard Tucker aussi bien que des versions personnelles de folk traditionnels. Elle lutta avec les drogues et l'alcool pendant de nombreuses années et décéda en 1993, à Bearsville, New-York, là où elle avait passé une grand partie de sa vie. C'est dans cette ville que son second album, In my own time, fut enregistré et produit par Harvey Brooks. Les notes du livret furent écrites par Fred Neil, qui, le premier, attira l'attention du producteur Nick Venet de Capitol sur la jeune fille, sur le label Sunshine de Michael Lang, le promoteur de Woodstock: « Karen a été ma chanteuse préférée aussi bien qu'une forte influence sur ma propre façon de chanter depuis le début des années soixante. Je l'ai repérée pour la première fois dans le Village au "Cock & Bull" (rebaptisée plus tard le "Bitter End"). Sa voix me saisit immédiatement. Elle interpréta "Blues on the Ceiling" (qui est ma chanson) avec tellement d'inspiration que si elle m'avait dit qu'elle l'avait écrite elle-même, je l'aurais cru. Après le set, Dino Valenti m'a emmené chez Karen. Plus tard dans la nuit, nous avons jammé. (...) Sa voix était si unique. Pour la décrire, il faudrait être un poète. Tout ce que je peux dire, c'est quelle se démerde sacrément bien pour chanter du blues... » « Karen has been my favorite female vocalist as well as a heavy influence on my own style of singing since the early sixties. I first picked up on her one night in the village at the "Cock & Bull" (later the Bitter End). Her voice grabbed me immediately. She did "Blues On The Ceiling" (which is my song) with so much feeling that if she told me she had written it herself I would have believed her. After the set Dino Valenti took me up to Karen's place. Later that night we jammed. Karen was like a letter from home. Her voice is so unique, to describe it would take a poet. All I can say is she sure can sing the shit out of the blues. » Les photos utilisées sur les pochettes, quant à elles, furent prises par Elliot Landy. Elle est une des influences de Devendra Banhart, Cocorosie ou Joanna Newsom et figure dans le livre "Rock,Pop:un itinéraire Bis en 140 albums essentiels" du rock-critique Philippe Robert ." Wikipédia.


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