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"Les demandeurs d'emploi sont mal traités", jugent les syndicats de Pôle emploi

Publié le 20 février 2009 par Torapamavoa Torapamavoa Nicolas @torapamavoa

L'intersyndicale du nouveau service public de l'emploi réclame un plan d'urgence pour augmenter les effectifs.

L'intersyndicale de Pôle emploi remonte au front. Un mois après les grèves lancées les 5 et 8 janvier, les syndicats du nouveau service public de l'emploi ont à nouveau fermement dénoncé, hier, les conditions de la fusion « à marche forcée » de l'ANPE et des Assedic. Ils réclament la création d'un plan d'urgence pour augmenter les effectifs face à la dégradation des conditions de travail et du service rendu. « Nos organisations avaient des avis différents sur la fusion mais font actuellement les mêmes constats : les demandeurs d'emploi sont mal traités car le projet a été mal ficelé, et la crise aggrave la situation », souligne Stéphane Guillou (CGT).
Pour justifier de l'urgence de la situation, ils ont décrit le parcours du combattant que « la désorganisation » et l'« absence de moyens » imposent, selon eux, aux chômeurs. « Avant la fusion, il fallait cinq jours pour s'inscrire et pour avoir son entretien personnalisé ; aujourd'hui, en Ile-de-France, il faut dix-huit jours pour l'inscription et cinq à sept semaines pour l'entretien », dénoncent-ils. Certains conseillers géreraient de « 150 à 180 dossiers », quand l'objectif affiché par le gouvernement est de 60 candidats suivis par agent. Une fois reçu par son référent unique, le chômeur n'est pas sûr de trouver réponse à toutes ses questions. Le programme de formation des ex-ANPE aux métiers de l'Unedic et vice versa, est loin d'être terminé et les formations, de quelques jours seulement, sont « trop courtes ».
« 68.000 dossiers en retard »
Faute de temps, le demandeur d'emploi n'est pas assuré, non plus, d'être bien écouté et orienté, indique l'intersyndicale. « Le suivi personnalisé, on n'a jamais eu les moyens de le faire vraiment ; encore moins aujourd'hui qu'hier », explique le SNU. Pour toucher leurs allocations, certains demandeurs d'emploi risquent aussi de devoir patienter, selon la CGT, « trois à quatre mois » dans la mesure où, face à l'afflux, il reste « 68.000 dossiers en retard en attente de traitement ». L'intersyndicale n'appelle pas, pour l'instant, à de nouvelles grèves, mais la CGT indique à la direction qu'elle « crée toutes les conditions pour que cela explose ».
source: http://www.lesechos.fr/


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