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Publié le 21 février 2009 par Sachiel

Grabbed by the Ghoulies

Depuis mardi dernier on peut se procurer sur le Xbox Live le très bon (selon moi) Grabbed by the Ghoulies dans la gamme des jeux Xbox Originals facturé 1.200 points soit un peu moins de 14€. C'est l'occasion de s'essayer au premier jeu de Rare sur Xbox, qui malgré la crise, a toujours su proposé des univers originaux. Si vous hesitez encore à craquer sur Grabbed by the Ghoulies, je vous invite à lire mon test.

Voici enfin le premier jeu de la société Rare à débarquer sur Xbox depuis son rachat par Microsoft. Digne créateur des jeux GoldenEye, Conker’s Bad Fur Day, Banjo-Kazooie ou plus récemment StarFox Adventures, Rare a-t-il su garder son talent sur ce nouveau soft qui s’annonce plus délirant que jamais ?

Capturer par les Goules !

C’est lors d’une nuit orageuse et pluvieuse que Cooper et Amber se décident à se mettre à l’abris dans un manoir pour le moins lugubre. Notre jeune héros n’était pourtant pas rassuré mais sa petite amie le traîna de force pour enfin se sécher le temps que l’orage passe. En regardant sur sa carte Cooper s’aperçoit que cette demeure n’apparaît nulle part, le temps qu’il relève les yeux, les créatures du Baron Von Goule étaient apparus et avaient emportés Amber. Notre ami comprend qu’il n’a d’autre choix que de tenter de la sauver, cependant il ignore encore que ce manoir renferme de nombreuses surprises et secrets qui risquent de le surprendre plus d’une fois …

Mariooooooo… Hum je veux dire Ambeeeeeer !

Dès les premières minutes du jeu, on sent que Rare a voulu faire un petit clin d’œil au jeu GameCube Luigi’s Mansion. Le manoir, l’ambiance et surtout la scène d’introduction où Cooper ouvre la porte de la demeure, tout concorde avec le jeu de Nintendo. Les comparaisons s’arrêtent là, car ici vous ne ferez pas la chasse aux fantômes mais aux goules. Pour ce faire vous disposerez de vos poings et pieds pour fracasser les têtes des squelettes ou des diablotins qui ne pensent qu’à une chose vous sauter dessus pour vous faire un massage crânien à leur façon. Pour vous en débarrasser rien de plus simple, une pression avec le stick analogique droit en direction de l’ennemi suffira à enclencher une avalanche de coups. Si par ruse certains vous attaquent sur les côtés ou par derrière (attention à vos fesses messieurs), une pression vers l’arrière ou sur les côtés vous permettra de survivre aux attaques effrénées de vos assaillants.

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Mais dans certains pièces, il existe des monstres que vous ne pourrez pas battre à mains nues, dans ce cas là, un habitant sympa du manoir vous donnera une arme. Crivens le majordome en plus de vous donner des bons conseils, vous prêtera une torche pour brûler les momies, M’dame Mangesoupe un tromblon à œuf, Trifouillard vous donnera deux armes différentes selon l’occasion un immense pistolet à eau pour vaincre les zombies ou les objets électriques et un «fusil lance ail» contre les poulets vampirisés. Dans les niveaux classiques, vous pourrez également utiliser le mobilier du manoir fraîchement acheté chez Ikéa pour le balancer sur vos ennemis afin de les tuer. Tout y passe, chaises, lampe de chevet, meubles, balai, pelle, vases, rouleau de PQ et même de la nourriture comme des hamburgers, gâteaux ou bouteilles de bières. Avec tout cela, on aura de quoi faire pour rosser les monstres et ce n’est pas rien car tout au long du jeu on ne va faire que cela…

Et tu tapes ! Tapes ! Tapes ! Ce monstre qui te plaît !

En effet la principale activité de Cooper sera de taper tous les monstres qui l’attaquent. Parfois ça sera à la bourrin comme dans un bon vieux beat’emall, mais la plupart du temps chaque pièce visitée vous propose un défi à relever pour en sortir. Par exemple il faudra tuer les monstres présents dans la pièce avec uniquement des objets, trouver la clé que renferme un monstre sans tuer les ennemis squelettes, tuer un magicien avant que le temps donné soit écoulé, battre toutes les goules sans casser le mobilier et j’en passe. Toutes ces exigences varient le déroulement de l’aventure afin que l’on ne s’endorme pas et que le pad reste bien entre nos mains. Cependant pour corser le tout, à chaque fois que vous entrerez dans une nouvelle pièce, le Baron Von Goule jouera avec vos points de vie telle une roulette russe. Vous arriverez parfois avec 5 points de vies et parfois 30. Pas toujours facile la vie de héros.

