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Déduction des dividendes du montant des aides publiques !

Publié le 20 février 2009 par Collectif Ldp

Aujourd'hui, Ludie fait une proposition socialiste et s'étonne qu'aucun parti à gauche ne l'aie déjà faite. Ludie a eu des vapeurs marxistes en entendant nos inénarrables banquiers nationaux annoncer la bouche en coeur le montant des dividendes qu'ils allaient verser à leurs actionnaires :
BNP-Paribas et la Société Générale viennent d'annoncer le versement de dividendes substantiels à leurs actionnaires : 912 M€ pour l'une, 700 M€ pour l'autre. Dans le cas de la Société Générale, le dividende par action est même en forte augmentation : 1€20 contre 0,90€ l'année précédente, il faut bien rattraper la baisse de rémunération des actionnaires cruellement spoliés par ce sale gosse de Kerviel, pauvres chous !
Alors Ludie dit qu'il ne faut quand même pas déconner et fait la proposition suivante :
Les dividendes versées par les entreprises bénéficiant d'aides publiques dans le cadre du "plan de relance" seront intégralement déduites du montant des aides versées par l'Etat à ces entreprises.

Franchement, vous avez envie, vous, que vos impôts financent le versement de dividendes aux actionnaires ? Si les banques vont si mal que ça, au point que l'Etat leur a promis un total de 40 milliards d'euros (dont une première tranche de 10,5 milliards versée en décembre 2008 et une deuxième tranche également de 10,5 milliards annoncée en janvier 2009), on ne voit vraiment pas pourquoi il y a du rab pour rémunérer les actionnaires. Cerise sur le gâteau, le directeur général de BNP-Paribas, lors de la conférence de presse annonçant ce cadeau aux actionnaires, s'est plaint que la mise au pilori des banquiers dans la presse et dans l'opinion "avait atteint la limite du supportable". Ben tiens...
On rappelle tout de même que les prêts, à taux avantageux d'ailleurs, que l'Etat a consenti aux banques visent à renforcer leurs fonds propres afin d'éviter l'étranglement du crédit et d'aider les établissements à faire face à leurs engagements. Et non pas à aider les banques à rémunérer les actionnaires. Au demeurant, si les fonds propres, dans l'actif du bilan, sont trop faibles, il faut leur affecter l'intégralité du bénéfice plutôt que d'en distribuer une bonne partie, n'importe quel comptable sait cela...
En résumé : sur la première tranche, BNP Paribas est censée toucher 2,55 milliards, la Société Générale 1,7 milliards - puisqu'elles vont verser respectivement 912 et 700 millions en dividendes, cela signifie qu'elles estiment que ces montants sont des excédents dont elles n'ont pas besoin pour survivre. Par conséquent, il ne serait que justice que l'Etat défalque ces montants de l'aide accordée : la BNP ne devrait toucher que 1,638 milliards et la Société Générale 1 milliard.
C'est logique, comme dirait M. Spock, non ?

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