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«Silence radio assourdissant pour un président pourtant volubile»

Publié le 20 février 2009 par Forrestgump54
REVUE DE PRESSE - Sarkozy, où étais-tu? Vos quotidiens s'interrogent après les annonces du président...L’hyperactif président fut bien mou sur ce coup-là. La presse française s'est levée ce vendredi matin comme un seul homme guadeloupéen, particulièrement hargneuse envers Nicolas Sarkozy. «On peut se poser des questions sur la façon dont son gouvernement a géré cette révolte. Il a donné l’impression, depuis plusieurs jours, de laisser pourrir la situation», estime ainsi Didier Pourquery dans «Libération». Qui ajoute: «Nicolas Sarkozy a fait un geste pour les départements d’outre-mer. Est-ce trop tard? Est-ce trop peu?»
Dans «L'Humanité», Michel Guilloux soupçonne lui aussi le pouvoir d'avoir fait «le pari du pourrissement du conflit». Il dénonce «le mépris du même pouvoir, manifesté par un silence indigne jusqu'à une petite phrase lâchée du bout des lèvres jeudi soir à la télévision». Jean-Claude Kieffer, dans les «Dernières nouvelles d’Alsace», se gratte la tête, circonspect: «La Guadeloupe est en ébullition depuis un mois: personne n'a rien vu venir? Ou le gouvernement n'a-t-il pas voulu savoir?»
«Mieux vaut tard que jamais»
«Pourquoi Nicolas Sarkozy, d'habitude si prompt à sauter dans un avion, a-t-il mis si longtemps à réagir?», s'étonne Jean-Marcel Bouguereau dans «La République des Pyrénées». L’équation de François Martin dans «le Midi Libre» est simple: «Un mois. Un mort. Une réunion. Il était temps. L’exécutif prend la mesure de la crise en Guadeloupe, après un étonnant mutisme. Silence radio assourdissant pour un président pourtant volubile.»
Michel Lépinay («Paris-Normandie») choisit d'ironiser: «Mieux vaut tard que jamais. Et pour commencer on organisera des Etats généraux de l'outre-mer. Et il ira lui-même sur place. Dès que la situation sera calmée.»
«Le temps du mépris n'est plus de saison pour ces départements lointains»
Et l’avenir de l'île, alors? «Les dégâts ne sont pas que matériels, le plus dur est de pacifier les esprits après un mois de tensions et d'incompréhensions», s'inquiète Hervé Chabaud dans «L'Union». «Il ne s'agit pas seulement de répondre à une demande salariale mais d'aider les ultramarins à prendre leur destin en mains», note Jacques Camus dans «La République du Centre».
«Le temps du mépris n'est plus de saison pour ces départements lointains», avertit Hubert Coudurier («Le Télégramme»). «Une nouvelle gouvernance se dessine, plus transversale, moins coloniale», s'enthousiasme déjà l’optimiste Denis Daumin dans «La Nouvelle République».
Dans les colonnes de «Ouest-France», Michel Urvoy essaie de trouver un peu de réconfort: «On se consolera en espérant que cette crise aura peut-être le mérite d'obliger chacun à admettre qu'il n'y a pas de progrès durable sans effort et sans justice».
Philippe MARX - Agir ! Réagir !

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