Plus vous avancerez dans le jeu et plus les défis seront corsés et il faudra parfois jouer avec la mort pour les réussir. Et quand je parle de mort je parle au sens propre du terme, en effet si vous ne respectez pas une condition du défi, la faucheuse arrive pour prendre votre vie. L’avantage que vous aurez, c’est que vous pourrez la frapper pour la mettre dans les pommes afin de vous enfuir. Mais si le défi n’est toujours pas terminé, c’est parfois très compliqué d’éviter la mort tout en essayant de combattre les autres ennemis. Toutefois, la faucheuse rockeuse pourra vous être utile pour tuer des monstres que vous ne pouvez pas tuer en temps normal. A vous de savoir l’apprivoiser…

Grabbed by the Ghoulies
 
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L’autre aspect du gameplay, c’est les moments de peur qu’il faudra savoir gérer. Il arrivera assez régulièrement qu’un monstre, une main visqueuse, une pieuvre toute baveuse vous surprenne en sortant de nulle part. A ce moment là apparaîtra à l’écran une ligne de bouton à taper (X, Y, A ou B) dans le bon ordre et rapidement afin de ne pas mourir de peur ! Vos réflexes seront également mis à l’épreuve lors des apparitions des fantômes qui hantent le manoir. Ces derniers apparaissant subitement, vous feront hurler de peur, à vous de vous en éloigner le plus rapidement possible, sinon leur aura de peur (imagé par une tête rouge façon citrouille d’Halloween) vous pétrifiera sur place. Vous claquerez des dents, vous marcherez tout doucement et si par malheur un ennemi vous attaque, vous êtes cuit ! Heureusement pour vous aider, vous pourrez trouver pleins de bonus en brisant des éléments du décor, tels que des boosts, des mini-cooper (qui attaqueront l’ennemi à votre place), des options qui font que tous les monstres se tapent les uns sur les autres, un bonus permettant de paralyser les ennemis à l’écran pendant un court instant, de la vie bien sûr et j’en passe.

Une ambiance “goulifiante”!

Dès le menu du jeu on sent la touche Rare, on sent ce sentiment d’avoir entre les mains un jeu soigné. L’histoire se déroule tel un conte et les moments forts sont montrés par un livre contenant des séquences animées. Graphiquement, la société anglaise maîtrise la Xbox, les environnements intérieurs sont de toutes beautés, avec des effets d’ombres très bien gérés, du bump mapping (effet de relief) à foison, des reflets dans des parquets hallucinants, des extérieurs, certes en très faibles quantités, mais extrêmement travaillés avec des détails partout pour donner véritablement vie à ce qu’entoure Cooper.

La touche graphique axée très cartoon nous donne l’impression d’être dans un animé et tout cela est renforcé par des bruitages bien adaptés à chaque situation (portes qui grincent, bruits de pets, hurlement..). Qui plus est, on voit souvent les squelettes s’affairer à leurs petites affaires ou en train de faire des conneries, ce qui rajoute une touche d’humour non négligeable. Les musiques sont tout simplement magnifiques, il y a des morceaux très beau dignes des compositions de Dany Elfman (Edouard aux mains d’argent, L’étrange Noël de M. Jack, Spiderman 2..) et il y a d’ailleurs même une petite reprise du générique de Buffy. Les clins d’œil aux autres productions de Rare sont nombreux, notamment les affiches de Banjo-Kazooie qui traînent un peu partout, la mascotte du studio M. Pants, on pourra même se servir comme arme de l’espadon que l’on voyait dans Donkey Kong Country sur Super Nintendo. Tout cela en devient presque magique, on se laisse facilement charmer par son moteur graphique entièrement en 3D où pratiquement tous les éléments du décor sont destructibles.

Mais où sont les points faibles du jeu alors ? Et bien premièrement, c’est vrai que le titre peut s’avérer répétitif, puisqu’on ne fait que taper du monstre et qu’il n’y a pas d’énigme ou de min-jeux qui viennent tuer le train-train. Deuxième point noir, le jeu est très court et vous l’aurez plié en moins de 10 H et ce ne sont pas les défis bonus qui vous feront rejouer au titre plus tard. Pour finir, le scénario n’existe quasiment pas et on aurait aimé avoir une vraie histoire qui nous aurait tenu bien plus en haleine.

7/10
Malgré cela, j’ai eu du mal à lâcher le pad. Une fois en main, je n’avais qu’une envie c’est d’avancer pour finir le jeu. L’ambiance, les défis, la réalisation, les monstres marrants et variés (pirates, ogres, momies, squelettes, diablotins ninja, chaises hantées, poulets vampire ou bien encore des zombies péteurs) et l’envie de jouer à un jeu Rare m’ont fait aimer le titre. Même si on est loin des grosses productions habituelles du studio british, Grabbed by the Goulies se révèle un bon jeu au capitale sympathie énorme. Une suite ne serait pas de trop…


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